L’immense triangle de Brindas

(Un récit de « première main » d’une observation du phénomène ovni)

Ci-dessus : reconstitution artistique d’une observation d’un ovni de forme triangulaire. L’ « objet » observé à Brindas aurait pu être de même type. La différence, cependant, est que dans le cas de Brindas, la masse sombre n’était pas visible (Daniel Robin). Seuls les lumières situées aux angles se déplaçaient de façon synchronisée (pas de lumière centrale non plus)


1) Une belle nuit d’été étoilée.

Le 10 août 2000, nous avions décidé, mon fils et moi (Pierre-Jean et Daniel Robin.), de participer comme les autres années (depuis que nous avions découvert avec émerveillement l’astronomie) à la dixième « Nuit des étoiles ». Nous avions décidé initialement d’installernotre télescope dans un parc situé à proximité de l’observatoire de Saint-Genis-Laval (Rhône), où les membres de la Société Astronomique de Lyon (SAL) avaient l’habitude de se réunir. Nous espérions trouver sur place quelques astronomes plus expérimentés que nous, et profiter d’un matériel plus performant que le nôtre. Malheureusement, sur place, il n’y avait personne. Déçus, nous partîmes en direction de Brindas qui était à vingt minutes en voiture. Quand nous arrivâmes sur le parking en terre battue du minuscule aérodrome de Brindas, il était environ 22h30. Sept autres personnes que nous connaissions étaient venues nous rejoindre vers 22h40. Ce 10 août 2000, les conditions d’observation étaient excellentes. Il n’y avait pas un seul nuage, pas de vent, et la fraîcheur de la nuit nous reposait un peu des lourdes chaleurs de la journée. Nous installâmes notre télescope en bordure de la piste de l’aérodrome, et nous commençâmes par observer la Lune, qui ce soir-là était gibbeuse. Outre la Lune, nous fûmes aussi gratifiés de la présence des Perséides qui venaient, de temps en temps barrer le ciel d’un somptueux trait de lumière. Pour ceux qui ne le savent pas, les Perséides sont un essaim de météorites visibles dans la constellation de Persée. Cet essaim de
météorites est en fait un vaste nuage de poussières provenant de la comète Swift-Tuttle.

Lorsque l’orbite de la Terre croise ce nuage, les poussières deviennent des météorites qui se désagrègent rapidement dans notre atmosphère. Le maximum d’observation des Perséides se situe quelques jours avant et après le 11 août de chaque année.

2) A la fois simple et fantastique.

Vers 23h15, alors que nous avions tous les yeux rivés au ciel, une des personnes du groupe fit remarquer qu’elle voyait, « trois points lumineux se déplacer en même temps ». Nous ne fîmes pas attention immédiatement à cette remarque. Mais notre amie insista car elle n’en croyait pas ses yeux, « Je vous dis que je vois trois points lumineux se déplacer en même temps ».
Nous nous tournâmes dans la direction quelle nous indiqua, et nous pûmes effectivement vérifier la justesse de ses propos. Nous étions subjugués par le spectacle qui s’offrait à nous. Pour moi, ce fut un vrai choc. Pour la première fois de ma vie, en effet, je vis ce que je n’avais pas cessé de traquer depuis des années. Mon fils était le plus calme d’entre nous. Dès qu’il vit le triangle, il s’empara de mes jumelles (10 x 50, soit un grossissement de 10 fois et un diamètre de 50 mm) pour l’observer. Ce que nous vîmes était à la fois simple et fantastique.
Ce n’étaient que trois points lumineux, légèrement plus pâles que les étoiles, mais qui se déplaçaient synchroniquement. Nous avions, malgré tout, l’impression que ces points étaient solidaires d’une même structure, et qu’ils étaient reliés ensemble par quelque chose que nous ne pouvions voir. Tous les témoins avaient le sentiment que les trois points lumineux représentaient les trois sommets d’un « objet » triangulaire transparent. En effet, bien que les trois points se déplaçaient ensemble selon un large arc de cercle, les étoiles étaient cependant visibles entre les points.

3) Plein, vide ou transparent ?

Y avait-il quelque chose entre ces trois points lumineux ? Y avait-il une structure porteuse invisible, ou bien une sorte de masse virtuelle triangulaire indétectable par l’oeil humain ? Nous ne pouvions pas le dire avec certitude. Ce que nous observâmes ressemblait à une sorte de « vitre » taillée en forme de triangle et éclairée à chacun de ses sommets. Il semblait y avoir de la matière solide entre les points, mais elle n’était pas visible. J’estime pour ma part, la durée de l’observation entre 4 et 5 minutes. L’une des personnes présentent pense qu’il s’est écoulé plus de 10 minutes, mais cette dernière estimation me semble exagérée. Le lecteur sera peut-être surpris de constater que nous n’avons pas eu la présence d’esprit de pointer notre télescope en direction du triangle, surtout si la durée de l’observation de l’ovni fut aussi longue que nous le rapportons. Cet oubli, si l’on peut dire, s’explique au moins pour deux raisons :3

1) Nous étions trop absorbés par la vision du triangle en mouvement, et nous n’avons pas eu le réflexe de l‘observer au télescope.

2) Il est très difficile de suivre avec un télescope non motorisé un objet dont le mouvement apparent est relativement rapide, même avec un faible grossissement.

4) Un « objet » de « grandes » dimensions.

De l’endroit où nous étions, nous ne perçûmes aucun bruit particulier, ni aucun son insolite qui aurait pu attirer notre attention. Le phénomène semblait parfaitement silencieux. Le fait de voir le triangle avec des jumelles ne donna rien de plus que la vision à l’oeil nu. Les jumelles ne permettaient pas, en effet, de distinguer des détails supplémentaires. Les dimensions du triangle étaient difficiles à évaluer, parce que nous ne disposions d’aucun indice environnemental de comparaison pour déterminer, même de façon approximative, son altitude. Les témoins tombèrent tous d’accord cependant, pour admettre que le triangle était sûrement très grand. Mais le terme « grand » ne veut rien dire si aucun ordre de grandeur n’est fourni. C’était donc, dans ce cas, plus une impression subjective de grandeur qui avait été perçue, que la constatation d’une donnée objective. Quand à moi, si je devais absolument fournir des chiffres, je dirai que le triangle volait entre 200 et 300 mètres d’altitude, et qu’il mesurait moins de 50 mètres de long (ces chiffres sont à prendre avec la plus extrême réserve bien entendu). Ce qui est sûr en tout cas, c’est que nous le vîmes apparaître au-dessus de nos têtes, exactement à la verticale de l’endroit où nous étions. Le seul élément de comparaison
que nous avions à notre disposition était la Lune. Le diamètre apparent de la pleine Lune est d’environ 0,5° d’arc (0,5° d’arc ou 30 min d’angle). Cette nuit-là, la Lune était gibbeuse, et j’ai estimé la longueur apparente du triangle à environ 5° d’arc maximum, soit 10 fois environ, le diamètre apparent de la pleine lune. En comparaison, deux points de l’horizon terrestre diamétralement opposés l’un à l’autre forment un angle de 180°, et l’arc s’étendant de l’horizon au zénith (le point du ciel situé à la verticale du lieu) fait 90°. C’est tout ce que je peux dire sur les dimensions de l’ « objet ». J’ajouterai seulement que le triangle était un triangle isocèle, dont la hauteur était approximativement égale au tiers de la base multiplié par quatre. Après avoir décrit un large arc de cercle au-dessus de l’aérodrome, le triangle s’immobilisa. Les deux points formant la base du triangle s’éteignirent, puis celui du sommet disparu un peu plus tard. Nous restâmes longtemps à scruter le ciel dans l’espoir de voir à nouveau le triangle se déplacer, mais notre attente ne fut pas récompensée. Il ne se passa rien de nouveau. Tous les témoins firent alors la remarque suivante : « Si les points lumineux n’avaient pas été visibles, le triangle n’aurait pas pu être détecté ». Remarque judicieuse, qui donne une idée de l’extrême furtivité du phénomène observé. 

5) Une observation avec plusieurs témoins.

Si j’avais été le seul témoin de cette observation, je crois que j’aurais longuement hésité avant d’en parler. Mais le hasard fit, que neuf autres personnes assistèrent à la même scène. Le fait d’être neuf témoins, qui de surcroît ne s’intéressaient pas à la question des ovnis (sauf mon fils et moi-même), me décida à sortir de ma réserve. Un groupe de neuf personnes semble plus crédible, en effet, qu’une seule. J’étais sûr, au moins, de ne pas avoir été victime d’une hallucination individuelle. Mais, dirons les sceptiques, peut-être avons nous tous été victimes d’une hallucination collective. Nous savons ce que vaut ce genre d’explication. Je pense que nous pouvons laisser de coté l’hypothèse de l’hallucination collective (hypothèse qui est inexplicable d’après nos connaissances actuelles en matière de perception), et admettre, toutsimplement, la réalité du phénomène. C’est là, à mon avis, l’explication la plus simple et laplus cohérente qui soit. Elle ne préjuge en rien, d’ailleurs, de la nature du phénomène observé.

6) Des satellites NOSS ?

Bien évidemment, j’ai cherché une explication rationnelle à cette observation. Pouvait-il s’agir d’un « engin » de fabrication humaine par exemple ? La meilleure hypothèse dans ce cas aurait pu être celle des satellites NOSS. Rappelons que les NOSS (Naval Ocean Surveillance System) sont des satellites américains qui évoluent généralement en formation triangulaire. Ces satellites espions sont utilisés par l’US Navy pour le repérage, par un procédé de triangulation, des navires évoluant à la surface des océans. Chaque groupe de trois satellites NOSS se déplace à une altitude moyenne de 1100 kilomètres. Ils peuvent être séparés l’un de l’autre d’une centaine de kilomètres environ. Ces satellites ont pour mission de rechercher la position, la vitesse et la direction de tous les navires militaires en mer. Le problème par rapport à notre observation, c’est que les satellites NOSS sont très difficiles à visualiser dans le ciel, comme le montre la photo ci-dessous (ils passent très haut), et en aucun cas ils ne peuvent s’arrêter et rester immobile à un endroit donné.


Ci-dessus : groupe de satellites NOSS matérialisé par trois lignes blanches (très fines)
parallèles situées en haut à droite près du centre de l’image (photo prise le 22 avril 2003).


Daniel Robin.