Problématique générale du phénomène ovni et ovnis de forme triangulaire.

Dossier de Daniel Robin

1) Pourquoi une étude spécifique des Objets Volants Triangulaires Non-Identifiés (ovtni) ?

Si j’ai décidé d’entreprendre la rédaction de ce DOSSIER N°13, c’est parce que j’ai moi-même été le témoin d’un phénomène étrange impliquant l’observation d’un « objet » de forme triangulaire. J’ai tenté de décrire ce que j’avais vu, avec le maximum de précisions, dans le DOSSIER N°7 : « L’immense triangle de Brindas », http://www.lesconfins.com/triangle.pdf. Mon objectif en proposant ces quelques points de repère sur la problématique du phénomène ovni (et plus particulièrement sur la problématique des ovtnis) n’est pas de révéler au monde « l’horrible vérité » au sujet des ovnis (certains écrivains qui se prétendent ufologues s’imaginent être investis de cette mission salvatrice). Mon objectif consiste tout bonnement à informer le public, et à lui faire prendre conscience qu’il existe bien dans notre atmosphère des phénomènes qui ne sont ni d’origine naturelle, ni d’origine humaine. Voici la définition du nom « problématique » donnée par le Petit Robert : « la problématique est l’art ou la science de poser les problèmes. C’est la science du questionnement. La problématique pose un ensemble de problèmes dont les éléments sont liés entre eux. Problématique du sens (par exemple) ». Ce qui est sûr en tout cas, c’est qu’aujourd’hui, je ne dis plus : « je crois, ou je pense, que les ovnis existent », je dis (depuis la soirée du jeudi 10 août 2000), « je sais que les ovnis existent vraiment », et si je dis cela, ce n’est pas pour me vanter sottement, mais uniquement parce que c’est vrai. La vraie question, désormais, est celle de savoir d’où viennent les ovnis et quel est le sens de leurs manifestations ?

2) Phénomène ovni et phénomènes paranormaux


Le fait d’avoir vu « quelque chose » au-dessus de l’aérodrome de Brindas est sans conteste la raison principale (décisive), qui a motivé la rédaction de ce dossier. Après cette observation, je voulais en savoir plus sur les ovnis, et plus particulièrement sur les ovnis de forme triangulaire. Mais en réalité les événements s’avèrent plus complexes que la simple observation d’un phénomène bizarre dans le ciel d’été. Des raisons d’un ordre plus subtil, des motivations secrètes même, pourraient aussi être invoquées pour justifier mes recherches. En effet, cette « histoire de triangles » rôde dans ma vie (si je puis dire) depuis déjà un certain temps. Il y a une dizaine d’années environ, j’ai écrit un roman intitulé : « LES VEILLEURS DE L’INVISIBLE » (ouvrage non publié à ce jour), où il était question d’immenses triangles survolant le mystérieux pic de Bugarach situé non loin du village, ô combien célèbre, de Rennes-le-Château dans le département de l’Aude. Après réflexion, j’ai aujourd’hui le sentiment que ce roman « ésotéricoufologique » était, dans un certain sens, une oeuvre prémonitoire à ce qui allait se produire plus tard dans ma vie. Des auteurs dignes de foi (Jacques Vallée par exemple) avaient déjà signalé que le phénomène ovni pouvait être associé à des événements paranormaux (parapsychiques), comme les synchronicités, les prémonitions, la télépathie, etc.. Cette composante paranormale liée au phénomène ovni n’est pas à négliger, bien au contraire. En tout cas, en ce qui me concerne, diverses circonstances, impliquant des synchronicités, semblent former une sorte de « constellation » de faits subtils survenus en liaison plus ou moins directe avec le phénomène ovni. Toutefois, je ne vais pas m’aventurer plus avant dans le domaine étrange et fascinant des synchronicités car c’est un sujet tellement vaste, que son étude déborderait largement les limites de ce modeste travail. D’autant plus qu’il s’agit de faits ne relevant que de ma propre subjectivité qui n’apporteraient donc aucun élément susceptible d’informer objectivement le lecteur. Nous devons nous rendre à l’évidence : il y a des événements qui se déroulent dans nos vies que nous ne pouvons pas expliquer à nos semblables. Car ces circonstances sont parfois si fines et si subtiles, qu’il est presque impossible d’en décrire le déroulement et les implications. Les mots manquent pour décrire ces situations si particulières. Dans cet ordre d’idée, il n’est donc pas absurde de penser que, d’une façon ou d’une autre, il peut y avoir, dans certains cas, une sorte d’interférence psychique entre le phénomène ovni est un témoin. Quelle est la nature et la portée de cette interférence ? C’est une question à laquelle nous ne pouvons pas répondre aujourd’hui. Nous savons seulement que la composante psychique joue quelques fois un rôle (bien que cette dimension des observations reste encore à étudier avec plus de précision) dans le phénomène ovni. Il y a sûrement là un vaste domaine de recherches qui devrait s’ouvrir devant nous et dont nous soupçonnons à peine l’étendue et les implications. 

3) Matériel, immatériel, ou les deux à la fois ?


Le grand psychologue et psychanaliste, C.G. Jung (1875-1961), l’avait d’ailleurs parfaitement compris. Dans l’introduction de sa magistrale étude consacrée aux ovnis, et intitulée : « UN MYTHE MODERNE, Des signes du ciel » (1959), C.G. Jung écrit : « Le problème de la réalité physique des soucoupes volantes est posé depuis une dizaine d’années, sans pouvoir être tranché définitivement, ni dans un sens ni dans l’autre, bien qu’on ait accumulé durant cette période un grand matériel expérimental. Plus cette incertitude se prolongeait, plus grandissait la probabilité que le phénomène, manifestement compliqué, comportât également - à côté d’un substratum physique possible - une composante psychique d’un poids essentiel. Ceci n’est pas fait pour nous surprendre, puisqu’il s’agit là d’un phénomène apparemment physique, caractérisé d’une part par la fréquence de ses manifestations, de l’autre par son étrangeté, sa bizarrerie, son potentiel d’inconnu, voire même par sa nature physique contradictoire. Un tel objet - par son imprécision et son évanescence même - peut provoquer, mieux que tout autre, des imaginations conscientes ou des phantasmes inconscients ». Plus loin il ajoute : « Les matériaux dont j’ai pu avoir connaissance jusqu’ici, légitiment également les deux points de vue (c’est-à-dire, soit le phénomène ovni est une réalité physique primaire induisant des phantasmes, soit au contraire, c’est une fantaisie inconsciente primaire inondant le conscient d’illusions et de visions - note personnelle). Dans un cas c’est un événement objectivement réel, donc physique, qui constitue le point d’appel du mythe, dont il s’accompagne dorénavant ; dans l’autre cas, c’est un archétype qui crée la vision correspondante. A ces relations causales, il faut ajouter une troisième possibilité, celle d’une coïncidence synchronique, c’est-à-dire acausale, mais pourvue de sens, coïncidence qui a toujours préoccupé les esprits depuis Geulincx, Leibnitz et Schopenhauer. Cette dernière façon de voir les choses s’impose en particulier pour les phénomènes étudiés ici, car ils sont en rapport avec certains processus psychiques de nature archétypique ». En quelques phrases tout est dit sur la problématique ovni. Les questions essentielles sont posées. Ce que C.G. Jung disait des soucoupes volantes observées durant la fin des années 40 et les années 50, reste, vous l’aurez deviné, tout à fait valable aujourd’hui. En effet, nous ne savons toujours pas avec une certitude à 100% si le phénomène ovni est purement matériel (bien que la réalité matérielle du phénomène ovni soit avérée dans de nombreux cas d’observations), ou s’il est au contraire immatériel, ou bien s’il est tantôt matériel et tantôt immatériel, ou encore matériel et immatériel à la fois. Nous ne comprenons pas pourquoi il se manifeste si fréquemment sans pour autant se dévoiler totalement. Nous savons en revanche qu’il a un comportement hautement étrange, paradoxale, et qu’il ne se laisse pas enfermer dans une logique exclusivement binaire. Nous pressentons qu’il est associé à une composante psychique, voir paranormale, mais nous ne savons pas expliquer comment il agit à ce niveau là. Bref, même si nous avons accumulé, comme C.G. Jung, un grand matériel expérimental, nous ne sommes guère plus avancés que lui dans la compréhension du phénomène. Ce que nous pouvons dire, tout au plus, c’est que des formes nouvelles d’ovnis sont apparues, et que parmi elles, la forme triangulaire occupe une place de choix. D’ailleurs, l’une des plus spectaculaires affaires ufologiques du XXème siècle (la fameuse « vague belge » de 1989-1991) mettait en scène des engins de forme triangulaire.

4) Ovnis et manipulation de la conscience.


A ma connaissance, il n’existe pas d’étude consacrée exclusivement aux observations d’ovnis triangulaires (ovtnis). J’espère donc faire, avec ce modeste dossier, un travail original et montrer qu’il faut tenir compte de données nouvelles dans les observations d’ovnis depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cela ne veut pas dire qu’ il n’ y a pas eu de manifestations d’ovnis avant la fin de la seconde guerre mondiale, mais pour ne pas trop alourdir cette étude, nous nous référerons aux observations enregistrées depuis 1947. Ces témoignages d’observations indiquent clairement qu’il y a une augmentation des cas mentionnant des engins de forme triangulaire (ovtnis). Alors peut-on parler d’une sorte d’évolution du phénomène ovni ? Je ne le pense pas. En tout cas, en matière d’ovnis, il ne faut rien systématiser, et plus qu’une évolution, je préfère évoquer une tendance impliquant cette forme. Il est important de comprendre que le phénomène ovni ne se laisse pas enfermer facilement dans le cadre d’une loi. Les quelques constantes que nous parvenons péniblement à dégager de l’ensemble des témoignages ne constituent, à mon avis, qu’une forme mineure d’approche du phénomène. Ce que nous savons des ovnis correspond sans doute à ce que le phénomène veut bien que l’on sache de lui (ce qu’il laisse montrer en quelque sorte). Autrement dit, j’ai de plus en plus la conviction que les cas d’observations ne doivent peut-être rien au hasard. Dans cet ordre d’idées, il n’est pas interdit de penser que le phénomène utilise une forme très subtile de manipulation de la conscience humaine pour parvenir à ses fins. Mais mes convictions ne regardent que moi, et je ne dis pas qu’elles sont vraies. Ce que je viens de dire n’est pas une constatation objective irréfutable, ce n’est qu’une intuition fondée sur l’expérience et quelques déductions logiques.

5) Sciences et ufologie.


L’étude des ovnis (ou ufologie, de U.F.O : Unidentified Flying Objects ) est devenue, et cela depuis les premiers rapports établis en 1947 sur les fameuses soucoupes volants, une « discipline » (ou pour certains un divertissement) très complexe qui demande beaucoup de patience et de pugnacité. Certes l’ufologie n’est pas une science exacte, comme les mathématiques, la physique ou l’astronomie, ni une science humaine, comme la psychologie ou la sociologie. Mais si elle-même n’est pas une science, l’ufologie peut (et doit) utiliser toutes les sciences actuellement existantes pour étudier son « objet ». Se pose alors la question de savoir quelle est la nature des phénomènes étudiés par l’ufologie ? Cette question nous conduit au paradoxe suivant : l’ufologie étudie un « objet » qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle tente, par tous les moyens dont elle dispose, de définir. Si la physique étudie le monde de la matière, l’astronomie l’immensité du cosmos, la psychologie les mécanismes de la psyché humaine, la sociologie les sociétés, la biologie la vie, par contre l’ufologie n’est pas en mesure de définir avec précision son « objet » d’étude. S’il est bien établi que l’ufologie n’est pas une science, elle offre cependant quelques points communs avec la recherche historique. Des rapprochements très fructueux pourraient aussi être faits avec les enquêtes policières (témoins, enquêtes, indices, traces). Comme l’histoire, la matière première de l’ufologie est le témoignage humain, qu’il s’agisse du témoignage écrit ou orale. Non dépourvu d’inconvénients et de faiblesses, le témoignage humain n’en reste pas moins le principal vecteur de l’information en ce qui concerne des circonstances et des faits éloignés de nous dans l’espace et dans le temps. En attendant l’atterrissage, peu probable, d’une superbe soucoupe volante place de la Concorde à Paris (ou place Bellecour pour les lyonnais), nous sommes contraints d’utiliser le témoignage humain pour tenter de cerner au plus près l’énigme des ovnis. Et les témoignages humains, ce n’est pas ce qui manque ! Cette abondance de témoignages étonnait déjà beaucoup l’astronome et ufologue J. Allen Hynek. Il est difficile, voir même impossible, de calculer le nombre d’observations (ayant fait l’objet d’une enquête ou non) du phénomène ovni depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui (2009), et sur toute la planète. Jacques Vallée aborde cette délicate question dans son ouvrage (qui date de 1991) intitulé : « REVELATIONS, contact avec un autre monde ou manipulation humaine ? » (Robert Laffont, collection « Les énigmes de l’univers », page 286). Sa conclusion est que : « si les habitants de la terre étaient uniformément répartis sur les terres émergées (ce qui n’est pas le cas), et s’ils faisaient connaître toute rencontre rapprochée s’étant effectivement déroulée, le nombre de cas serait de l’ordre de un million ». Et encore, Jacques Vallée ne mentionne ici que les rencontres rapprochées au cour desquelles le témoin observe un phénomène qui se trouve dans son environnement immédiat. Il ne tient pas compte des cas où l’ovni est simplement vu dans le ciel. L’ufologie est donc une discipline riche en témoignages humains aussi nombreux que variés. D’où la complexité que j’évoquais plus haut. Or qui dit complexité, dit aussi spécialisation. A l’heure actuelle, il est impossible de traiter et d’analyser l’ensemble des témoignages collectés depuis 1947, et je ne fais référence ici qu’aux seuls témoignages visuels humains. De plus, rien ne nous dit que cette accumulation de témoignages va cesser. En ce qui concerne les observations de triangles il semble exister très peu de cas relatant un atterrissage avec traces au sol (avec ou sans créature(s) extraterrestre(s)), ou avec une action directe sur des témoins. Pour ce type d’engins, les témoignages visuels, les photos, les films, et les enregistrements radar, prédominent (ce qui n’est déjà pas si mal). A ce propos, nous pouvons imaginer que le développement exponentiel de la technologie numérique va sûrement bouleverser, d’ici peu, l’approche du phénomène ovni. Jusqu’à présent, la principale source de données était le témoignage humaine. Depuis quelques années, nous commençons à engranger de plus en plus de photos et de films (je ne parle bien sûr que des documents authentiques), ce qui va peut-être modifier l’approche du phénomène. La baisse du coût d’achat des appareils photos et des caméras numériques, leur miniaturisation croissante facilitant leur transport, ainsi que leur diffusion à grande échelle, va sans doute permettre de voir en film, ou en photo, ce qui n’était jusqu’à présent enregistré que par l’oeil humain.

6) Photos, films et enregistrements radar.


Qui ne connaît la fabuleuse photo prise au-dessus de la commune de Petit-Rechain (province de Liège) le 6 avril 1990, en pleine vague belge ? L’étude minutieuse de cet exceptionnel document photographique par des physiciens, a permis de récolter de précieuses informations sur les triangles qui ont survolé la Belgique à cette époque. Des films d’amateurs ont également été réalisés, montrant le déplacement de lumières blanches disposées en triangle, et suggérant l’existence d’une plate-forme porteuse ayant la même forme. Il existe aussi des enregistrements radar effectués par des avions en vol. Un des enregistrements radar les plus troublants effectués par des avions en vol, est celui obtenu par les deux chasseurs F-16A Fighting Falcon de la Force aérienne belge, le 31 mars 1990. C’est lors du déroulement de leur mission d’interception de nuit baptisée « Alpha Scramble », au-dessus de la région de Louvain (Belgique), que les deux chasseurs ont enregistré sur leurs radars, les incroyables évolutions d’un ovni qui est passé d’une altitude de 3000 mètres, à moins de 300 mètres, et d’une vitesse de 300 km/h, à 1000 km/h en une seconde !

7) L’ufologie recouvre des domaines très variés.


L’étude des ovnis se révèle être au fil du temps une discipline impliquant des domaines de recherches qui peuvent sembler forts variés. En effet, en plus du nombre impressionnant d’observations enregistrées dans le monde entier depuis la seconde guerre mondiale, il faut aussi tenir compte de l’hétérogénéité de toutes ces observations. D’une façon générale, la forme des ovnis varie d’un témoignage à l’autre, et parfois même l’ovni change de forme sous le regard médusé du (ou des) témoin. Il est indéniable que ce caractère polymorphe du phénomène intrigue beaucoup les ufologues. Il est vrai, malgré tout, que certaines formes d’ovnis sont récurrentes (disques ou triangles par exemple), mais d’une façon générale on est frappé par la diversité des structures observées. Des engins de toutes formes et de toutes dimensions, statiques ou en mouvements, ont été vus aussi bien au-dessus des vastes mégapoles occidentales que dans des régions très peu peuplées. Quelques fois, ces engins laissent des traces au sol qui peuvent faire l’objet d’analyses approfondies. Il faut aussi mentionner les effets (dûment constatés) du phénomène ovni sur la croissance des végétaux, et noter le fait souvent observé, qu’à l’endroit d’un atterrissage, la végétation n’est plus aussi vigoureuse. Ajoutons à cela, le nombre croissant de personnes (désignées sous le vocable d’abductés) qui prétendent avoir été enlevées par un ovni, ou qui découvrent brusquement lors d’une séance d’hypnose qu’elles ont été capturées par des extraterrestres et qu’elles ont subi des examens médicaux traumatisants. Aux Etats-Unis, ce phénomène des enlèvements semble prendre des proportions considérables (plusieurs millions de cas recensés à ce jour). Les éléments d’informations dont nous disposons à l’heure actuelle, ne nous permettent pas de dire si les événements décrits par les témoins sont réels ou s’il s’agit d’une sorte d’« implant psychique » déposé dans leur inconscient et capable de restituer des scènes fictives. D’ailleurs, il ne s’agirait pas seulement d’« implants psychiques », mais aussi de véritables implants physiques (de quelques millimètres seulement) déposés dans certaines zones précises du corps des personnes enlevées. L’énigmatique dossier des abductés nous conduit encore une fois à poser la question d’une possible manipulation mentale orchestrée à grande échelle par le phénomène ovni. Ce phénomène des enlèvements pose du même coup la délicate question de l’existence des aliens (voir de plusieurs races d’aliens) et de leurs intentions à notre égard. Je ne pense pas, cependant, que nous puissions apporter des réponses définitives à toutes ces questions dans l’immédiat. En plus des enlèvements humains, il faut aussi tenir compte du dossier morbides des mutilations du bétail, qui encore une fois concerne surtout les Etats-Unis. Enfin, nous pouvons mentionner les affaires de crashs d’ovnis, dont le plus célèbre reste celui de Roswell, et envisager la possibilité que des débris de technologie extraterrestre aient été récupérées par l’armée américaine.

8) Phénomène ovni et désinformation.


A ce propos, il n’est peut être pas inutile de dire quelques mots du formidable mécanisme de désinformation mis en place par les Etats-Unis avec la complicité des autres puissances occidentales. Sans même tenir compte de l’hypothèse fantastique de la récupération d’une soucoupe volante (avec occupants ou non) par l’armée américaine, il est de plus en plus patent que les puissances occidentales détiennent de précieuses informations concernant le phénomène ovni. Je ne doute pas une seconde que ces puissances savent depuis longtemps que les ovnis existent et qu’ils se déplacent en permanence dans notre environnement terrestre. Les raisons de cette désinformation (ou debunking, qui vient de debunker qui veut dire « déboulonneur »), savamment orchestrée par les puissances occidentales, demeurent obscures pour les simples citoyens que nous sommes. Cette désinformation est cependant si constante dans le temps, et si généralisée dans le monde occidental, que nous devons soupçonner de la part de ces puissances de sérieuses raisons pour la maintenir. Elles disposent en effet, à l’heure actuelle, des moyens suffisants de détection et d’enregistrement radar (militaires ou civils), pour avoir la certitude absolue que les ovnis existent. Alors, pourquoi observent-elles un silence gêné sur ce sujet ? Je n’ai certes pas la prétention de répondre à cette épineuse question, mais je peux avancer l’idée que des cercles très fermés composés de militaires, de scientifiques de haut niveau, voir de quelques hommes politiques (en supposant qu’il existe des hommes politiques qui connaissent sérieusement le dossier), savent à quoi s’en tenir au sujet des ovnis, et que des laboratoires parfaitement équipés poursuivent dans le plus grand secret des recherches extrêmement poussées. Ce qui est sûr, c’est que le grand public ne connaîtra peut-être jamais les résultats de ces recherches, et qu’il ne saura sans doute jamais s’il y a lieu d’être inquiet, ou pas, en ce qui concerne une possible intrusion du phénomène ovni dans la marche des affaires humaines. 

9) Quelque chose de plus pour l’humanité.


Si donc, nous tenons compte de l’ensemble des faits disparates, et apparemment sans lien entre eux, que nous avons décrit ci-dessus, nous aurons alors une idée (qui ne sera encore qu’approximative) de l’époustouflante variété des manifestations du phénomène ovni et de la complexité de sa problématique. Il va sans dire que nous n’avons fait que survoler le sujet en évoquant l’ensemble de ces faits. La question des ovnis est en réalité beaucoup plus riche et plus variée qu’il n’y paraît. D’où, dans ces conditions, l’extrême difficulté à avoir une vision globale et synthétique de ce phénomène. Confronté à un champ d’étude si vaste, et désemparé face à la masse extraordinaire d’informations provenant de sources aussi diverses, l’ufologue peu naturellement être tenté par la spécialisation. Or la spécialisation n’est pas forcément une mauvaise façon d’aborder le phénomène ovni. Se spécialiser ne signifie pas nécessairement que l’on doive s’imposer des limites ou des bornes à ne pas dépasser. Se spécialiser veut dire, au contraire, qu’il y a une exigence d’approfondissement du sujet étudié, et que la recherche doit être poussée aussi loin que possible. Le spécialiste à le souci du détail, et en ufologie chaque détail a son importance. De toute façon, c’est un fait que l’ufologie va de plus en plus avoir besoin de spécialistes dans les domaines les plus variés de la science et de la technologie. Si nous voulons vraiment comprendre ce qui se passe derrière l’ensemble des manifestations du phénomène ovni, il va falloir faire appel à toutes sortes de gens compétents et sérieux. C’est à ce prix, je crois, que nous pourrons peut-être espérer entrevoir quelques bribes de la vérité. Je dis bien, « peut-être espérer entrevoir quelques bribes de la vérité », car plus j’étudie les ovnis, et plus je m’« enfonce », si je puis dire, dans l’humilité et la modestie. J’ai en effet l’intime conviction que la vérité au sujet des ovnis est sûrement très au-dessus de tout ce que le cerveau de l’homme moderne est capable d’imaginer. Pourtant, ce constat ne dois pas nous tétaniser et nous empêcher de poursuivre l’étude du phénomène. Certes, il faut avouer que l’énigme des ovnis est à plus d’un titre irritante et désarmante, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Je suis convaincu, en effet, que cette énigme revêt une grande importance pour l’humanité, même s’il est difficile de dire aujourd’hui avec précision, pourquoi et comment, la solution de cette énigme nous apportera quelque chose de plus. Par contre, j’ai le sentiment que le simple fait de participer à la recherche de la solution peut, d’une certaine façon, élargir notre propre champ de conscience et nous faire toucher du doigt l’écart qu’il y a entre l’humanité et l’intelligence supérieure qui se dissimule derrière le phénomène ovni. J’ai souvent pensé que l’un des impacts des ovnis sur l’humanité était de l’obliger à réfléchir sur elle-même, à revoir sans cesse ses certitudes, et ce faisant, de l’inciter subtilement à dépasser ses propres limites.

Daniel Robin