La vie extraterrestre complexe pourrait exister sur 100 millions de planètes



Publié le 31/05/2014

 
Une nouvelle étude affirme que la Voie lactée serait susceptible de contenir une centaine de millions de planètes qui pourraient soutenir une vie extraterrestre. Et pas seulement la simple vie microbienne, mais une vie extraterrestre complexe et intelligente.

(Crédit: PHR @ EPU Arecibo, la NASA, Richard Wheeler @ Zephyris)


Une équipe de scientifiques composée de Louis Irwin de l'Université du Texas à El Paso, Alberto Fairén de l'Université Cornell, Abel Méndez du laboratoire planétaire de l'Université de Porto Rico à Arecibo, et Dirk Schulze-Makuch de l'Université de l'État de Washington, a évalué le nombre d’exoplanètes confirmées (actuellement à 1792), ainsi que leur densité, leur température, leur substrat, les facteurs chimiques, leur distance par rapport à leur étoile, et l'âge de chaque planète.

(Crédit: PHL)

 
L'équipe a utilisé ces informations pour calculer l’indice de complexité biologique (BCI), attribuée à ces planètes sur une échelle de 0 à 1,0 selon les caractéristiques supposées être importantes pour soutenir la vie multicellulaire.
 

Professeur Dirk Schulze-Makuch. (Crédit: WSU)

 
Le professeur Schulze-Makuch a expliqué sur Air & Space Magazine :
 
Le calcul BCI a révélé que 1% à 2% des exoplanètes connues ont montré un niveau plus élevé que l’indice de complexité biologique (BCI) d’Europe, la lune de Jupiter, qui dispose d'un océan et d’un sous-sol qui peuvent abriter la vie. Basé sur une estimation de 10 milliards d'étoiles dans la Voie Lactée, et en supposant une moyenne d'environ une planète par étoile, on obtient le chiffre de 100 millions. Certains scientifiques pensent que le nombre pourrait être 10 fois plus élevé.

 
Schulze-Makuch a également pris soin de souligner que l'étude ne prétend pas que la vie complexe existe définitivement sur une centaine de millions de planètes. Il souligne simplement que les conditions nécessaires pour soutenir que la vie pourraient exister sur de nombreuses planètes.
 
Les recherches de l'équipe ont été publiées dans la revue « défis ».