Projets Russes



Histoire Officielle des Ovnis en Ex-URSS

Tout comme leurs collègues occidentaux, les Russes ont eu autorité en la personne du Dr Félix Zigel, professeur de mathématiques supérieures et d'astronomie à l'Institut d'aéronautique de Moscou. Il a tenté dans le passé de constituer une organisation mondiale de recherches sur l'Ufologie et nous savons qu'il a de tout temps existé en Russie de nombreux sympathisants, avec une grande culture scientifique et en accord avec Zigel. Bien que l'ufologie ne soit pas totalement tabou dans ce pays, les gens qui s'y intéressent doivent le faire avec beaucoup de prudence. L'influence des scientifiques anti UFO y est beaucoup plus grande qu'aux USA et leurs attaques sont beaucoup plus virulentes. Déjà, le concepteur des fusées en Union soviétique Sergueï Korolev aurait eu connaissance des rapports ovnis russes. Il semble que Staline l'ait convoqué en 1947 auprès d'un responsable gouvernemental. Indiquant une pile de documents secrets, celui-ci demanda à Korolev de les analyser en l'espace de trois jours.

L'objectif était de vérifier si ces rapports d'observations d'objets mystérieux représentaient un intérêt ou un danger pour la sureté de l'État. L'analyse des documents se passa au Kremlin, dans une salle dédiée au sujet. Korolev apporta, à l'issu des 3 jours ses conclusions à Staline directement : " Les objets volants non identifiés ne sont pas une arme de l'ennemi potentiel et ne présentent pas de danger pour la sûreté publique, mais le phénomène existe ".

Durant les années 50, Korolev continua à se pencher sur le sujet ovni.

Dans les années 60, le journal La Pravda écrivait que " tous les objets volants qui survolent notre pays sont tôt ou tard identifiés, soit par nos savants, soit par ceux qui sont chargés de la sécurité de notre pays ".

En 1967-1968, les Izvestia, la Komsomolokaia Pravda et quelques journaux locaux comme la Sovetskaia Latvia ont fait état d'observations d'OVNI.

Durant ces mêmes années, des articles signés d'auteurs russes et américains parurent dans plusieurs publications hebdomadaires et mensuelles telles Smena, Ogoniok, Tekhnika Molodioji, et Vogroug Svieta.
Mais c'est un article maintenant historique de Zigel en date de décembre 1967 de la revue Spoutnik, article suivi d'une interview de lui dans le New Tork Times, qui a révélé que les soucoupes volantes étaient observées en URSS et que le fait y était reconnu comme officiellement " important ".

Les éditions scientifiques Naouka ont publié en 1967 un livre important dans lequel un certain nombre d'auteurs débattaient des possibilités de vie extra-terrestre et de l'existence d'Intelligence extra-terrestre : Zigel y a écrit un chapitre sur les OVNIS. Ce livre intitulé " Le Cosmos habité " a été publié sous la direction de P. Konstantinov, vice-président de l'Académie des sciences.

Le silence de l'URSS à propos du problème OVNI jusqu'aux années 60 a plusieurs raisons. D'abord les autorités soviétiques, juste après la Seconde Guerre mondiale, durant la période dite de guerre froide, ont pensé que les rapports d'Ovni à l'étranger comme chez eux étaient en fait une ruse de guerre psychologique : ces relations de faits " mystérieux " et quelque peu hystériques pouvaient fort bien avoir pour objet final de créer une agitation et entretenir une sorte de crainte parmi les foules. Une autre raison, prolongement de la première, fut que les autorités soviétiques, tout comme celles de l'Ouest d'ailleurs, ne savaient évidemment quoi faire pour minimiser les témoignages ou même, carrément les faire taire.
C'est pour ces raisons que le livre du Dr Donald H. Menzel, publié aux USA en 1953, ne fut diffusé dans une traduction russe qu'en 1962. Ce livre qui fut attaqué en occident fut considéré comme beaucoup plus sérieux qu'il ne l'est dans son propre pays.

Au cours des années 60, les savants reprirent l'échange d'informations entre Est et Ouest.
Les autorités soviétiques s'aperçurent que le phénomène OVNI était aussi gros d'un côté que de l'autre. A leur grande surprise, ils découvrirent qu'un certain nombre de savants de l'ouest, pas tellement élevé peut-être, mais tout de même notable, non seulement prenait ce problème au sérieux, mais se mettait aussi à l'étudier.

Deux congrès internationaux se tinrent à Moscou : le premier en 1965, sur les télécommunications, au cours duquel le mystère des trois satellites non identifiés qui tournent autour de la terre fut abordé. Le second, l'année suivante, a été celui de l'union mondiale des mathématiques : au cours des débats de Jacques Vallée, le spécialiste franco-américain des ordinateurs, fit une conférence sur les Ovnis qui encouragea Zigel et quelques autres à prendre publiquement position sur ce problème.

L'activité Ovni sur la Pologne, la Chine, la Tchécoslovaquie et l'URSS augmenta fortement en 1966. L'organe de l'Armée tchèque " Le Périscope " et l'agence " Tass " annoncèrent au monde, en date du 12 avril 1967, que le radio-astronome Cholomitsky avait détecté la présence d'une radio-source située dans la constellation Pégase : ses signaux semblaient dénoter une volonté intelligente.
Cela provoqua, le 18 octobre 1967, une réunion d'importance capitale pour l'histoire de l'Ufologie soviétique : un comité de cosmonautes fut organisé, qui se tint en présence de 400 personnes. Le bureau en était ainsi constitué : le président, le major-général Porfiri A. Stoliarov, le vice-président, le Dr Félix Zigel et l'écrivain Alexandre Kazantsev, le secrétaire, l'ingénieur Arkadi Tikhonov.

Le 10 novembre 1967, le président et le premier vice-président furent présentés au public soviétique par la télévision. Le professeur Zigel y montra des dessins de l'OVNI observé dans le Caucase en  1967 et des photos d'objets volants d'origine inconnue. Le général Stoliarov insista sur le fait que ses collègues et lui, baptisés pour la circonstance " Comité Stoliarov " avait pour tâche d'exposer les interprétations pseudo-scientifiques faites des phénomènes d'origine étrange et inexplicable. Il lança un appel à toutes les personnes intéressées afin d'aller de l'avant et contribuer à une recherche scientifique et systématique du problème OVNI.

Cet appel suscita une réponse très enthousiaste du monde entier et tous les journaux annoncèrent la création d'une organisation soviétique " officielle " consacrée à la question OVNI.

Un long article de Henry Kamm fut consacré à ce sujet dans le New York Times du 10 décembre 1967 et Walter Sullivan souligna dans le même journal les similitudes entre le Comité Stoliarov et l'équipe Condon qui fonctionnait encore à ce moment-là.
Walter Sullivan commit là une erreur : il était tout à fait ignorant de la position officielle soviétique sur les OVNIS.

L'Académie des Sciences prit peur de ce nouveau rebondissement vers le sensationnel. Le Comité Stoliarov, affirma-t-elle, avait été présenté faussement par la presse occidentale comme une organisation officiellement soutenue par le gouvernement comme l'était aux USA le Comité Condon.
Le Comité Stoliarov ne devait représentait finalement qu'une association privée d'hommes de science soviétiques qui consacraient leur temps libre à ce problème.
Mais comme toute association en Union soviétique, celle-ci avait besoin de la bénédiction du gouvernement. Elle l'obtint certainement puisque les membres du plus haut niveau de l'exécutif politique étaient convaincus de la nature sérieuse de ce problème. Tout comme c'était le cas aux USA.

Le bureau de Physique générale et d'Astrophysique, une des sections de l'Académie des sciences, tint une réunion au cours de laquelle le Dr L.A. Artsimovitch, le Menzel russe, attaque de manière virulente tous les partisans des OVNIS. Il invoqua l'honneur des savants russes qui se ridiculisaient aux yeux de leurs collègues occidentaux.

Avant même que l'académie se soit prononcée sur cette affaire, Vladimir Lechkoutsov, secrétaire du Comité national des Physiciens soviétiques, avait accordé une interview à un journal canadien dans laquelle il niait l'existence en URSS de quelque organisation que ce soit consacré à la solution du problème OVNI. Ce qui poussa le Comité Stoliarov à suspendre ses activités.

Le 27 février 1968, la Pravda publia de manière détaillée la position officielle. Elle était signée par E. Moustel, président du Conseil astronomique de l'Académie des Sciences, D. Martinov préside de la Société d'Astronomie et de Géodésie, et Lechkoutsov. Aucun objet, affirmait-elle, n'avait été vu au-dessus du territoire de l'Union soviétique, qui n'ait été expliqué. Les gens qui prétendaient avoir vu de telles choses étaient des menteurs ou manquaient simplement d'entraînement scientifique. Il s'agissait de tous les préjugés auxquels le docteur Hynek avait déjà répondu dans un article paru dans " Sciences " en octobre 1966 et qui se trouvaient exposés une fois de plus.

Les patrons soviétiques ne manquaient évidemment pas de se référer au livre de Menzel et ils lui demandèrent même d'exposer ses idées une nouvelle fois dans les journaux russes. Ce qu'il fit aussitôt dans le numéro de janvier 1968 de " Vokroug Svieta ". Il exposa sa thèse bien connue selon laquelle l'univers contient d'autres vies intelligentes, loin de la nôtre, mais que les Ovnis n'ont rien à voir avec ces civilisations lointaines.

Finalement, à la fin de 1968, les autorités scientifiques mirent un terme à toute recherche ufologique et quand les commentaires concernant les travaux du Comité Condon devinrent ténébreux et que de plus en plus d'absurdités furent dites et publiées sur ce sujet par les UFOmaniaques avec ou sans entraînement scientifique, toute cette affaire sombra dans le ridicule.

tout gouvernement est fondé à adopter la même attitude envers un problème mystérieux et complexe où le verdict des spécialistes est indispensable : dans ce cas celui des physiciens et des astronomes. Les savants en vue en URSS ont la même attitude que leurs collègues américains : ils n'étudient pas les faits parce qu'ils sont absurdes et que des faits absurdes n'ont pas besoin d'être étudiés. Même s'ils sont convaincus de l'existence des Ovnis, ils ne considèrent pas cela comme un sujet digne de leur attention. Les OVNIS les rendent timides et leur font perdre leur assurance.
Ce sujet a suscité déjà tellement de commentaires tout en étant étouffé dans une atmosphère de secret et de mysticisme de la part des amateurs, qu'il leur parait " non scientifique ".

Les savants soviétiques préfèrent attendre et voir ce qu'il en adviendra aux États-Unis.

Les milieux soviétiques même scientifiques évoquaient tout de même la possibilité d'une Intelligence extra-terrestre, avec une ferveur nettement plus grande qu'à l'ouest.

A noter qu'en 1979, l'Institut d'Étude cosmique, Département de Physique générale et d'Astronomie du Présidium de l'Académie des Sciences d'URSS émis un avis: " À partir des données que l'on a il n'est pas possible d'avoir une conclusion sur la nature des phénomènes observés. Peut-être certains d'entre eux peuvent être appelés effets d'optique atmosphérique. Cependant, dans la grande majorité des cas ils sont apparemment de toute autre nature. Ceci se voit en particulier dans un grand pourcentage d'observations indépendantes faites simultanément en différents points distants de centaines de km. Apparemment la question de la nature des phénomènes anormaux reste jusqu'à présent ouverte. "

Principale Source  : 
"Les Ovnis en URSS et dans les pays de l'Est", édition Robert Laffont, 1976, Ion Hobana et Julien Weverbergh


Observations et Grandes Vagues d'OVNIS en URSS

En 1946, les premières rumeurs firent état d'objets étranges en forme de soucoupe, visibles la nuit. Les témoignages venaient à la fois d'observateurs exercés, comme ces pilotes d'avion qui voyaient ces soucoupes sous forme de boules de feu durant leur vol, mais également de gens sans qualification spéciale, des fermiers ou des citadins, qui affirmaient en avoir vu posées sur le sol. Les uns comme les autres insistaient sur la vitesse considérable et les accélérations foudroyantes de ces objets qu'aucun engin d'origine humaine ne pouvait atteindre à cette époque, ni sur les lignes commerciales ni sur les appareils expérimentaux.

C'est le Dr Zigel qui a finalement ouvert la période moderne de l'ufologie, plus d'un an avant la date habituellement citée du 4 juin 1947 qui vit Kenneth Arnold en faire la mention pour la première fois.
Les observations ont eu lieu un peu partout dans les environs des années 45, 46 sauf qu'en URSS on arrive moins facilement à quantifier ces observations.

D'après un sondage Gallup de l'époque aux USA, 90% des observations ne viennent pas à la connaissance des experts.

A noter qu'en URSS, on ne collectait à l'époque que les dossiers relatifs aux phénomènes aperçus par des pilotes, rejetant tous les autres.

Il semble y avoir eu une importante vague d'OVNI dans la seconde moitié des années 50, analogue à celle de juillet 1949. 

Au cours de cette même vague, les batteries côtières du Pacifique avaient ouvert un feu nourri sur un objet lumineux, le 25 juillet 1957, sans aucun résultat (Reuter et Tass).
A la fin des années 50, rapports et rumeurs concernant des atterrissages d'OVNI, au Kazakhstan et en Ouzbékistan plus particulièrement, devinrent de plus en plus difficiles à taire.
En même temps, des histoires couraient à propos de " petits hommes verts " et " d'habitants des marais ". Dans des régions reculées où, parait-il, les OVNIS faisaient du rase-mottes au-dessus des toitures effrayées.

L.D. Artsimivitch, l'homme qui avait été chargé d'étouffer les activités du Comité Stoliarov, reçut mission de dénoncer la nouvelle mystique et de mettre un terme à ces rumeurs. Il reprit la tactique qui lui avait si bien réussi 7 ans avant en écrivant des articles dans les journaux locaux où il accusait la presse américaine d'être à l'origine de ces extravagances dans un but de propagande et par pur sensationnalisme.

L'URSS connut une seconde grande vague d'OVNI en 1966, en même temps que les USA où elle provoqua une quasi-panique. L'année suivante semble avoir été également très active et, début 1968, " Soviet Weekly " publia un article où il était dit qu'au cours de l'année précédente, dans la seule partie sud du pays, il y avait eu un peu plus de 200 cas d'observations d'OVNI dignes de foi. Dans le numéro de mars 1968 du Bulletin d'information soviétique publié en Roumanie, " Aurora ", se trouve un rapport de Vassili Kouprevitchi, président de l'Académie des sciences de Biélorussie, dans lequel il précise que, dans sa seule province natale, le nombre d'OVNIS observé croit régulièrement : non seulement les objets vus à l'œil nu, mais aussi ceux décelés au radar, au télescope et filmés ou photographiés. 

pendant ce temps, dans la livraison d'avril 1967 de " Smena ", Zigel révélait que les observations faites par des pilotes russes étaient identiques à celles faites à l'ouest et qu'elles lui étaient familières. Il annonçait également que Gorilek qui œuvrait au laboratoire central d'Aérologie avait détecté des OVNIS sur un écran radar.


Les cosmonautes soviétiques et les OVNIS

Il est curieux que Zigel ne fasse pas également mention des étranges objets cylindriques que les cosmonautes soviétiques ont dit avoir vus dans l'espace deux ans auparavant. En effet, lors du congrès sur les télécommunications tenues en 1965, des allusions très claires ont été faites à l'observation par les équipages de Voskhod 1 et Voskhod 2 d'étranges " cylindres " flottant dans l'espace, à la forme parfaite sans aucune ouverture visible.

Le Voskhod 1, lancé le 12 octobre 1964 à 9h30, heure de Moscou, accomplit seize révolutions et se posa le jour suivant à 9h47. Ce fut le premier vaisseau spatial occupé par trois hommes : Komarov, Féoktiskov et Egorov. Un journaliste occidental qui assistait à la conférence de presse tenue le 21 octobre 1964 dans le grand amphithéâtre de l'Université de Moscou a dit, en 1972,  à Ion Hobana et Julien Weverbergh auteurs de l'ouvrage "Les Ovnis en URSS et dans les pays de l'Est", édition Robert Laffont, que Komarov le cosmonaute le plus habile de toute l'équipe russe fut très bref dans son rapport, alors qu'il était pourtant l'orateur officiel et qu'il répondit ensuite aux questions beaucoup plus évasivement que d'habitude. Le journaliste en question lui demanda ensuite, à la sortie, s'il était exact qu'une rencontre avec des objets insolites avait eu lieu : Komarov ne répondit pas et s'esquiva.

Le Voskhod 2 fut lancé le 18 mars 1965 à 9h (heure de Moscou) et emportait deux cosmonautes : Pavel Beliaiev et Alexis Leonov qui accomplit au cours de ce vol la première sortie spatiale. Alors que le vaisseau recevait ses instructions d'atterrissage et achevait sa 17em révolution, le système de navigation automatique tomba en panne. La cabine décrivit alors une 18em orbite qui n'avait pas été prévue et elle descendit, manœuvrée manuellement, se poser en un endroit également non prévu dans l'Oural. La cause de la panne ne fut jamais découverte et ce fait ne fut pas mentionné, au cours de la conférence de presse qui suivit, le 26 mars.
De même qu'il ne fut fait aucune allusion aux objets cylindriques aperçus par Beliaiev durant ce vol.

L'Américain Mac Divitt a vu lui aussi plusieurs objets cylindriques qui flottaient autour de sa cabine Gemini, le 12 octobre 1965. Serait-ce le même phénomène qui a été observé le 12 octobre 1964 et le 18 mars 1965 par les Soviétiques et par l'astronaute américain le 4 juillet 1965 ?


Récupérations d'épaves de vaisseau en URSS

n 1967, dans une interview donnée à un journaliste espagnol pour El Correo Catalan de Barcelone (numéro du 18 novembre 1967), Zigel a fait état de morceaux d'OVNI conservés et étudiés en URSS en évoquant " certains fragments métalliques de composition inconnue ".

Le 21 février 1959, des dockers du port polonais de Gdynia voient un objet irradiant tomber en plein milieu du bassin portuaire et leur description est si précise que l'endroit où il a disparu peut être fixé avec exactitude.
Les autorités maritimes envoient alors trois plongeurs qui pénètrent dans l'eau chargée de glaçons et annoncent d'abord que leurs recherches sont gênées par un épais nuage de boue ; ils finissent néanmoins par remonter à la surface avec une pièce métallique.

Les journaux qui ont relaté cet événement affirment que ce métal ne portait pas la moindre trace de rouille ; ce qui implique qu'il pouvait bien appartenir à l'objet initial météorique.
Après avoir été préalablement examinée par la Maine polonaise, la pièce métallique fut envoyée à l'Université Polytechnique de Gdynia.
On ignore complètement les conclusions de ces deux examens. Nous ne savons même pas ce qu'était cet objet ni ce qu'il est devenu. On a fini par savoir que des " malchances " s'étaient produites au cours de ces analyses, à la suite desquelles une bonne partie de la pièce fut " perdue ". (Similitude entre cette histoire et celle concernant un morceau de magnésium que certains affirment provenir d'un OVNI, ramassé à Utaba au Brésil.)

Plusieurs jours après que l'objet incandescent ait plongé dans les eaux du port, des hommes préposés à la garde des plages environnantes tombèrent sur une étrange silhouette : une sorte d'homme qui se traînait, complètement épuisé, sur le sable. Cette créature ne parlait aucune langue connue et était habillée d'une " espèce d'uniforme " ; une partie de son visage et de sa chevelure paraissait brûlée.

On l'emmena à l'hôpital de l'Université où il fut tenu dans l'isolement et examiné. Mais il se révéla vite qu'il était impossible de déshabiller cette créature, car " l'uniforme " ne portait aucun moyen d'ouverture. Il n'était pas fait d'une substance habituelle telle que laine ou tissu, mais d'un métal qui ne put être coupé qu'avec des outils spéciaux et après bien des efforts.

Les docteurs notèrent que les organes de leur " patient " étaient très différents des nôtres : le système circulatoire était tout nouveau pour eux et le nombre de doigt et d'orteils n'était pas normal.
La créature resta vivante jusqu'à ce qu'une sorte de brassard lui ait été enlevé. La " dépouille " en fut alors envoyée en URSS pour examen plus approfondi.
Les ufologues polonais établirent promptement un lien entre l'objet métallique et la créature d'une part et les OVNIS et tout ce qui s'y rapporte d'autre part.

Le journal " La Pravda " révèlent d'autres dossiers comme celui d'un crash comparable à Roswell émergent. Attitude étrange quand on connaît les liens qu'entretient ce journal avec le pouvoir russe.
Cette affaire de Crash aurait eu lieu le 29 janvier 1986 à 19h55 à Dalnegorsk.


Théories Soviétiques à propos des ovnis

Le phénomène OVNI en URSS est étroitement associé à l'hypothèse de son origine extraterrestre. 

Dans des parutions en date de 1968, Donald Menzel, James Mc Donald, le professeur Dobronravov, Jacques Vallée, Kazantsev, Makarov et Campbell émettent des idées et hypothèses familières (hypothèse sociospychologique) aux lecteurs occidentaux.

Par contre Zigel ne s'avère nullement être le champion inconditionnel de l'origine extraterrestre des OVNIS pour lequel de nombreux magazines UFO le font passer.
Zigel rejette même dans une étude un certain nombre de théories bien connues à l'ouest.
Il montre de manière très convaincante combien les observations d'OVNI ne peuvent se ramener entièrement à une sorte d'hallucination.
D'autre part, il rejette la théorie de Menzel selon laquelle on peut " expliquer " la vision d'OVNI par des illusions optiques qui ne peuvent être valables pour toutes les observations.
Puis il soutient qu'il ne peut s'agir d'appareils secrets construits quelque part dans le monde.


Il se pose cependant la question de savoir si on n'était pas face à un phénomène naturel d'espèce inconnue ?

Il soumet quelques idées comment quoi les OVNIS pourraient être des boules de plasma formées dans la stratosphère par des particules ionisées venues de la croûte terrestre.
Il précise néanmoins que ceci ne peut être appliqué à tous les cas d'OVNI. Ce genre de plasma n'a guère l'habitude de se former dans l'atmosphère et de telles formations ne peuvent être avancées comme les responsables d'effets OVNI typiques tels les perturbations électromagnétiques ou les effets violents de lumière.

Enfin Zigel estime fantaisiste et spéculative l'idée selon laquelle les OVNIS seraient des vaisseaux d'exploration, venus de l'espace extra-terrestre pour étudier l'humanité et prendre contact avec nous.
Il ne doute pas de la réalité des OVNIS et demande qu'il soit établi d'urgence un système d'enquête international, multilatéral et reposant sur une méthodologie scrupuleusement scientifique.

L'intérêt porté aux possibilités de voyage dans l'espace et aux intelligences extra-terrestres est considérable en Union Soviétique aussi bien de la part des milieux scientifiques que du peuple.
Ils ressentent d'avantages la nécessité d'établir des contacts avec elles ; c'est là, disent-ils le " sens " ou " l'utilité ", ou encore " l'importance " attachés aux voyages dans l'espace en tant que science et que réalisation concrète.

Il faut savoir que les hypothèses popularisées par Erich Von Daniken  selon lesquelles " l'origine des dieux " se situe dans les visites cosmonautes " ont une origine scientifique soviétique.
Le Dr Viatcheslav Zaïtsev, beaucoup plus érudit et convainquant que Von Daniken, a entreprit une étude des religions du monde en vue d'y découvrir toutes les mentions d'apparitions et de disparitions merveilleuses et surnaturelles que l'on puisse interpréter comme des manifestations de " quelque chose " d'origine extraterrestre.
Le Dr Iosif Chlovsky qui a écrit avec Carl Sagan un best-seller sur les Intelligences extraterrestres y postule que la Terre a été visitée par les équipages extraterrestres il y a quelque 20 000 ans.

Concernant l'origine paranormale des observations d'OVNI, Tsiolkovsky soutenait l'idée que les voyages dans l'espace étaient en liaison avec la télépathie et la télékinésie

Un journal de la marine soviétique mentionna en 1967 que les cosmonautes en apesanteur voyaient leur aptitude aux communications télépathiques nettement augmentée.

Le Dr Charles Townes, prix Nobel pour le rôle qu'il a joué dans la découverte du principe du maser et du laser, et le Dr Ronald Bracewell de l'Unniversité Stanford, pionnier connu de la radio astronomie, tous deux ont pris part en septembre 1971 au congrès tenu à Biourakan qui étudia l'existence possible de mondes habités autres que le nôtre et les méthodes de prise de contact. Ils suggèrent prudemment que le problème OVNI devrait être abordé sur une base mondiale, car les signaux OVNI pourraient fort bien émaner de l'espace chargé d'une signification qui nous échappe encore.
" Si c'est vraiment une forme d'Intelligence extra-terrestre qui essaie de nous contacter il est fort possible que leurs messages nous parviennent sous forme de signaux ou tout autre phénomène qui nous soient aussi énigmatiques que nos images de télévision auraient été aux Grecs de l'Antiquité. "


L'Ere Contemporaine des ovnis en Russie et les Archives du KGB

C'est en 2008 que le KGB ouvre une partie de ses archives.

Le 28 juillet 1989 sur la base de Kapoustine Yar (région d'Astrakhan), aux environs de minuit, des sentinelles de deux unités militaires ont observé pendant deux heures, à des distances différentes, un objet volant non identifié. Ceux qui se trouvaient plus près de l'objet ont réussi à le dessiner.  Sont reproduits ci-dessous quelques extraits des rapports dans lesquels sont consignés les témoignages des militaires russes.

La source de ces témoignages suivants proviendrait de Vladimir Zamoroka, docteur en sciences, et tirée de documents déclassifiés des archives du KGB :

Lieutenant V. Volochine, technicien de liaison

" Pour observer l'ovni, je m'installai sur la tour aux antennes, à une hauteur de 6 mètres. Dans le ciel nocturne, je distinguais nettement un puissant signal clignotant qui ressemblait à une série de flashs. L'objet survola les ateliers et se dirigea vers les stocks de missiles qui se trouvaient 300 mètres plus loin. Là il se mit en vol stationnaire en descendant à une altitude de 20 mètres environ. L'ovni projetait une lumière verte pâle qui rappelait la luminescence du phosphore. Il avait la forme d'un disque de 4 à 5 mètres de diamètre, surplombé d'un hémisphère.

Pendant que le disque se trouvait en vol stationnaire, un faisceau de lumière intense jaillit de sa partie inférieure et fit 2 à 3 ronds. Puis l'objet volant repartit en direction de la gare ferroviaire, mais revint peu après et se plaça de nouveau au-dessus du stock de missiles, cette fois-ci à une altitude de 60-70 mètres. Deux heures après le début de l'observation, l'ovni s'en alla en direction d'Akhtoubinsk et disparut.

Les flashs provenant de la partie inférieure du disque n'étaient pas réguliers. On eût dit que l'ovni prenait des photos (!). Il se déplaçait tantôt par saccades, en faisant des évolutions rapides (verticales ou obliques), tantôt par des mouvements uniformes interrompus de temps en temps par des vols stationnaires. Sa silhouette et celle du faisceau qu'il projetait sont représentées sur le dessin "

Caporal A. Lévine

" A environ 3 kilomètres de moi, j'aperçus un ovni clignotant. A l'endroit même où il se mit en vol stationnaire, je vis un faisceau lumineux jaillir du sol et faire des mouvements à droite et à gauche. Un autre objet apparut et se mit à monter. Au fur et à mesure de son ascension, la lumière qui émanait se faisait de plus en plus faible. Au bout de 2 heures d'observation, j'aperçus un 3e objet à une altitude de 300-400 mètres : il projetait une lumière clignotante rouge. Soudain, une suite de feux, pareils à une guirlande d'ampoules sur un arbre de Noël, parcourut son périmètre, et je vis qu'il avait la forme d'un cigare. Le "cigare" s'approcha du premier ovni et ils disparurent ensemble au-dessus de l'horizon. "

En 1984, le journal français " Le meilleur " se penche aussi sur la question des ovnis russes et indique que "  le gouvernement soviétique vient de créer une commission d'enquête sur les phénomènes atmosphériques anormaux. La raison de cette effervescence tient à un événement bien réel qui  s'est produit au-dessus de la ville de Gorki le 27 mars 1984. Toute une équipe d'aiguilleurs du ciel de la tour de contrôle de l'aéroport de Gorki a signalé dans un rapport officiel l'étrange ballet d'un objet en forme de soucoupe volante, dans la banlieue de Gorki. Ses évolutions ont duré 40 minutes. La Tour de contrôle a bien repéré sur ses écrans radars la présence d'un immense objet volant à une altitude de 1000 mètres environ et évoluant à 200 km/h. L'objet a les dimensions d'un avion de ligne. Cependant la tour de contrôle de Gorki ne fait pas appel aux avions de chasse pour intercepter l'objet. "

Un rapport du 23 mai 1985 signé du Colonel V. Alifanov, directeur de vols, fait mention d'une rencontre sur le territoire de Khabarovsk.

Le 26 juillet 1989, dans la région de l'aéroport de Sotchi, les documents reproduisent les conversations à propos d'ovnis observés que le contrôleur du trafic aérien a eues avec les équipages de 3 avions de ligne avec les numéros de bord 138, 397 et 500.

En 1991, le cosmonaute Pavel Popovich, président de l'Académie d'Ufologie Appliquée, a eu accès aux dossiers secrets sur les OVNIS en 1991. Ces dossiers impliquent des tentatives d'interceptions d'OVNI par des militaires.

En 1992, un groupe d'officiers de haut rang a décidé de faire connaître plusieurs observations allant de 1982 à 1990. Il s'agissait de rapports visés par la hiérarchie militaire.

En 1993, un curieux magazine russe fait son apparition en langue française. Il est intitulé " Aura Z ". Son rédacteur en chef est le scientifique Alexandre Avchalounov. Il n'était disponible que sous forme d'abonnement et est aujourd'hui introuvable. Il faisait pas mal de révélations à propos des ovnis et du KGB. Info ou Intox ?

En 2003, Valery Uvarov, membre de l'Académie National de Sécurité de Russie, fait des révélations dans une interview accordée par Graham Birdsall de la revue britannique " UFO Magazine ".


Le cosmonaute Pavel Popovich et les ovnis

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Décès de Valery Pavlovitch Burdakov, chercheur sur les ovnis et ingénieure aérospatiale russe

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Ovnis sur Yeisk en Russie : le pilote témoigne d’un incident !

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Déclarations bouleversantes du cosmonaute russe Vladimir Kovalyonok

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