Cussac (Août 1967)

Le village de Cussac (France) qui compte 282 habitants ne reçoit guère, à cette époque, les services de télévision et de radio, mais qu'un seul journal local.

Les Faits


En août 1967, deux enfants gardent un troupeau en jouant aux cartes lorsque le chien se met à aboyer pour les avertir qu'une vache s'apprête à franchir le muret de l'enclos.
Le garçon âgé de treize ans à l'époque des faits se lève pour appeler son chien afin de les faire revenir, lorsqu'il aperçoit de l'autre côté de la route, à 80 mètres environ de lui, quatre enfants qu'il ne reconnaît pas.

C'est alors qu'il appelle sa sœur, âgée de neuf ans, et aperçoit près des inconnues une espèce de sphère extrêmement brillante.
Ils se rendent compte qu'il ne s'agit pas d'enfants, mais de petit être noir mesurant maximum 1m20, dont deux étant plus petits que les autres.
Deux d'entre eux sont debout à côté de la sphère, un autre est agenouillé devant elle et le quatrième, debout, tient dans la main une sorte de miroir qui aveugle les enfants.

Le garçon tente de les interpeller, mais les petits êtres rejoignent précipitamment la sphère. C'est alors que les enfants les voient s'élever du sol et pénétrer dans la boule par le haut.
En s'élevant, la sphère émet un sifflement doux et assez aigu, mêlé au bruit d'un souffle qu'aucun des enfants ne ressent.
Les animaux semblent perturbés et se mettent à aboyer et meugler. L'observation aura duré 30 secondes.

Les enfants se dépêchent de ramener les vaches à la ferme avant l'heure prévue.
Dix minutes après l'observation, un agriculteur les voit sur la route en train de rentrer avec le troupeau, manifestement en pleurs et en état de choc. Il constate aussi l'agitation des vaches.
Le maire de Cussac, qui est le père des enfants, voit arriver le chien puis ses enfants choqués. Il décide d'appeler les gendarmes de Saint-Flour, à 19 km de là.

Les enfants évoquent à l'époque une odeur de soufre, mais subirent surtout des troubles d'ordre physiologique, leurs yeux pleurèrent durant plusieurs jours. Ce qui fut confirmé par la famille et le médecin.

L'Enquête


" Joël Mesnard et Claude Pavy débutent une enquête pour le GEPA qui est publiée dans le numéro de " Phénomène spatial " de juin 1968.
L'association ufologique " Lumières Dans La Nuit " (LDLN) mène également une enquête avec des membres du Sud de la France.
En 1977, Luc Bourdin, enquêteur de LDLN rencontre François, alors étudiant à la faculté de Clermont, et refaite une contre-enquête.
Il apprend qu'une phrase attribuée à Anne-Marie (Vous venez jouer avec nous ?) est une pure invention journalistique, les témoins s'étant rendu compte rapidement qu'ils n'avaient pas affaire à d'autres enfants. François confirme en outre n'avoir pas vu de " pieds " sur lesquels aurait reposé la sphère. Seule sa sœur a évoqué ce détail ".

Mis à part l'odeur étrange ressentie après l'évènement supposé, ainsi que l'herbe légèrement jaunie, on n'a pas de véritables traces.

Les deux frères et sœurs n'ont jamais démenti, ni contredit leurs témoignages même 50 ans après les faits.

Un garde champêtre qui n'a pas assisté à la scène, mais qui habitait à proximité déclarera avoir aussi entendu ce bruit.

Le magistrat, dans la conclusion de cette contre-enquête donna son avis sur les témoins et leur témoignage : " Il n'existe dans ces divers éléments aucune faille, aucune discordance qui permette de douter de la sincérité des témoignages, ni d'envisager raisonnablement une invention, une supercherie ou une hallucination. Dans ces conditions, malgré le jeune âge des témoins principaux, et si extraordinaires que paraissent être les faits qu'ils ont relatés, je pense qu'ils les ont réellement observés ".

Cette même année, Claude Poher présente l'analyse des témoignages de Cussac au Comité scientifique du GEPAN. Le cas de Cussac est notamment décrit dans le Rapport Cometa.

Jean Jacque Velasco, du SEPRA en 1995 évoqua une possible confusion avec un hélicoptère de type Alouette, mais pas plausible selon les spécialistes

À partir d'une enquête reprise à zéro en 1988 (celle de la gendarmerie en 1977 n'ayant même pas fait l'objet d'un procès-verbal), soit 11 ans après les faits, le GEPAN conclut que " le phénomène observé n'est assimilable à aucun phénomène connu de nous". Il ajoute : "les divers éléments et indices relevés vont tous dans le sens de la réalité des dires des enfants ".

Le garçon, aujourd'hui maire de Saint-Flour, déclara plus tard avoir vécu une " distorsion " du temps dont il se sent incapable de donner le modèle physique, et s'interroge toujours sur la nature exacte de son expérience. Il dit que cette observation le culpabilise sans en comprendre les raisons.

Le cas de Cussac demeure une véritable énigme avec un manque de preuve flagrant. Surtout qu'il s'agit dans ce cas d'enfants même si je pense qu'il ne faut pas remettre en cause leur témoignage.

Quelque chose d'étrange s'est probablement déroulé à Cussac. Il reste à déterminer la nature exacte de cette expérience ?

Sources
Le site RR0
" Les OVNIS et la défense : À quoi doit-on se préparer ? " (Broché)