Disparition du sous marin La Minerve

La Minerve

La Minerve est un sous-marin français de 800 tonnes de types Daphné. Il qui a coulé au large de Toulon, au sud-est du cap Sicié, le 27 janvier 1968 avec 52 hommes à bord.

Il rodait dans le secteur T-65 afin d’effectuer des exercices avec un Breguet Atlantic. Le dernier message envoyé par le sous-marin était vers 8h du matin alors qu’il naviguait à environ 25 milles marins de la base de Toulon. Il informa son avion d’accompagnement qu’il serait à son poste d’amarrage dans une heure environ. Il a ensuite été perdu dans les eaux entre 1000 et 2000 mètres de profondeur.
Au moment de la perte du contact radio, l’avion situait le sous-marin en dehors du secteur T-65 et dans le sud-est de celui-ci.

Les circonstances et les causes qui auraient fait sombrer ce sous-marin restent inconnues à ce jour.
Des hypothèses comme les mauvaises conditions météorologiques ont été avancées, mais cela n’explique rien.

Comment expliquer qu’un sous-marin d’une envergure telle que la Minerve se soit volatilisé dans des eaux si peu profondes ?

De nombreux débris recueillis en mer ne purent être identifiés comme appartenant au sous-marin. La campagne REMINER (qui consistait à retrouver des traces du Minerve) se déroula entre septembre 1968 et octobre 1969 à l’aide du bâtiment hydrographe  » La Recherche  » et du bathyscaphe  » Archimède  » mais ne permettra pas de localiser l’épave. Une autre opération eut lieu en 1970, utilisant un traîneau sous-marin baptisé troïka mais se soldera par un échec.
Malgré les recherches entreprises, notamment avec la soucoupe plongeante du commandant Cousteau, on ne trouva rien de plus que l’épave d’un cargo. 
Plus tard, un nouvel écho est reçu par sonar et localisé à 1,8 km au nord-ouest du premier, sans que l’on découvre quoi que ce soit. Les recherches durent en tout 5 jours et la marine nationale s’était complètement mobilisée.

Le contre-amiral Storelli, commandant des forces sous-marines confirma à l’époque que la marine nationale ne possédait aucun élément nouveau et qu’elle était dans l’ignorance absolue de ce qui a pu se passer étant donné la qualité des hommes, hors de tout reproche, et du matériel.

Dans les années 80, une épave disloquée a été repérée dans le secteur 65 par des moyens magnétiques américains et photographiée, mais elle n’a pu être formellement identifiée.

A noter que la Minerve avait été vérifiée comme cela se pratique à chaque changement de commandant et il était en parfait état.
Le Commandant Philipe Bouillot a également indiqué plus tard que le nouveau commandant de la Minerve, le Lieutenant André Fauve avaient passé plus de 7 000 heures en immersion durant ces 4 dernières années avec ce sous-marin et n’avait jamais connu le moindre problème.

Comme différentes hypothèses il y a la collision, la voie d’eau, la noyade via le schnorchel, l’avarie de l’appareil à gouverner, l’explosion interne, le tir de torpille, la secousse sismique, l’échouage,…. ou même le manque de formation du personnel ne sachant pas gérer un incident à bord, sachant qu’il n’y avait pas de simulateur à l’époque. Hypothèse dont je doute personnellement.
Certains ont évoqué la piste d’un éventuel enlèvement par une entité Extraterrestre ou Intra terrestre… 
D’autres ont même émis l’idée d’un voyage vers une autre dimension (il aurait pu être capturé par un vortex). Vu que le sous-marin semble s’être évaporé sans laisser de traces, alors que les eaux ne sont pas aussi profondes que l’Atlantique ou la Pacifique. Il aurait ainsi pu rejoindre un autre espace-temps. 

Beaucoup ont parlé de photographie de l’épave de la Minerve mais après des recherches et de témoignages de proches de victimes, mais on n’en a pas connaissance.

Hommage du président De Gaulle à l’époque :

 » Des Marins sont morts en mer. Ils étaient volontaires, c’est-à-dire qu’ils avaient d’avance accepté le sacrifice et qu’ils avaient fait un pacte avec le danger. 
C’est pour cela en particulier que le sous-marin Minerve a laissé au cœur de la France tout entière un souvenir profond, et à ses armées un exemple qui durera. 
Au nom de la Patrie, je salue leur mémoire et je suis sûr que ce qu’ils ont voulu faire et ce qu’ils ont fait resteront pour notre France quelque chose de fort, comme ils l’avaient voulu. Vive la France « . Charles de Gaulle, 8 février 1968.

Source
Net Marine 

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