Phénomène Ovni et Spiritualité

Les ovnis ne sont-ils que des « objets » matériels ?


L’énigme des   ovnis comporte incontestablement des dimensions autres que la simple observation de phénomènes inexplicables dans le ciel.  Généralement,  les ovnis sont assimilés à des manifestations comme les lumières nocturnes,  les boules lumineuses,  les disques volants,  les « cigares » (souvent de très grande taille),  les triangles,  et  tous les autres objets aux  formes plus ou moins complexes et  variées.  Dans  un  premier  temps,  nous devons admettre que l’étude des faits rapportés par les témoins nous a convaincu que le phénomène ovni est bien matériel et que cette matérialité est abondamment démontrée par les divers effets physiques qui l’accompagnent  :  aspect métallique des  objets observés,  reflets du  Soleil sur leur surface,   traces laissées au   sol,   effets physiques sur la végétation environnante, perturbations sur le comportement des  animaux,  effets sur le corps des  témoins lors de rencontres rapprochées (paralysies, perte de mémoire, marques sur le corps, cicatrices), sons et bruits divers liés à la présence du phénomène, déplacements d’air, chaleur, détections radar confirmées par des détections visuelles,  reflet de l’ovni sur une surface liquide,  faisceaux lumineux,  effets électromagnétiques sur les moteurs,  radiations diverses,  effets sur les instruments de bord des avions. Dans  un  second  temps,  il est très vite apparu qu’en dehors de cette indéniable réalité matérielle, le phénomène ovni présentait aussi des aspects étranges qui semblaient transcender les lois connues de la physique.
La littérature ufologique décrit,  en  effet,  de nombreux cas d’observations dans lesquels il est fait mention d’expériences psychiques bizarres qui mettent en °uvres des facultés parapsychologiques. Des témoins font part d’expériences télépathiques par  exemple,  et même parfois d’expériences de décorporation (OBE  ou  out  of  body experience)  et d’enlèvements (abductions)  à bord de vaisseaux.  D’autres affaires d’ovnis mentionnent des guérisons spontanées de lésions corporelles anciennes (blessures oumaladies),  ou l’apparition de symptômes cutanés étranges (des triangles par  exemple).  La rencontre avec un ovni peut aussi provoquer chez le témoin un profond changement dans sa vision de la réalité.  Elle  peut induire des modifications significatives dans son comportement et dans ses relations avec ses semblables,  et même provoquer des transformations au niveau spirituel.  Tous ces faits étranges générés par les ovnis nous amènent à nous poser des questions fondamentales sur leur véritable nature.  Bien que leur réalité matérielle soit incontestable, il est aussi évident qu’ils sont capables de transcender cette réalité matérielle et de manifester des comportements qui semblent défier les lois qui la régissent.  Nous soupçonnons fortement que les ovnis sont capables de transformer et de manipuler notre réalité à leur guise.  Il faut aussi envisager la possibilité qu’ils puissent agir sur l’espace et le temps en fonction de leurs besoins,  et cela sans aucune difficulté.  Ce que nous ressentons comme étant des  contraintes insurmontables (la matière,  l’espace,  le temps),  et même insupportables, ne représente peut-être pour eux que des modalités particulières, très relatives, d’un univers multidimensionnel dans lequel ils évoluent comme bon leur semble. Ils sont sans doute en mesure de « visiter » et de traverser des dimensions ou des niveaux de réalité dont nous n’avons aucune idée.  Tout ceci rend l’étude des  ovnis particulièrement difficile etcomplexe.  Le problème vient,  selon nous,  du  fait que nous sommes incapables de penser la réalité de façon multidimensionnelle.  Notre culture occidentale moderne,  matérialiste et scientifique, nous a  en quelque sorte enfermé  dans une vision restrictive de la réalité.  Selon, nous,  pour comprendre les ovnis,  il faut bousculer nos schémas de pensée trop rigides et admettre que notre vision limitée est largement fabriquée par notre culture.  Quand nous serons en mesure de dépasser nos schémas de pensée imposés par notre culture,  alors nous pourrons seulement espérer éclairer une petite partie du mystère des ovnis.


Ci-dessus : trois « soucoupes volantes » traversant notre espace aérien. Cette magnifique vue d’artiste  suggère  que  les ovnis sont  des  machines volantes très perfectionnées fabriquées par une  civilisation  qui  possède  une  technologie  bien  supérieure  à  la  technologie  humaine.  Mais cette  vision ne  représente  en définitive  qu’un aspect,  sans  doute très superficiel et  limité,  du phénomène ovni. Certes, les ovnis sont des machines extraordinaires, mais ces machines n’ont peut-être  qu’un  très  lointain  rapport  avec  ce  que  nous  appelons  « machines »  sur  notre planète.  Un  moulin  à  vent  par  exemple,  est  une  machine  qui  sert  à  moudre  des  céréales,  à broyer,  piler  et  pulvériser  diverses  substances.  Son  mécanisme  est  assez  simple.  Maintenant comparons  un  moulin  à  vent  traditionnel  avec  une  machine  très  moderne  comme  Le  Large Hadron Collider (LHC, ou Grand Collisionneur de Hadrons en français - 2008) qui est le plus puissant  accélérateur  de  particules  au monde  et  qui est  même  considéré  comme  étant  le plus important  dispositif  expérimental  jamais  construit  par  l’homme  pour  valider  des  théories physiques,   quels   rapports   peut-on   établir   entre   ces   deux   machines ?   Qu’ont-elles   en commun ?  Bien  qu’étant  d’origine  humaine,  ces  deux  machines  sont  très dissemblables l’une de  l’autre,  tant  dans  leurs  fonctions,  que  dans  leurs  conceptions  et  leurs  technologies.  De même,  un  ovni pourrait  être  aussi dissemblable  tant  dans  ses fonctions,  sa conception,  et  sa technologie,  qu’un  avion  de  chasse  moderne.  Le  fossé  technologique  pourrait  d’ailleurs  être beaucoup plus important entre un ovni et un avion de chasse, qu’entre un moulin à vent et un accélérateur de particules, puisque l’avion et l’ovni n’ont pas été conçus sur la même planète et par la même espèce intelligente.


Ci-dessus en haut à gauche : construit au XVIème siècle par des moines, le moulin à vent de Buglais est doté d’ailes de 24 mètres long. Il est situé en bordure du littoral, au sud-ouest de Dinard.  Ci-dessus  en  haut  à  droite :  le  Large  Hadron  Collider  ou  Grand  Collisionneur  de Hadrons  en  français,  est  une  machine  d’une  extraordinaire  complexité  qui  nous  permettra peut-être  de  mieux  comprendre  l’Univers. Ci-dessus  en  bas  à  gauche :  un avion de combat moderne avec ses « engins de mort » (bombes) sous ses ailes. Ci-dessus en bas à droite : trois ovnis.  Selon  nous,  les  écarts  « fonctionnel »  (la  raison  d’être  de  la  machine),  conceptuel (la façon dont la machine à été conçue et pensée), et technologique (les éléments matériels qui lui permettent de fonctionner) entre un avion de combat moderne et un ovni pourraient être très supérieurs  à  ceux  qui  existent  entre  un  moulin  à  vent  du  XVIème  siècle  et  le  plus  grand accélérateur  de  particules  jamais  construit  pas  l’homme. Nous  ne  devons  jamais  oublier  que nous projetons toujours sur les ovnis notre propre vision et finalité des machines. Cette vision est  issue  de  notre  culture  matérialiste  et  scientifique.  Il est  possible  que  les  ovnis  soient  des machines, mais ils pourraient  aussi ne pas être que cela. En tout  cas, l’idée que nous faisons des  machines  devrait  être  considérablement  élargie  si  nous  espérons  comprendre  la  nature réelle des ovnis.

RR4 et NDE


Dans  son livre  intitulé « Projet  Omega » (Editions du  Rocher,  1994),  le psychiatre  américain Kenneth  Ring,  donne  de  nombreux  exemples  dans  lesquels  l’observation  d’un  ovni  est accompagnée  d’un  bouleversement  partiel  ou  complet  du  système  de  valeurs  du  témoin.

L’hypothèse  de  Ring  est  qu’il  existerait  une  similitude  de  structure  entre  les  rencontres rapprochées d’ovnis (RR4), et  les expériences de mort  imminente (NDE). Rappelons que ces rencontres  rapprochées  du  quatrième  type  concernent  les  récits  (le  plus  souvent  relatés  sous hypnose),  qui  décrivent  des  enlèvements  (abductions)  d’êtres  humains  (abductés)  à  bord d’ovnis,  au  cours  desquels  ils  subissent  ce  qu’ils  décrivent  comme  étant  des  «  examens médicaux ».

Avant de s’intéresser aux ovnis, Ring avait déjà mené des études poussées sur les expériences  de  mort  imminente,  et  c’est  en  lisant  le  livre  de  Whitley  Strieber  intitulé « Communion »,  qu’il  décida  d’entreprendre  une  analyse  comparative  entre  les  rencontres rapprochées d’ovnis (RR4) et  les NDE.  Voici comment  Ring décrit sa découverte du lien en les  RR4  et  les  NDE  :  «  Je  poursuivis  donc  avidement  la  lecture  de  « Communion »  comme s’il  s’agissait  d’un  roman  poignant  (bien  que  le  témoignage  de  Strieber  soit  un  récit authentique),  mais  tout  en  étant  absorbé  par  son  livre,  je  ne  voyais  toujours  pas de  rapport évident  avec  mes  propres  travaux  sur  les  NDE  ».  Mais  il  découvre  bientôt  que  « ce  que  je n’avais pas vu,  et  sur quoi le livre de  Strieber m’ouvrait les yeux, c’était que ces deux types très   éloignés   d’expériences   personnelles   bouleversantes   pouvaient   néanmoins   mener, semblait-il, à une mutation spirituelle d’un genre similaire. En fait, lorsque Strieber parlait des découvertes  profondes  sur  lui-même,  fruit  de  l’analyse  fouillée  de  ses  rencontres  (avec  les E.T),  et  de  ses  valeurs  personnelles,  de  ses  peurs  ou  de  ses préoccupations  pour  l’équilibre écologique  de  la  Terre,  il  semblait  tenir  exactement  le  même  discours  que  les  sujets  ayant vécu une expérience de mort  imminente ». Puis, ayant terminé l’ouvrage de Strieber, Ring se plonge  dans  une  profonde  réflexion  et  finit  par  se  demander  si  «  les  NDE  et  les  rencontres d’ovnis (quoi que puisse être ces derniers) ne seraient  pas des voies alternatives menant  à un type  identique  de  transformation  psycho-spirituelle,  mutation  s’exprimant  sous  forme  d’une perception élargie du caractère sacré et non isolé de la vie, et développant forcément un souci accru  pour  l’écologie  et  l’équilibre  de  la  planète  »  (Projet  Oméga,  Editions  du  Rocher, préface : pages 12 et 13). L’idée  de  Ring  d’établir  un  rapprochement  entre  RR4  et  NDE  est  passionnante  et  ouvre d’extraordinaires perspectives sur ce que pourrait être la nature du phénomène ovni. Le mérite de  son  « Projet  Oméga »  est  de  poser  clairement  la  question  de  savoir  s’il  existe  un  lien quelconque entre  les ovnis et  la spiritualité. Pour Ring, ce lien est désormais évident, et  il va même  jusqu’à  dire  que  le  phénomène  ovni  pourrait  être  le  catalyseur  d’une  sorte  de  réveil spirituel de l’Humanité.

Phénomène ovni et nécessité évolutive


Dans  son  livre,  « OVNI  laboratoire  du  futur »  (Editions  ORION,  collection  Axis  Mundi, 1997),  Michel  Picard  emboîte  le  pas  à  Ring  et  estime  que  «  L’implication  directe  dans  les affaires  humaines  de  ces  expériences  extraordinaires  de  la  conscience  (RR4  et  NDE)  est  de nature  synergique  et  symbiotique.  Leur  effet  est  bel  et  bien  catalytique.  Il  y  a  mieux  :  leur synchronisme temporel montre que les temps actuels sont révolus et que la surhumanité post- historique  est  en  marche.  La  Transcendance  nous  sollicite  avec  une  insistance  à  peine dissimulée.  Il  est  urgent  d’en  prendre  conscience.  A  ce  titre,  l’étude  de  Ring  constitue  un excellent  et  immédiat  antidote à notre bienheureuse tendance à la léthargie intellectuelle, et à notre  asservissement  à  la  gestion  du  quotidien  qui  occulte  totalement  notre  perception  du futur. L’importe contribution de Ring devrait nous inciter à ne pas rentrer dans l’avenir le dos au mur ! » (OVNI, Laboratoire du futur, Editions ORION, chapitre 2, page 173).

Comme  Ring,  Picard  soutient  l’idée  que  les  manifestations  contemporaines  du  phénomène ovni répondent  à une nécessité évolutive. Pour ces deux auteurs, ce n’est pas un hasard si les ovnis  se  sont  très  souvent  montrés  au  XXème  siècle,  et  qu’ils  continueront  sans  doute  à  le faire de plus en plus au XXIème siècle, jusqu’à ce que nous soyons parvenus à franchir un des seuils les plus délicats de notre évolution.

Pour Picard, le phénomène ovni nous entraîne dans une sorte d’« initiation » collective dont la finalité serait d’ « ouvrir notre cerveau reptilien borné à la dimension d’un univers matriciel et sémantique qui ne constitue que le versant matériel et décelable de la Conscience suprême, de l’Esprit créateur de tout chose ». Le style de Picard est volontairement ramassé, et il raffole de ces phrases absconses, provocantes et énigmatiques, qui laissent  le lecteur à la fois pantois et perplexe.  C’est  que  le  lien  qui  pourrait  exister  entre  ovnis  et  spiritualité  n’est  pas  facile  à établir,  et  que  dans  le  fond,  cette  question  paraît  très  éloignée  de  nos  vaines  et  basses occupations  quotidiennes  comme  dirait  sans  doute  Picard.  L’homme  normal  (c’est-à-dire l’homme qui est dans la norme sociale en vigueur), l’homme ordinaire dirons-nous, n’est déjà pas  très  enclin  à  entendre  des  histoires  d’ovnis  classiques  (pas  trop  étranges),  alors  que penserait-il  si  on  lui  disait  qu’il  existe  peut-être  un  lien  entre  ces  ovnis  et  la  spiritualité  ?

Pourrait-il comprendre Picard lorsqu’il affirme que « les ovnis sont au rendez-vous du calcul cosmologique », et  que « la haute antiquité du phénomène, la variété de ses manifestations et leur   adaptation   à   la   culture-cible,   suggèrent   sans   détour   une   puissante   influence   sur l’orientation évolutive de l’Humanité » ? Je crains fort que cette problématique ne passe très haut-dessus de ses centres d’intérêt  habituels. Voilà, en effet, où nous en sommes réellement aujourd’hui :  une  grande  partie  de l’Humanité  est  « endormie  » et  se  moque  éperdument  du lien qui pourrait  exister entre la spiritualité et  les ovnis. Ce constat amer, mais lucide, ne doit cependant pas nous décourager et nous empêcher de mener notre quête jusqu’au bout. Car le phénomène  ovni existe,  et  l’être  humain possède  bien une  dimension spirituelle.  Alors,  où  se trouve le point de contact et de jonction entre les deux ?

Elargissement de la conscience et transformation personnelle de l’abducté


Le  Professeur  John  E.  Mack  fait  partie  de  cette  minorité  de  chercheurs  qui pensent  que  les RR4 ont  une influence déterminante sur la vie spirituelle des personnes enlevées. Il va même jusqu’à dire que les RR4 sont des expériences spirituelles à part entière, au même titre que les NDE  ou  les  expériences  mystiques  par  exemple.  Dans  son  monumentale  ouvrage  traduit  en français  sous  le  titre  « Dossiers  Extraterrestres,  l’affaire  des  enlèvements »  (Editions  Presses de  la  Cité,  1995),  Mack souligne  que de  nombreux abductés affirment  que  leurs  expériences ne  se  déroulaient  pas  dans  le  continuum  d’espace/temps  ordinaire,  c’est-à-dire  celui  qui  est étudié  par  la  physique  classique.  Les  témoignages  des  personnes  enlevées  à  bord  d’un  ovni mentionnent  la possibilité que les extraterrestres seraient originaires d’une autre dimension de la  réalité  et   qu’ils  pourraient  en  quelque  sorte  « voyager »  à  l’intérieur  d’un  univers multidimensionnel.  Tout  ce  passe  comme  si les  extraterrestres  disposaient  d’une  technologie leur permettant de passer à travers un « sas », ou un « voile », séparant leur univers du nôtre. Sara,  un  des  sujets  étudiés  par  Mack,  décrit  en  ces  termes  son  enlèvement  :  «  On  ne  peut guère évaluer une telle chose avec notre langage et les termes descriptifs du monde physique, parce  qu’en  vérité  cela  ne  se  passe  pas  ici.  En  fait,  cela  ce  passe  en  partie  ici,  en  partie quelque part  ailleurs ». Il ne faudrait  cependant  pas croire que « l’autre réalité » à laquelle se réfèrent  les  abductés,  dans  leurs  étranges  récits,  soit  une  réalité  altérée  ou  dégradée  par rapport  à notre réalité habituelle. Au contraire, cette « autre réalité » est aussi réelle et aussi vraie que la nôtre. Parmi  les  témoins  étudiés  par  Mack,  certains  prétendent  que  dans  les  lieux  où  ils  se  sont retrouvés lors d’enlèvements successifs, ils ne possédaient pas un corps solide (en chaire et en os), mais un corps fait de pure énergie (un corps subtil). Les récits d’abductés font référence à des  phénomènes  d’expansion  de  la  conscience,  ou  encore  de  sa  séparation  d’avec  le  corps physique.   Ces  phénomènes  nous  font   irrésistiblement  penser  aux  expériences  de  mort imminente,  avec  leurs  phases  autoscopiques  (OBE)  et  transcendantales.  Les  abductés  font aussi  souvent  allusion  à  des  expériences  vécues  dans  des  existences  antérieures  à  leur existence  présente.  Ceci  nous  rapproche  bien  évidemment  de  la  réincarnation  avec  son déroulement  d’existences  successives.  A  ce  propos,  Mack  note  que  :  «  La  fréquence  avec laquelle des vies antérieures surgissent lors des séances d’hypnose, nous oblige à tenir compte du  concept  d’identité  élargie,  autrement  dit  du  fait  que  l’esprit  ou  âme  humaine,  ne  se limiterait  pas à la seule existence que nous lui connaissons, mais s’étendrait  sur des centaines voire   des   milliers   d’années.   Ces   rappels   de   vies   antérieures   sont particulièrement impressionnants  quand  ils  rendent  possible  une  continuité  de  développement  personnel  étalé sur plus d’une seule existence ».

La  littérature  ufologique  consacrée  aux  RR4  a  souvent  insisté  sur  le  caractère  traumatisant, voir  même  cruel,  des  expériences  d’enlèvements  à  bord  d’un  ovni.  Pour  Mack,  ce  point  de vue  est  superficiel et  résulte  d’une  conception  erronée  de la spiritualité.  La plupart  des gens ont  des  idées  fausses  sur  ce  que  peut  être  une  voie  de  transformation  spirituelle.  Ils  sont persuadés  que  l’évolution  spirituelle  d’un  être  humain  doit  s’accomplir  dans  la  douceur,  le bien  être,  la  tranquillité  et  la  paix.  Ils  s’imaginent  qu’il  suffit  de  s’asseoir  dans  son fauteuil, près  de  sa  cheminée,  et  de  lire  des  livres  sur  la  spiritualité,  pour  arriver  au  sommet  de  la réalisation  spirituelle.  Rien  n’est  plus  faux.  La  quête  spirituelle  est  au  contraire  une  voie  de haute  lutte  qui  suppose  de  rudes  combats  contre  soi-même.  L’accomplissement  des  valeurs spirituelles  suppose  une  restructuration  complète  de  son  être  intérieur,  une  remise  en  cause radicale  des  acquis,  et  l’acceptation  d’une  nouvelle  vision  de  l’existence.  Comme  le  dit  très justement  Mack  :  «  Il  arrive  parfois  que  ce  soient  les  professeurs  les  plus  austères,  et  qui n’affichent aucune considération pour nos petites vanités, nos défenses psychologiques ou nos idées  toutes  faites,  qui  nous  enseignent  ce  qui  sera  le  plus  utile  pour  notre  esprit  et  notre croissance   ».   Plus   loin   il   ajoute   :   «   J’affirme   même   que   l’évolution   spirituelle   est inévitablement  quelque  chose de  déstabilisant,  dans la  mesure  où  les limites de  la  conscience ordinaire doivent être dépassées pour s’ouvrir à un champ d’expérience plus vaste ».

Pour Mack, le caractère traumatisant des RR4 ne signifie pas que les entités qui organisent les enlèvements  soient  animées  de  mauvaises  intentions  envers  l’Humanité,  au  contraire.  Pour lui,  les  RR4  sont  comme  des  initiations,  des rites de  passage vers  une spiritualité accrue.  Le traumatisme   ressenti   lors   des   enlèvements   trouve   principalement   sa   source   dans   la restructuration de la personnalité  de  l’abducté,  et  par  une totale  remise  en question de  ce en quoi il croyait jusqu’à présent. D’ailleurs, certains des sujets étudiés par Mack prétendent que les extraterrestres  kidnappeurs sont  « nettement  plus proches (que nous ne le sommes nous- mêmes)  de  la  source  originelle  de  l’être  ou  de  la  création  primitive  ».  Même  si  les extraterrestres semblent  proches de  nous par leur apparence humanoïde, ils sont  malgré tout très  différents  des  humains  d’un  point  de  vue  spirituel,  puisque  les  sujets  de  Mack  les perçoivent  comme  des  « intermédiaires  ou  des  émissaires  de  Dieu,  parfois  même comme des anges ».

Les  recherches approfondies que  Mack  a effectué  auprès  des personnes qui prétendent  avoir été  enlevées  à  bord  d’un  ovni,  l’ont  conduit  à  la  conclusion  que  :  «  De  nombreuses expériences  d’enlèvement  sont  sans  équivoque  possible  des  expériences  spirituelles  générées par  une  rencontre  déterminante  avec,  ou  une  immersion  dans,  la  lumière  divine.  Si  les extraterrestres sont redoutés pour leurs man°uvres un peu expéditives, ils se présentent aussi aux  yeux  des  kinappés  comme  des  intermédiaires  plus  proches  de  Dieu  ou  de  la  source originelle  de  toute  vie  que  nous  le  sommes  nous-mêmes  ».  Loin  des  histoires  sinistres rapportant  les méfaits des horribles « gris », les récits des témoins interrogés par Mack, nous font  découvrir  les  aspects  positifs  des  expériences  d’enlèvement.  Plusieurs  sujets  avec lesquels il a travaillé, lui ont confié avoir éprouvé une sorte de « montée ou d’ouverture vers la  source  de  l’être  dans  le  cosmos  qu’ils  nomment  leur  Foyer  ».  Comme  les  rescapés  des expériences de mort  imminente, les kinappés ressentent  leur incarnation terrestre comme une douloureuse coupure, ou une séparation brutale, d’avec cette mystérieuse source cosmique. Ils ne  sont  pas  du  tout  satisfait  d’être  obligés  de  vivre  dans  un  corps  humain,  car  ce  corps physique  limité  représente  pour  eux  une  véritable  «  prison  ».  Mack  a  abordé  l’étude  des enlèvements sans à priori intellectuel, et sans porter de jugement sur les récits qu’il collectait. Après  plusieurs  années  d’investigations  il  s’est  forgé  une  opinion  sur  laquelle  il n’est  jamais revenu.  Pour  lui,  l’élargissement  de  la  conscience  et  la  transformation  personnelle  de l’abducté forment le substrat de base du phénomène des enlèvements. L’enlèvement n’est pas une  expérience  négative  et  régressive,  mais  il fait  au contraire  partie d’un processus évolutif dont la finalité est l’accomplissement spirituel.

Les extraterrestres veulent-ils nous aider à franchir un seuil critique ?


Les  travaux  de  Mack  sur  les  enlèvements  confirment  nos  propres  conclusions  en  ce  qui concerne   le   niveau   de   spiritualité   des   représentants   des   civilisations   responsables   du phénomène ovni. Pour une civilisation de Type III,  par exemple, ce niveau de spiritualité est nécessairement  très élevé puisque c’est lui qui détermine directement la possibilité pour cette civilisation  d’accéder  à  ce  Type  de  civilisation.  Tant  qu’une  civilisation  n’a  pas  atteint  le niveau  spirituel  requis,  elle  ne  peut  prétendre  accéder  au  Type  de  civilisation  supérieur  au sien. Concrètement, cela signifie que la civilisation terrestre ne pourra parvenir au Type I de civilisation que lorsqu’elle sera parvenue au niveau spirituel correspondant.

De ce point de vue, nous pouvons avancer que les conclusions de Mack rejoignent les énoncés de  base  du  Principe  CEHV :  http://www.lesconfins.com/le_principe_cehv.htm.  Les  extraterrestres nous  sont  supérieurs,  non  seulement  par  leur  technologie,  mais  aussi par  leur  haut  niveau  de réalisation  spirituelle.  Ils  sont  dans  une  certaine  mesure  nos  « maîtres  spirituels »,  et  nous avons   certainement   beaucoup   de   choses  à   apprendre   d’eux.   Par   ailleurs,   ce   qui  est extrêmement  troublant  dans les expériences d’enlèvements décrites par  les témoins de Mack, c’est  la  similitude  qu’elles  offrent  avec  les  expériences  de  mort  imminente  (NDE).  Cette constatation  nous  amène  à  formuler  l’idée  que  les  extraterrestres  connaissent  fort  bien l’expérience  de  mort  imminente  et  qu’elle  est  peut-être  même  pour  eux,  une  expérience familière  qu’ils  seraient  en  mesure  de  maîtriser  et  de  contrôler.  Comme  nous  le  savons, l’expérience de  mort  imminente  comporte une phase dite autoscopique ou  de décorporation. Nous  ne  sommes  donc  pas  surpris  de  découvrir  dans  les  récits  d’enlèvements  que  les extraterrestres  maîtrisent,  sans  aucun  problème  apparemment,  le  processus  menant  à  la séparation  du  corps  et  de  la  conscience.  De  nombreux  abductés  disent,  en  effet,  qu’ils  ont vécu leur expérience hors de leur corps (comme s’ils flottaient au-dessus de celui-ci), et qu’ils se sont dirigés vers un vaisseau spatial en traversant portes et fenêtres fermées sans la moindre difficulté,  exactement  comme  le  font  les  rescapés  des  NDE  lorsqu’ils  passent  à  travers  les murs et les portes de la salle de réanimation où ils se trouvent.

La  référence  à  la  source  de  toute  vie  ou  au  «  Foyer  »  vers  lequel  aspirent  à  revenir  les abductés,  évoque  la  Lumière  (un  « soleil »  qui ne  brûle  pas les yeux disent  les témoins)  des NDE  dans  laquelle  les  rescapés  de  la  mort  se  sont  en  quelque  « immergés  »,  et  vis à vis de laquelle ils éprouvent  une immense nostalgie. Dans les NDE, cette Lumière transcendante est source d’un amour  inconditionnel. Un des sujets de Mack, un homme de quarante et un ans, fonctionnaire  de  la  santé  publique,  a  relaté  comment  il passait  au  cours  des  ses enlèvementsdans de  larges  « tuyaux »  équivalents  des « tunnels  » des  NDE)  qui menaient  vers un autre plan  de  la  réalité  où  il  y  avait  une  lumière.  Pour  cet  homme,  l’expérience  qu’il  vivait  était comme  une  renaissance,  à  la  fois  littérale  et  symbolique,  en  raison de  la  sensation de  fluidité qu’il  éprouvait  en  passant  dans  ces  étranges  «  tuyaux  ».  Une  femme  interrogée  par  Mack décrivit  aussi des « tuyaux », des « tubes » et des « tunnels », qu’elle devait  emprunter pour quitter  un  plan  spirituel,  situé  hors  de  notre  espace/temps,  et  rejoindre  son  enveloppe corporelle restée sur Terre.

Les travaux de Mack sur les RR4 l’ont  conduit  à penser que « les extraterrestres se seraient incarnés  d’une  façon  moins  dense  mais  plus  proche  de  la  source  créatrice  de  l’Univers  dont les  être  humains,  eux,  ont  été  pratiquement  totalement  coupés.  Par  leur  interaction avec  les humains  qu’ils  enlèvent,  les  extraterrestres  les  rapprochent  (et  l’ensemble  de  l’Humanité avec) de leurs racines cosmiques et spirituelles en nous renvoyant vers la lumière divine ou le « Foyer » originel, cet « endroit » (en fait un état et un niveau d’être plus élevé) où les secrets, la  jalousie,  l’avidité,  la  volonté  de  puissance,  et  l’instinct  destructeur  n’ont  plus  de  raison d’être  ».  Comme  nous  pouvons  le  voir,  les  récits  des  abductés  offrent  de  surprenantes similitudes avec les expériences de mort  imminente. Ceci nous amène à penser que les entités extraterrestres  responsables  des  enlèvements  pourraient  aider  les  humains  à  franchir  un nouveau  seuil  de  leur  évolution  spirituelle  en  leur  faisant  découvrir  cette  «  autre  réalité  » abondamment décrite par les rescapés de la mort. Et ce ne serait peut-être pas un hasard si ce « petit coup de pouce » des extraterrestres intervient juste à un moment critique de l’histoire de l’espèce humaine.

Ci-dessus : un  des  aspects  les  plus  troublants  du  phénomène  des  enlèvements  concerne  la possibilité  pour  les  abductés  de  se  déplacer  hors  de  leur  corps  physique.  Très  souvent les enlevés racontent qu’ils sont sorties de leur corps, qu’ils ont traversé les murs ou les fenêtres de  leur  chambre  pour  rejoindre  un  vaisseau  spatial  dans  lequel  ils  sont  entrés  grâce  à  un puissant  faisceau  lumineux.  Si  ces  récits  sont  pris  au  pied  de  la  lettre,  cela  signifie  que l’expérience de l’enlèvement s’effectuerait sur plusieurs plans à la fois. C’est d’ailleurs ce que laissent entendre les abductés.

Enlèvements et crise planétaire


Selon  Mack,  «  il  est  difficile  d’ignorer  désormais  le  fait  que  les  phénomènes  d’enlèvements interviennent sur la Terre au moment où la crise planétaire est à son comble ». Dans ce cas, le but visé par les extraterrestres serait double :

1) Introduire des transformations radicales dans la conscience humaine. Ces modifications qui concernent les zones profondes de notre être devraient permettre à cette conscience de renouer avec ses origines (le « Foyer »),  sachant  que les origines de la conscience humaine se situent sur un plan de réalité qui est bien au-delà du plan terrestre matériel.

2)  Les  extraterrestres  chercheraient  à  créer  une  nouvelle  forme  de  vie  intelligente  et consciente sur la Terre. Cette « humanité nouvelle » serait  créée par une sorte d’hybridation physique  et/ou  une  « hybridation  spirituelle  »  entre  les  extraterrestres  et  les  humains.  Les extraterrestres comme les humains bénéficieraient de cette hybridation.

Le programme d’hybridation des extraterrestres


Un  des  thèmes  récurrents  dans  les  témoignages  d’enlèvements  est  celui  de  l’hybridation. Presque la totalité des abductés affirment que les extraterrestres mènent un vaste programme d’hybridation à l’échelle planétaire, et cela depuis très longtemps. Bien que nous n’ayons que peu  d’informations  sur  ce  programme,  l’idée  qu’il  puisse  exister  une  hybridation  entre humains  et  extraterrestres  est  presque  toujours  perçue  comme  une  agression  vis-à-vis  de l’intégrité de  notre espèce,  et  comme une sorte de  transgression de l’ordre naturel terrestre.

Bien souvent les personnes qui connaissent dans les grandes lignes le dossier des enlèvements pensent que les résultats de ces croisements entre des extraterrestres et des humais ne peuvent produire que des monstres hideux. Les pessimistes et les « conspirationnistes » de tous bords, estiment que l’hybridation représente une grave menace pour l’Humanité, et qu’à terme, nous pourrions  disparaître  au  profit  d’une  race  hybride  entièrement  nouvelle  plus  proche  des extraterrestres que des humains. M.  David  Jacobs,  Professeur d’histoire  à l’université de Temple,  auteur  d’ouvrages respectés sur les ovnis (« The UFO Controversy In America » et « Secret Life ») a passé plus de 30 ans à  étudier  le  phénomène  ovni et  sa  connexion  avec  les  enlèvements.  Dans  son troisième  livre intitulé  « La  Menace  :  ce  que  les  aliens  veulent  vraiment  et  leur  plan  pour  l’obtenir »  (chez Simon and Schuster, 1998), David Jacobs pense que les extraterrestres ne se contentent pas de nous  étudier,  mais  qu’ils  ont  mis  en  place  un  vaste  programme  de  modification  de  l’espèce humaine. Pour  lui,  ils  ne  sont  pas  là  simplement  pour  savoir  comment  nous  fonctionnons (physiquement et psychiquement), mais ils ont au contraire une mission très précise à remplir.

Ils exécutent  un programme qui a un début,  un milieu, et une fin. Nous serions, aujourd’hui, dans  la  phase  finale  du  plan  qui  serait  divisé  en  trois  phases :  la  phase  des  enlèvements d’humains   à   bord   de   vaisseaux,   la   phase   de   procréation   et   d’activité   reproductrice (prélèvements  de  sperme  et  d’ovules  pour  des  fécondations  in-vitro),  et  enfin  la  phase d’hybridation   proprement   dite   qui  expliquerait   pourquoi  les   abductés   voient   dans   les vaisseaux des hybrides (des bébés, des adolescents, et des adultes).

L’un  des  buts  de  l’hybridation  serait  de  mettre  en  place  un  programme  d’intégration  dans lequel  les  hybrides  seraient  extérieurement   semblables  aux  humains  et  pourraient  alors parfaitement  s’infiltrer dans notre société sans être inquiétés. L’objectif final étant  de prendre le  contrôle  de  notre  monde  grâce  aux  hybrides,  à  leurs  technologies,  et  à  leurs  pouvoirs parapsychiques   extraordinaires.   Dans   ces   conditions,   nous   ne   serions   donc   pour   les extraterrestres que des créatures de seconde zone, des subalternes en quelque sorte, et peut-être  même  des  « esclaves »  dans  une  société  totalitaire  où  la  vie  privée  serait  quasiment inexistante.  David Jacobs considère que les extraterrestres ont  investi énormément  de temps, de moyens, et  d’énergie dans ce programme, et  qu’il est donc capital pour eux. Les millions d’observations d’ovnis dans le monde (quasiment  24h/24) depuis au moins la seconde moitié du XXème siècle, suggèrent une activité intense justifiée par un programme de cette ampleur.

Les  extraterrestres  ne  s’intéresseraient  pas  vraiment  à  ce  que  nous  faisons.  Les  problèmes propres à notre société les laisseraient indifférents (polution, réchauffement climatique). Ils ne chercheraient  qu’à  substituer  leur  organisation  à  la  nôtre  sans  nous  demander  notre  avis  et sans se soucier de savoir si cela est bon ou mauvais pour nous.

Comme  nous  pouvons  le  constater,  la  vision  de David  Jacobs  n’est  pas  aussi  radieuse  que celle de John E. Mack, et il faut noter que ce n’est pas la conception la plus horrible qui ait été proposée par les chercheurs qui se sont penchés sur ce sujet, ou même par les abductés qui ont été victimes d’un enlèvement.

Des personnages comme John Lear, William Cooper, John Grace (alias Valdamar Valéria), et William Moore, ont  fait  circuler des informations beaucoup inquiétantes sur la façon dont  les extraterrestres nous traiteraient. Leur vision de la situation est cauchemardesque et infernale.

Nous avons souligné dans un autre dossier ce qu’il fallait penser de ces informateurs issus des milieux  du  renseignement  américain  (notre  dossier :  « Révélations  sur  la  présence  et  les activités des aliens. L’Humanité est-elle sous influence ? ». Le paragraphe 13 : « Les activités « inavouables » des aliens », à l’adresse : http://www.lesconfins.com/Aliens003.pdf ).

La  question qu’il convient  alors  de  se  poser  est  celle  de savoir comment  deux chercheurs de haut niveau, reconnus pour leurs compétences (David Jacobs et John E. Mack), peuvent avoir des  avis  si différents  vis-à-vis  de  la  question  des  enlèvements  extraterrestres ?  La  réponse  à cette question n’est pas aisée car le sérieux et la qualité des travaux de ces deux spécialistes ne sont pas des critères qui permettent de trancher en faveur de l’un ou de l’autre. La différence provient   sans   doute   du   fait   qu’il  n’est   pas   aisé  d’interpréter   de  façon  univoque   les témoignages  des  personnes  enlevées.  Si  pour  certains,  l’expérience  vécue  s’avère  au  final positive,  pour  d’autres  au  contraire,  l’intégration  et  le  dépassement  du  traumatisme  lié  à l’enlèvement  est  impossible.  L’expérience  vécue  restera  à  jamais négative.  Mack  constate en effet que les cas qu’il a étudié montrent que : « dans une écrasante majorité, la santé mentale et  l’adaptation émotionnelle sont  au rendez-vous. Quelques victimes sont même des individus de  très  haut  niveau,  qui  semblent  avoir  uniquement  besoin  d’un  petit  coup  de  pouce  afin d’intégrer  ces  expériences  d’enlèvement  dans  leur  vécu.  D’autres,  en  revanche,  se  trouvent complètement  submergées  par  le  traumatisme  et  les  implications  philosophiques  qui  se  sont imposées  à  elles.  Ces  personnes  nécessitent  des  soins  intensifs,  une  aide  émotionnelle  et psychologique appropriée, et de multiples conseils pour surmonter l’épreuve ». Ainsi,  pour  David  Jacobs  les  extraterrestres  cherchent  à  installer  sur  notre  planète  une nouvelle   espèce  intelligente   qui   remplacerait   l’espèce   humaine   avec   pour   objectif, l’instauration  d’une  société  quasiment  totalitaire.  Mack  pense  au  contraire  que  le  processus d’hybridation   serait   bénéfique   à   la   fois   pour   l’Humanité   et   les   extraterrestres.   Son « impression  est  que  nous  sommes  les  témoins  d’une  chose  beaucoup  plus  complexe  que  ce que  nous  percevons  extérieurement  du  phénomène,  et  qu’il  s’agit  probablement  d’une tentative étonnante de mélange entre deux espèces effectuée par une intelligence dont nous ne savons  rien  et  dans  un  but  qui  sert  les  intérêts  des  deux  parties,  mais  avec  de  nombreuses difficultés  pour  chacune  d’elles ».  Plus  loin  il  ajoute :  « la  fusion  des  espèces  humaine  et extraterrestre  pourrait  être  quelque  chose  de  concrètement  réel  et  les  bizarreries  qu’elle engendrerait  serait  le  résultat  des difficultés prodigieuses qu’il y aurait  à  mêler  ensemble  une race  à  la  matière  dense,  comme  la  nôtre,  et  des  entités  plus  proches  du  spirituel,  comme  le sont  les  extraterrestres ».  De  son  point  de  vue,  le  programme  d’hybridation  serait  destiné  à élever  l’Humanité  vers  un  niveau  de  conscience plus  proche de  la  « Source » spirituelle.  Les extraterrestres aideraient  ainsi les humains à transcender la matière qui à notre niveau est très dense, et ils leur donneraient les moyens d’accéder à des réalités de moins en moins denses au fur et à mesure qu’elles se rapprochent de la « Source ». Mais tout cela ne pourrait réellementse faire qu’après un bouleversement sans précédent de notre monde, qui d’une façon ou d’une autre, serait sur le point de s’effondrer.

Ci-dessus :  molécule  d’ADN  (acide  désoxyribonucléique).  Si  nous  supposons  que  l’espèce humaine  a  été  créée  génétiquement  par  des  extraterrestres  et  que  ces  derniers  réalisent, aujourd’hui même,  un vaste  programme  planétaire d’hybridation, nous devrions alors trouver des  traces  de  ces  manipulations  dans  notre  ADN.  Rappelons  tout  d’abord  ce  qu’est  une molécule  d’ADN.  Cette  molécule  est  présente  dans  toutes  les  cellules  vivantes  de  notre planète.  Elle  renferme  l’ensemble  des  informations  nécessaires  au  développement  et  au fonctionnement  d’un  organisme  vivant.  C’est  aussi  le  support  de  l’hérédité  car  l’ADN  est transmis  lors  de  la  reproduction.  L’ADN  humain  est  composé  de  3,3  milliards  de  paires  de bases,  qui  programment  les  instructions  pour  synthétiser  les  molécules  qui  forment  chaque cellule, tissu ou organe humains. Mais seulement  2 à 3 % de ce matériel est codant, c’est-à-dire qu’il est utilisé pour la synthèse des protéines de l’organisme, soit une très faible fraction du génome humain. Le séquençage du génome humain avait permis au début des années 2000 d’identifier  quelque  22  000  gènes  (régions  de  l’ADN  servant  à  produire  les  protéines  qui structurent  ou  font  fonctionner  nos cellules) grâce au projet  « Human Genome Project ».  Le reste du génome, soit  3,25 milliards de paires de bases avait  été qualifiée au départ d’« ADN poubelle » parce qu’on l’avait jugé inutile. Cependant, les travaux du projet « ENCODE » ont montré  que  80  %  du  génome  humain  avait  une  fonction  active,  avec  un  grand  nombre d’« interrupteurs »  (ou  éléments  régulateurs)  spécifiques  à  l’homme  ou  aux  primates.  La grande majorité de l’ADN non codant (ou « ADN poubelle ») serait en fait une vaste table de contrôle  avec  des  millions  d’« interrupteurs »  régulant  l’activité  de  nos  gènes.  Sans  ces interrupteurs  les  gènes  ne  fonctionneraient  pas  et  des mutations  dans  ces régions  pourraient induire  des  maladies.  Ces  découvertes  récentes  sur  l’ADN  non  codant  semblent  remettre  en question les conclusions du Professeur Cham Chang et de son équipe. En effet, le Professeur Chang  qui  était  directeur  d’un des  groupes  travaillant  sur  le  « Projet  du  Génome  Humain » (Human  Genome  Project),  estimait  que  l’«  ADN  poubelle  »  humain  aurait  pu  être  créé  par une sorte de « programmeur extraterrestre ». Il supposait qu’un groupe d’extraterrestres très évolué  aurait  décidé  de  créer  de  nouvelles  formes  de  vie  et  de  les  implanter  sur  diverses planètes  dans  notre  Galaxie.  La  Terre  aurait  été  l’une  de  ces  planètes  expérimentales.  Selon lui, nos créateurs nous cultiveraient de la même manière que nous cultivons des bactéries dans des boîtes de Pétri.

Cependant,  nous  ne  pouvons  formuler  que  des  hypothèses,  car  nous  sommes  incapables  de connaître  les raisons qui ont  poussé les extraterrestres à créer la vie sur Terre. Le professeur Sam Chang  précise  que  si nous envisageons la situation d’un point  de vue purement  humain, les  «  programmeurs  extraterrestres  »  travaillaient  très  certainement  sur  un  «  grand  code unique » qui consistait en plusieurs projets distincts. Sam Chang suppose que la finalité de ces projets distincts était  de produire de multiples formes de vie sur différentes planètes de notre Galaxie.  Les  extraterrestres  auraient  essayé  plusieurs  solutions.  Ils  auraient  écrit  le  «  grand code »,  l’auraient  exécuté, mais ils n’auraient  pas aimé certaines fonctions de ce code. Ils les auraient  ensuite  modifiées,  ou  en  auraient  ajouté  de  nouvelles,  les  auraient  exécutées  à nouveau,   auraient   apporté   d’autres   améliorations,   et   auraient   fait   de   multiples  essais.

Semblant très pressés, les éventuels « programmeurs extraterrestres » auraient pu avoir réduit le  « grand  code »  et  avoir  ainsi  fourni  le  programme  de  base  prévu  pour  la  Terre.  Le professeur Chang pense que ce que nous voyons dans notre ADN est un programme composé de deux versions : un « grand code » général, et un code de base. Il affirme que le programme complet  n’a  certainement  pas  été  « écrit »  et  élaboré  sur  notre  Terre,  mais  dans  les laboratoires  d’une  civilisation  extraterrestre  très  évoluée.  Pour  lui,  c’est  maintenant  un  fait vérifié.  Le  deuxième  fait  est  que  nos  gènes  ne  sont  pas  suffisants  par  eux-mêmes  pour expliquer  l’évolution.  Il doit  y avoir  quelque  chose  de  plus  en  jeu.  Tôt  ou  tard,  dit-il,  nous devrons  affronter  la  notion  incroyable  selon  laquelle  chaque  vie  sur  la  Terre  porte  le  code génétique de son cousin extraterrestre et que l’évolution n’est pas ce que nous pensons. Nous découvrirons alors que Darwin avait tort.

Ovnis et apparitions mariales


Un autre aspect de la question des rapports entre ovnis et spiritualité est celui des apparitions mariales. La publication en l’an 2000 du livre du regretté Gilles Pinon (décédé le jeudi 11 juin  2009  d’une  crise  cardiaque)  intitulé  « Fatima,  un  ovni  pas  comme  les  autres ? »,  a relancé le débat sur ce sujet qui est resté longtemps dans l’ombre. C’est parce que l’étude de Gilles Pinon était  particulièrement  soignée et crédible, que les regards (ufologiques) se sont à nouveaux tournés vers le mystère des apparitions mariales en liaison avec le phénomène ovni.

Il faut reconnaître que ce n’était pas une tâche aisée que d’aborder un fait à caractère religieux aussi prestigieux que les apparitions de Fatima (phénomène qui est aujourd’hui entouré d’une puissante aura de mysticisme) sous un angle ufologique. Le danger de cette entreprise à haut risque était double. D’un coté, des attaques de l’Eglise étaient à redouter, puisque pour cette Eglise  les  apparitions  de  Fatima  étaient  bien celles  de  la  Vierge  Marie,  Mère  du Christ,  et  il était  convenu  qu’elles  étaient  strictement  d’origine  divine.  Il faut  cependant  reconnaître  que, par prudence sans doute, l’Eglise a laissé le choix à ses fidèles de croire ou de ne pas croire aux  apparitions.  De  l’autre,  les  attaques  des  ufologues  n’auraient  pas  été  moins  virulentes, puisque  étant  entendu  que  les  apparitions  mariales  étaient  d’origine  divine,  elles  n’avaient donc rien à faire dans le champ d’étude, relativement  circonscrit, de l’ufologie. Conscient de ces  difficultés,  Gilles  Pinon  a  choisi,  avec  bonheur  il  faut  le  reconnaître,  le  chemin  de  la rigueur  logique.  Partant  des  faits,  il  a  développé  avec  une  implacable  détermination  une argumentation  irréprochable.  La  puissante  machine  logique  mise  en  branle  par  l’auteur  s’est jouée  brillamment  de  tous  les  obstacles  et  a  réussi à  poser  les  bases  d’une  nouvelle  voie  de
recherche  en  ufologie.  Si  Fatima  est  bien  un  phénomène  d’origine  extraterrestre,  et  les arguments de l’auteur ne peuvent plus laisser aucun doute sur ce point, c’est toute la question des  manifestations  religieuses  dans  leurs  rapports  avec  le  phénomène  ovni  qui  doit  être reconsidérée.

Les  ovnis  sont-ils  les  véritables  agents  qui  se  cachent  derrière  de  nombreuses  autres apparitions  estampillées  à  la  hâte  :  «  origine  divine  certifiée  »  ?  Les  extraterrestres  se préparent-ils à entrer en contact avec nous ? Pour M. Gilles Pinon, il ne fait aucun doute que,  «  Fatima  et  le  phénomène  ovni  sont  les  deux  parties  indissociables  d’une  seule  et  même opération de communication dont le but est de nous préparer à la rencontre, qui ne peut plus être longtemps différée, avec les êtres d’une civilisation extraterrestre ». Si le phénomène ovni est  bien  la  manifestation  d’une  civilisation  de  Type  II  ou  de  Type  III  dans  notre  système solaire,   «   le   mandat   reçu   par   les   émissaires   extraterrestres   comporte,   selon   toute vraisemblance, plusieurs missions :

.a) La surveillance à distance de la société humaine depuis ses premiers âges.

.b)  Le  suivi  de  ses  progrès  sociaux  et  scientifiques  au-delà  de  la  découverte  de  l’énergie atomique et des premiers vols spatiaux, donc depuis la seconde moitié du Xxème siècle.

.c) L’opération de communication préparatoire à la prise de contact.

.d)  La  prise  de  contact  proprement  dite  ».  (Gilles  Pinon,  Fatima,  « Un  ovni  pas  comme  les autres  ? »).  Et  au-delà  de  la  prise  de  contact,  les  émissaires  extraterrestres  dont  parle  Pinon pourraient  aussi nous  aider  à  entrer  dans  le  « grand  cercle  » des civilisations avancées de la
Galaxie.

En  tout  cas,  selon  Pinon,  «  nous  assistons  à  une  entreprise  foncièrement  pacifique.  Elle  nepourrait  se convertir en opération délibérément  hostile que dans l’unique hypothèse où notre civilisation  viendrait  à  adopter  un  comportement  suicidaire  à  l’égard  de  la  planète  et  du système  solaire  et  à  mettre  de  la  sorte  en  péril  l’ordre  interplanétaire  ».  Espérons  qu’avant d’arriver  à  cette  sinistre  extrémité  nous  aurons  trouvé  des solutions  efficaces  aux  maux  qui pèsent gravement sur l’avenir de notre civilisation.

Notre  point  de  vue  diverge  d’ailleurs  de  celui  de  Pinon,  car  nous  ne  croyons  pas  que  les extraterrestres puissent jamais adopter envers nous une stratégie délibérément hostile. Au pire, ils  pourraient  nous  laisser  nous  détruire  sans  intervenir,  respectant  jusqu’au  bout  le  principe de  non-ingérence.  Mais  dans  ce  cas,  à  quoi serviraient  les  enlèvements  d’êtres  humains  ? Si nous complétons les idées de Pinon par celles de Mack, nous pouvons peut-être envisager la possibilité  que  les  extraterrestres  sont  déjà  passés  à  l’action  pour  empêcher  l’Humanité  de s’autodétruire. Si cette hypothèse est la bonne, nous ne devrions pas tarder à voir les effets de cette  action  sous  la  forme,  par  exemple,  de  signes  concrets  qui devraient  avoir  un  caractère indubitable.  A  moins  que  l’action  des  extraterrestres  sur  les  humains  soit  si  subtile,  que  le changement  de  cap  de notre  civilisation vers un avenir  meilleur  prenne toutes les apparences d’un  «  changement  naturel  »,  sans  que  nous  soyons  conscients  des  efforts  faits  par  nos visiteurs,  et  qu’en  plus  (ingrats  que  nous-sommes),  nous  le  mettions  injustement  à  notre crédit.

En  attendant  la  manifestation de  ces « signes  » tangibles  encourageants,  il ne  faudrait  pas  se contenter de les guetter les bras croisés, et  espérer que les choses s’arrangeront d’elle-même. La situation générale à l’échelle planétaire est alarmante, et il est impératif que nous prenions, tous  ensemble,  des  mesures  d’urgence dans les délais les plus courts.  Le  premier  constat  est que l’espèce humaine s’est coupée, plus ou moins volontairement, de sa « Source » spirituelle originelle (la Lumière, le « Foyer », Dieu), ce qui a entraîné un affaiblissement sans précédent des  valeurs  morales  et  spirituelles.  Les  espaces  sacrés  sont  désertés  et  détournés  de  leurs fonctions  initiales.  L’affaiblissement  général  des  valeurs  spirituelles  est,  selon  nous,  la  cause directe du désarroi ambiant, du cynisme et de l’avidité des puissants de ce monde. Il est aussi la  cause  première  de  notre  attitude  irresponsable  vis  à  vis  de  notre  environnement  naturel.

Bref,  il est  urgent  de  changer  de  cap  si nous  ne  voulons  pas que  nos  enfants  retournent  à  la barbarie. Tous les indicateurs sont  au rouge et  ils clignotent de plus en plus vite. Il faut donc agir  rapidement  avant  qu’il  ne  soit  trop  tard.  Dans  le  domaine  de  l’environnement,  certains scientifiques  pensent  même  que  nous  ne  pourrons  plus  faire  machine  arrière  :  la  Terre  ne pourra plus jamais retrouver sa pureté originelle. Alors que faire ? Avons-nous, d’ailleurs, la volonté et  les moyens de changer ? Rien n’est moins sûr. Alors, il n’est pas impossible que la solution vienne de l’espace…