Les ovnis viennent-ils de Zeta Reticulli ?

1) Une explication simple du phénomène ovni.

Dès les premières apparitions d’ovnis dans les cieux de notre planète, et plus particulièrement à la fin de la seconde guerre mondiale (à l’époque il s’agissait plus de « disques volants »), une question s’est rapidement imposée à tous ceux qui se sont passionnés pour le sujet : mais d’où viennent-ils ?

La première explication simple qui vint à l’esprit non seulement de ceux qui observèrent des ovnis mais aussi à l’esprit de spécialistes qui les étudièrent (scientifiques, militaires), fut qu’ils étaient sûrement d’origine extraterrestre.

Dans les années cinquante, lorsque l’on évoquait l’origine extraterrestre des ovnis on pensait d’abord à une origine martienne et on s’inquiétait de savoir quand et comment ces belliqueux martiens allaient nous envahir. Les films de science-fiction américains de cette époque trahissent d’ailleurs cette angoisse collective de l’invasion martienne. Avec les progrès de l’astronomie et des technologies de l’exploration spatiale, l’origine extraterrestre des ovnis se déplaça vers des régions plus lointaines. On acquis en effet la certitude que les planètes de notre système solaire ne pouvaient pas abriter de civilisation évoluée capable d’envoyer des
vaisseaux spatiaux susceptibles d’envahir la Terre. On se tourna donc vers les étoiles
lointaines.

Illustration n°1 (Peinture de Frédéric Bauche).
Il ne fait plus de doute aujourd’hui qu’une civilisation extraterrestre surveille nos agissements
depuis de nombreuses années, mais une question demeure : d’où vient-elle ?

2) La carte de Betty Hill.

Les annales de l’ufologie nous offrent justement un cas qui illustre parfaitement cette idée que les ovnis pourraient provenir d’une planète orbitant autour d’une étoile proche. Dans cette affaire il est question de la visite sur Terre d’une civilisation extraterrestre qui serait originaire de l’étoile Zeta Reticuli, (voir ci-dessous l’encadré : « La carte d’identité du système Zeta Reticuli »).

Ce cas bien connu des ufologues est celui de l’enlèvement de Betty et Barney Hill qui s’est déroulé le 19 septembre 1961 dans le New Hampshire. L’un des épisodes les plus fantastiques de l’enlèvement des époux Hill se produisit lorsque Betty dessina, sous hypnose, une carte du ciel avec des étoiles reliés entre elles par des lignes. Cette carte était sensée révéler l’endroit d’où venaient les êtres qui l’avaient enlevée.

Voici comment Betty Hill raconta sous hypnose cette phase de son enlèvement : « ... Et puis, je lui ai demandé d'où il venait (l’extraterrestre).

Parce que je savais qu'il ne venait pas de la Terre et je voulais savoir d'où il venait. Il m'a demandé si je connaissais la structure de l'Univers. Tout ce que je savais c'était ce qu'on nous avait appris à l'école. Que le Soleil est le centre du système solaire et q'il y avait neuf planètes. Mais, depuis, nous avions évidemment fait des progrès dans ce domaine. Je lui ai parlé de Harlow Shapley qui avait écrit un livre là-dessus. J'avais vu dans ce livre des photos qu'il avait prises et où étaient visibles des millions et des millions d'étoiles. Mais, je n'en savais guère plus sur ce sujet. L'extraterrestre me dit qu'il aurait préféré que j'en sache un peu plus. Je lui ai dis que moi aussi. Il a traversé la pièce et il est allé jusqu'à la tête de la table, il a fait un geste et le métal du mur s'est comme ouvert. Il a sorti une carte et il m'a demandé si j'en avais déjà vu une semblable. Alors j'ai aussi traversé la pièce et je suis allée me pencher sur la table et j'ai regardé. C'était une carte oblongue. Il y avait des tas de points dessus. Il y en avait partout. Certains petits, comme des têtes d'épingles, et d'autres grands comme des pièces de monnaie. Et il y avait aussi des lignes, elles passaient sur certains des points. C'étaient des lignes courbes qui reliaient un point à l'autre. Il y avait un grand cercle, et il y avait des tas de lignes qui en sortaient. Un tas de lignes qui allaient vers un autre cercle assez proche, mais pas aussi grand. C'étaient de grosses lignes. Je lui ai demandé ce qu'elles signifiaient, et il m'a répondu que les grosses lignes étaient des « routes commerciales ». Les lignes continues représentaient des endroits où il leur arrivait d'aller.

Quant aux lignes en pointillés c'étaient des « routes d'expéditions ». Je lui ai demandé où était son port d'attache (sa planète d’origine). Il a dit :

- Où vous situez-vous sur cette carte ?
-J'ai bien regardé la carte, ensuite j'ai ri, et je lui ai dit :
- Je ne sais pas.
Alors il a dit :
- Si vous ne savez pas où se trouve votre planète, il ne servirait à rien que je vous dise d'où je viens.
Ensuite il a roulé la carte, et il l'a replacée dans cette ouverture du mur qu'il a ensuite refermée... »

Illustration n° 2.
Ci-dessus : Le dessin de Betty Hill réalisé sous hypnose sensé représenter une région de la Galaxie visitée par les entités extraterrestres responsables de son enlèvement. Les grosses lignes reliant les systèmes stellaires seraient des « routes commerciales », les lignes en pointillé des « routes d’expéditions ».


3) La carte de Marjorie E. Fish.

C’est Marjorie E. Fish, une institutrice à la fois passionnée d’astronomie et d’ufologie, qui donnera une interprétation astronomique plausible du dessin de Betty en construisant un modèle en trois dimensions des étoiles proches semblables au Soleil. Son modèle montre que toutes les lignes de déplacement des vaisseaux extraterrestres partent du système Zeta Reticuli. Bien évidemment le modèle proposé par Marjorie E. Fish fut vivement contesté par quelques astronomes professionnels qui mirent en avant le fait qu’au moins trois autres configurations stellaires pouvaient s’appliquer au dessin de Betty et que cette configuration était due au seul hasard.
Illustration n°3.
Ci-dessus : La reconstitution en trois dimensions de Marjorie E. Fish,
à partir du dessin de Betty.

L’incident Zeta Reticuli, comme on l’a appelé, continue aujourd’hui d’alimenter les débats au sein de la communauté ufologique sans que les faits rapportés puissent départager de façon définitive les partisans et les détracteurs de la carte céleste de Betty. Il faut cependant noter que le physicien Stanton Friedman considère que le travail de Fish représente « un des plus extraordinaires jamais effectué dans le cadre de la recherche ufologique et astronomique ».

Tout ce que l’on peut dire sur cette affaire, c’est que si la carte de Betty est vraie, nous aurions devant les yeux un exemple de colonisation des étoiles proches du Soleil par une civilisation de Type II, ou civilisation de type stellaire (voir encadré sur la classification des civilisations selon l’astronome russe Nikolaï Kardashev et le physicien américain Freeman Dyson à la fin du dossier). Nous pourrions même avoir une idée de l’apparence physique des colonisateurs puisque les époux Hill décrivirent (toujours sous hypnose) les traits généraux de leurs ravisseurs de la façon suivante : ils étaient de très petite taille, ils possédaient un corps frêle surmonté d’un crâne énorme, leur tête était pointue (pointe vers le bas), leurs yeux étaient vastes et fendus sur le côté, leur bouche réduite à un trait, et le nez à peine apparent.

Cette description ressemble étrangement à celle des « gris », dont nous retrouvons la présence dans les cas d’enlèvements récents. Si nous poussons notre raisonnement jusqu’au bout, et toujours en admettant que le récit des Hill est authentique, il se pourrait qu’une ethnie extraterrestre appartenant au Type II de civilisation, et ayant l’aspect physique des « gris », vienne régulièrement visiter notre planète. Il va sans dire que nous sommes-là dans le domaine de la spéculation, et que nous disposons, pour fonder notre raisonnement, que d’un faisceau d’indices, certes convergents, mais présentant néanmoins quelques points faibles.

Illustration n°4.
Ci-dessus : Les étoiles Z1 et Z2 du système Zeta Reticuli


4) L’affaire Lazar et la zone 51.

Autre pièce à verser au dossier Zeta Reticuli : le cas Robert Lazar. Ce dernier déclare, à qui veut l’entendre, que des engins extraterrestres actuellement stationnés sur Terre dans quelque base secrète, seraient originaires du système Zeta Reticuli. Robert Lazar prétend être un scientifique de haut niveau, qui aurait travaillé un temps pour le compte du gouvernement américain sur des « projets noirs ».

Dans le cadre de ses activités, il aurait séjourné dans la Zone 51 en 1988 et 1989. Il affirme aussi qu’il avait accès, au cours de ses missions dans la Zone 51, à des documents secrets qui constitueraient la preuve irréfutable qu’il existe une forme de vie intelligente extraterrestre dans l’Univers et que « la technologie qu'il a pu voir dans cette base a des centaines et des centaines d'années d'avance sur la nôtre ».

Lors d’une émission de télévision en mai 1989, il prétendit avoir travaillé sur le système de propulsion d’un vaisseau extraterrestre durant cinq mois à partir de décembre 1988. Il prétendait savoir, de source sûr, que le gouvernement américain conduisait un programme de recherche sur neuf soucoupes volantes et qu’il tentait d’exploiter cette technologie extraterrestre pour son propre compte (transfert de technologie ou programme de reverseengineering).

Peu de temps après l’émission, il donna plus de détails en décrivant notamment le site « S4 », situé à l’intérieur de la Zone 51, lieu, où selon ses dires, les soucoupes étaient entreposées. Il a également déclaré avoir consulté de nombreux documents sur les ovnis et leurs occupants, qu’il décrit comme de petits êtres chauves au teint grisâtre, qui seraient originaires de Zeta Reticuli. Il aurait même eu l’occasion de pénétrer à l’intérieur de l’un des disques, et avoir acquis la conviction que « tout cela venait d'un autre monde, (car dans le vaisseau) il n'y a pas de joint physique, pas de soudure, ni de boulons, ni de rivets apparents. Chacun des objets présentait une sorte de bord arrondi, comme s'il avait été moulé dans la cire, chauffé puis refroidi ». Robert Lazar fait également état de hublots, de voûtes, et de sièges hauts de trente centimètres. Quant à ce qu’il avait identifié comme étant l’unité de propulsion du vaisseau, c’était un « objet » de la taille d’un ballon de rugby capable de produire, selon lui, un champ d’anti-gravité. Malheureusement, le personnage de Robert Lazar est si controversé (pour ne pas dire carrément douteux), que nous ne pouvons guère croire en ses déclarations. Ce qu’il faut cependant noter, c’est que cette histoire d’extraterrestres originaires du système Zeta Reticuli a fait son chemin dans les milieux ufologiques à tendance « conspirationnistes », et que la mystérieuse Zone 51 (Dreamland) a focalisé sur elle tous les fantasmes générés par les mystérieux « projets noirs ».

Illustration n°5.
Ci-dessus : Robert Scott Lazar, également connu sous le nom de Bob Lazar.

Illustration n°6.
Ci-dessus : Modèle de soucoupe volante décrit par Robert Scott Lazar.

5) Une étoile disparaît du catalogue.

Signalons un fait mystérieux qui est à verser au troublant dossier de « l’affaire Zeta Reticuli ». Rappelons tout d’abord que l’étoile Zeta Reticuli est en fait un système composé de deux étoiles (Z1 et Z2) qui possèdent des caractéristiques très semblables à notre Soleil. La distance moyenne entre les deux étoiles est de 22 jours lumière, soit environ 570 milliards de kilomètres, soit encore 3800 fois la distance Terre/Soleil.

Si nous tenons compte du fait que ces étoiles ont des caractéristiques proches du Soleil, nous pouvons envisager la possibilité que l’une des deux étoiles au moins abrite un système planétaire semblable au Système Solaire. Dans ces conditions, il n’est pas impossible non plus qu’une forme de vie évoluée y soit apparue, voir même une civilisation capable de voyager dans l’espace. Le fait d’habiter un système stellaire double pourrait d’ailleurs représenter un important facteur d’accélération évolutive pour une civilisation. On peut supposer, par exemple, que la grande proximité d’une étoile semblable à la sienne stimule les envies
d’exploration d’une civilisation technologique avancée.

Le fait mystérieux lié au système Zeta Reticuli est la découverte, le 20 septembre 1996, d’une planète extrasolaire orbitant autour de Zeta 2 Reticuli. Après cette découverte, et sans que l’on sache vraiment pourquoi, les informations qui avaient été données sur cette nouvelle planète ont été supprimées du site web de l’ExtraSolar Planets Encyclopaedia quatre jours seulement après l’annonce de sa découverte (www.obspm.fr/planets). La raison officielle de cette suppression était que « les données ont pu avoir été mal interprétées et qu'il n'y a probablement aucune planète autour de Zeta 2 Reticuli ». 

Heureusement, plusieurs personnes ont sauvegardé la version originale de l’encyclopédie des planètes extrasolaires comportant les informations sur la planète Zeta 2 Reticuli, avant que celles-ci ne disparaissent définitivement. Ces informations sont aujourd’hui disponibles sur le site Internet : http://www.mufor.org/zeta2ret.html. Dans l’Extra Solar Planets Encyclopaedia (Site géré en septembre 1996 par Jean Schneider de l’Observatoire de Paris) la planète découverte avait une masse égale à 0,27 j (j = Jupiter), sa distance à la Terre était de 11 parsecs, sa période de rotation autour de son étoile était de 18,9 jours, et son éloignement de l’étoile égal à 0,14 ua (ua = unité astronomique).

Pourquoi faire disparaître brusquement une planète de l’ExtraSolar Planets Encyclopaedia qui représente une base de données qui fait autorité dans ce domaine ? La raison officielle invoquée selon laquelle les informations recueillies ont été mal interprétées semble un peu courte.

Note : Rappelons qu’un parsec est égal à 3,26 AL. Une année-lumière, AL ou al, est la distance parcourue par la lumière en une année. L’ua, ou unité astronomique, représente le rayon moyen de l’orbite de la terre autour du Soleil, ou l’unité de distance approximativement égale au demi-grand axe de l’orbite terrestre, soit la distance entre la Terre et le Soleil, égale à environ 150 millions de kilomètres. Une année lumière vaut environ 63 241 ua.

Illustration n°6.
Ci-dessus : La version originale de l’ExtraSolar Planets Encyclopaedia comportant les informations sur la planète Zeta 2 Reticuli (en bleu, deuxième étoile), avant que celle-ci ne disparaisse définitivement du catalogue.

6) Les « Aliens » viennent-ils de Zeta Reticuli ?

Une autre information mystérieuse se rapporte à l’évocation de l’étoile Zeta 2 Reticuli dans le film « Alien » de Ridley Scott, sorti en 1979. Les premiers plans du film montrent un immense vaisseau spatial (le Nostromo) utilisé pour le transport des marchandises entre les étoiles et qui emprunte les lignes commerciales de la Galaxie (comme les lignes commerciales galactiques indiquées sur la carte de Betty Hill).

Bien qu’ils soient encore éloignés de leur destination finale, les sept membres de l’équipage du Nostromo sont tirés brusquement de leur sommeil artificiel. Le commandant du vaisseau explique à ses hommes que « Maman », le super-ordinateur de bord, a détecté un signal inconnu provenant de l’étoile Zeta 2 Reticuli.

Le contrat qui lie l’équipage à la firme commerciale prévoit de partir en expédition chaque fois que « Maman » signale quelque chose d’anormal dans son environnement. Trois hommes sont donc envoyés en mission sur la planète orbitant autour de Zeta 2 Reticuli, source du mystérieux signal. Arrivés sur la planète, ils découvrent un immense et étrange vaisseau spatial extraterrestre aux parois rappelant une sorte de structure osseuse. A l’intérieur du vaisseau ils se trouvent en face d’un squelette géant appartenant à une race inconnue, dont le thorax semble avoir explosé de l’intérieur. La suite du film décrit, dans une atmosphère lourde9 et lugubre, le face à face tragique entre une espèce extraterrestre biologiquement achevée mais totalement dépourvue de sensibilité, et une poignée d’êtres humains terrorisés. L’une des particularités de l’espèce en question est d’utiliser le corps vivant de ses victimes pour faire croître ses « petits », qui une fois arrivés à maturité, sortent brutalement des entrailles de la victime.

Le message implicite du film (message dissimulé sous une fiction particulièrement efficace) n’est-il pas de nous alerter et de nous sensibiliser à l’idée que d’horribles et cruels aliens, originaires d’une planète appartenant à l’étoile Zeta 2 Reticuli, veulent détruire l’espèce humaine ? Il serait peut-être intéressant d’interroger Ridley Scott sur ce sujet.
Illustration n°7.
Ci-dessus : Le Nostromo approche d’une planète (avec ses satellites) de Zeta 2 Reticuli.

7) Le Projet Serpo (programme d’échange humains/extraterrestres avec Zeta Reticuli).

Une étrange affaire appelée Projet Serpo ou Project Crystal Knight., qui circule depuis peu sur le Net et alimente copieusement les forums de discussion, jette le trouble dans les milieux ufologiques. Comme par hasard nous y retrouvons notre mystérieux système stellaire Zeta Reticuli.

Les deux sources principales de cette histoire digne d’un scénario de science-fiction, sont d’une part, Richard Doty, qui se présente comme étant un « ancien agent spécial de l’AFOSI (Air Force Office of Special Investigation), redevenu simple citoyen, vivant actuellement au Nouveau-Mexique », et d’autre part un mystérieux « Monsieur Anonyme » qui prétend être un fonctionnaire retraité du gouvernement américain.

Selon ces deux sources, toute l’histoire remonterait au fameux crash de Roswell (juillet 1947) et impliquerait deux sites : l’un situé au sud-ouest de Corona, et l’autre à Pelona Peak, au sud de Datil au Nouveau Mexique. Le crash impliquerait aussi deux « engins » et des créatures extraterrestres (entités biologiques extraterrestres ou EBE) qui auraient été retrouvées sur le site de Corona. Une seule créature aurait survécue au crash et après sa découverte aurait été transférée au Laboratoire National de Los Alamos au Nouveau Mexique. L’entité survivante aurait même pu établir une communication avec les militaires américains. Elle aurait fourni des indications sur les caractéristiques de sa civilisation ainsi que des informations permettant de localiser sa planète d’origine.

Cette planète, appelée Serpo serait en orbite autour d’une des étoiles du système Zeta Reticuli. Par la suite, certains représentants du gouvernement américain auraient établis un contact avec les extraterrestres et un lieu fut déterminé pour une rencontre (la Base Air Force de Hollomand). Lors de cette rencontre, un programme d’échange aurait été établi entre les terriens et les extraterrestres (appelés Ebens). Le gouvernement américain aurait choisi douze militaires : douze hommes (dix hommes et deux femmes dans une autre version) comme « monnaie d’échange ». En 1965 l’équipe des douze prit place à bord d’un vaisseau
extraterrestre qui les emmena vers la planète Serpo. Le programme d’échange aurait duré jusqu’en 1978. Certains membres de l’équipe des douze seraient morts sur la planète Serpo.

Tous les membres de l’équipe sont aujourd’hui décédés, le dernier survivant de cette extraordinaire aventure serait mort en 2002.
Nous ne nous prononcerons pas sur l’authenticité de toute cette affaire qui à bien des égards paraît douteuse. De fortes présomptions inclinent cependant à penser qu’il s’agit soit d’un canular pur et simple, soit plus probablement d’une manipulation orchestrée à un niveau plus élevé (des services de renseignements américains par exemple) dans le but de faire circuler de fausses informations sur les ovnis et leurs occupants (désinformation amplifiante).

En ce qui nous concerne, nous nous contenterons de noter, une fois de plus, la référence au système stellaire de Zeta Reticuli qui serait la planète mère des Ebens. Nous ne pensons pas qu’il s’agit d’une simple coïncidence mais plutôt d’un élément essentiel qui s’inscrit dans un ensemble plus vaste aux ramifications innombrables. Nous sommes d’ailleurs prêts à parier, que d’ici peu, nous aurons encore une nouvelle affaire impliquant des ovnis et des extraterrestres dans laquelle nous entendrons parler de Zeta Reticuli.


Illustration n°8.
Ci-dessus : Le projet Serpo ou Project Crystal Knight.

Ci-dessus : configuration possible du système Zeta Reticuli déduite des informations recueillies dans le cadre du Projet Serpo. Cette reconstitution hypothétique propose Zeta 2Bb comme étoile autour de laquelle orbiterait la planète Serpo. En fait, aucune information claire et précise n’a été fournie sur ce point
(source : http://serpo.fr/serpo.htm).

8) Les ovnis viennent-ils de Zeta Reticuli ?

Après ce bref tour d’horizon des « affaires » liées à Zeta Reticuli, pouvons-nous en déduire que les ovnis viennent de ce système stellaire ? Pour certains ufologues cela ne fait aucun doute. Ils pensent sincèrement que les mystérieux engins volants qui sillonnent nos cieux depuis au moins la fin de la seconde guerre mondiale sont originaires de ce système. Nous partageons partiellement ce point de vue car nous croyons que l’hypothèse extraterrestre est une bonne explication du phénomène ovni. Bien que cette théorie sur l’origine des ovnis ne nous semble pas totalement irréaliste, nous pensons malgré tout qu’il faut y introduire
quelques nuances.

Si nous nous plaçons d’un point de vue purement théorique, l’hypothèse Zeta Reticuli est parfaitement recevable car rien n’interdit de penser qu’une civilisation de Type II (civilisation de type stellaire) dispose d’une technologie suffisante pour coloniser les étoiles proches de son système dans un rayon allant de une à cent années-lumière (Zeta Reticuli n’est qu’à 39,46 années-lumière du Soleil).

Si nous nous plaçons maintenant d’un point de vue « pratique » dirons-nous, et que nous examinons de près la sémiologie du phénomène ovni, force est de constater que l’extrême diversité de cette sémiologie ne peut se satisfaire d’une seule origine ou d’une seule source.

En d’autres termes les ovnis pourraient provenir de plusieurs civilisations de Type II, et même d’une civilisation hyper-évoluée de Type III, ou civilisation galactique (voir encadré sur la classification des civilisations). La pluralité des ethnies extraterrestres nous paraît être l’hypothèse la plus probable pour expliquer la complexité et la multiplicité des apparitions d’ovnis.

Enfin, si nous faisons le bilan des « affaires » que nous avons abordé dans ce dossier impliquant Zeta Reticuli comme origine du phénomène ovni, nous constatons que bon nombre d’entre elles comportent d’importants éléments de désinformation. Dans le domaine des ovnis, il n’est pas rare en effet que le faux soit mêlé au vrai, le vraisemblable à l’absurde, l’information à la désinformation. Ce constat ne doit pas nous alarmer car il représente une constante à laquelle nous sommes maintenant habitués. Nous pensons que dans certains cas, ceux qui diffusent des informations sérieuses, prennent bien soin par ailleurs de les « déguiser » ou de les travestir en quelque sorte, en les associant à des éléments étrangers et grotesques. L’affaire Zeta Reticuli ne dérogerait pas à cette règle. Le but d’une telle man°uvre pourrait être double :

1) Transmettre de l’information vraie à « dose homéopathique » par des canaux non-officiels pour habituer peu à peu le public à admettre une réalité qu’il est impossible de révéler directement. Internet est de ce point de vue, un excellent canal pour répandre ce genre d’informations « déguisées ».

2) Tester les réactions du public lorsque des informations à la fois vraies et fausses, liées aux ovnis et aux extraterrestres, sont sciemment diffusées par des canaux marginaux, et analyser comment ces informations se propagent dans les milieux visés. L’hypothèse selon laquelle une ethnie extraterrestre originaire de Zeta Reticuli pourrait occuper une place privilégiée dans le cadre d’un scénario de contact (sous la forme d’une rencontre officielle au plus haut niveau avec des représentants terriens par exemple), n’est pas totalement irréaliste. Ce scénario pourrait soit s’être déjà réalisé dans les décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale, ou bien serait susceptible de se produire dans les années à venir. De toute façon, nous croyons que l’étoile Zeta Reticuli n’a pas fini de nous étonner.
Illustration n°10.
Ci-dessus : Le livre du Lieutenant-Colonel Wendelle Stevens intitulé : « UFO Contact from Reticulum », relate les expériences de Bill Herrmann, contacté et abducté : encore une affaire liée a Zeta Reticuli.