"Ovnis sur la France des années 1940 à nos jours – Apparitions et chercheurs privés"


Publié le 29.05.2017 | Manuel Wiroth

Ovnis sur la France des années 1940 à nos jours – Apparitions et chercheurs privés est le volume 1 de la version "livre" de la thèse de doctorat en histoire contemporaine de Manuel Wiroth. Il l’a soutenue en octobre 2016 à l’Université de Lyon III sous le titre original de "Histoire de l’ufologie française – Des premières recherches individuelles sur les soucoupes volantes à la constitution de réseaux d’étude des ovnis".


Outre l’évocation d’observations classiques et moins connues, cette thèse brosse les traits de la recherche qui s’est mise en place en France pour comprendre ces phénomènes mystérieux. La recherche sur les soucoupes volantes commence à la fin des années 1940 en France. Elle est principalement le fait de ceux qui se nomment « soucoupistes ». En parallèle de cette activité exercée essentiellement à titre individuel, l’armée mène également ses propres enquêtes. Son intérêt pour la question ne se dément pas depuis les années 1940, même si les informations concernant son implication et son action se révèlent peu accessibles. De leur côté les soucoupistes s’agrègent et les premiers groupements privés d’envergure apparaissent dans les années 1950 et se généralisent à la fin des années 1960. La décennie 1970 correspond, quant à elle, à l’âge d’or de l’ufologie en France : les organisations se comptent par centaines et les ufologues par milliers. Un véritable réseau de recherche sur les ovnis apparait donc. Ce réseau s’articule autour des groupements de personnes et des individus -qui publient dans des revues spécialisées- et tente de se connecter à une ufologie scientifique publique en plein essor. Cette dernière, placée sous l’égide du CNES, prend le nom de GEPAN. Ce service, plusieurs fois rebaptisé, existe toujours aujourd’hui. Il s’appuie sur l’armée –principalement la gendarmerie- et certaines administrations qui le pourvoient en informations OVNI. L’ufologie française –en déclin depuis les années 1980- se caractérise donc par la coexistence d’un réseau de recherche privé et d’un réseau public qui, hormis en de rares occasions, collaborèrent très peu, cette situation contribuant à la maigreur des résultats obtenus par les ufologues.


Aspects inédits

La plupart des informations contenues dans cette thèse sont inédites : la première et la deuxième partie ont des perspectives socio-historiques, décrivant les hommes, les associations et leurs actions. Elles s’appuient en grande parties sur des archives privées jamais dépouillées (courriers, documents administratifs divers, fiches d’adhérents, actes de comptabilité, etc.). Tout cela n’a jamais été fait en France dans le cadre d’une étude universitaire.

La dernière partie s’intéresse à l’action de l’Etat et, là-aussi, beaucoup d’informations sont inédites, notamment concernant le rôle discret que l’armée mène en la matière depuis plus de 70 ans, ainsi que l’action des politiques et des services secrets.

Biographie de l'auteur
 
Manuel Wiroth est docteur en histoire contemporaine, diplômé de l’Université de Lyon. Il est actuellement professeur dans le secondaire. Intéressé dès l’adolescence par le phénomène OVNI, il a réussi à associer cette passion à ses études. Ce livre en est l’aboutissement, constituant la version allégée et quelque peu remaniée de sa thèse de doctorat qu’il a soutenue en octobre 2016, devant un jury où siégeait notamment Jean-Pierre Rospars.