Les autorités canadiennes s'intéressent aux ovnis depuis 50 ans

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Publié le 22/12/2017

Les États-Unis ne sont pas les seuls à s'intéresser aux objets volants non identifiés. Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le milieu des années 1990, le gouvernement du Canada a déployé des efforts constants pour enquêter sur les rapports d’ovnis.


Un article du New York Times révélant l'existence d'un programme du département américain de la Défense consacré aux ovnis, qui aurait pris fin en 2012, a fait beaucoup de bruit ces derniers jours.

Cependant, en plongeant dans les archives du gouvernement canadien, on s'aperçoit qu'au fil des ans, l'intérêt d'Ottawa pour les objets volants non identifiés n'était pas moindre.

Formellement, les ministères de la Défense nationale et des Transports, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Conseil national de recherches du Canada se sont tous intéressés et même rapportés des apparitions d’ovnis entre 1947 et 1995.

Selon l'influent ufologue canadien Chris Rutkowski, le Canada collabore avec les États-Unis dans ce domaine depuis des décennies et il est probable que cette collaboration se poursuit encore aujourd'hui.

Des décennies d'analyse

Le gouvernement du Canada a commencé à recueillir des informations sur les objets volants non identifiés en 1947. À cette époque, de nombreux Canadiens avaient toujours dans la mémoire une éventuelle guerre froide ainsi que le dernier conflit mondial. La GRC et le ministère de la Défense recevront plusieurs rapports de citoyens disant avoir vu un OVNI.

En 1952, le gouvernement canadien a établi le projet Second Story, dont l'objectif est d'analyser les preuves liées à l'apparition des soucoupes volantes. Le procès-verbal de la première réunion du comité responsable de ce projet indique que "la fréquence et la persistance des observations d’ovnis tendent à jeter le doute sur la théorie des hallucinations". Il ajoute en outre que des efforts accrus doivent être entrepris afin d’obtenir les données de manière organisée et procéder à l'enquête et à l'analyse requises.

La même année, l'armée américaine lance le projet Blue Book, qui devrait s'achever en 1969. Au fil des années, ses dirigeants compteront plus de 12 600 rapports, dont 701 inexpliqués.

À la fin des années 1960, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), principal organisme de recherche du gouvernement canadien, devient le point de chute des rapports d'observation des ovnis du ministère de la Défense, du ministère des Transports et de la GRC. . Le CNRC a cessé de recueillir des documents en 1995.


Plus de 1000 rapports

Depuis le milieu des années 1990, le gouvernement semble avoir laissé le soin au secteur civil de répertorier et d'analyser les rapports sur les ovnis. L'ufologue Chris Rutkowski reçoit chaque année une poignée de rapports de divers organismes gouvernementaux. «Je soupçonne qu'il y ait eu d'autres rapports d'ovnis qui aient été gardés secrets, mais je n'y ai pas accès pour l'instant», explique l'astronome de formation, qui vit à Winnipeg.

Grâce à ces rapports réalisés par le gouvernement et aux données compilées par des passionnés d'ufologie des quatre coins du Canada, M. Rutkowski produit depuis 1989 un rapport annuel qui rend compte de tous les événements signalés dans le pays.

En 2016, 1131 événements ont été signalés , dont 38,5% au Québec. Après avoir été analysés par un réseau de chercheurs, d'astronomes et de spécialistes de l'aviation, seuls 4% de ces rapports restent inexpliqués, ce qui représente le pourcentage le plus faible enregistré en 28 ans.

"Même si la grande majorité des rapports d'ovni sont explicables, il y a toujours un petit pourcentage d'événements qui restent inexpliqués. Ces rapports ne signifient pas que le Canada a été visité par des extraterrestres, mais ils indiquent que les observations ne peuvent pas être expliquées et nécessitent d'autres études scientifiques ", a déclaré M. Rutkowski.

Le Canada et les ovnis :

Les agences gouvernementales de 1947, y compris le ministère de la Défense nationale, commencent à rassembler des informations sur les ovnis.

1952 : le gouvernement canadien établit le projet Second Story afin d'analyser les témoignages qui rappellent les soucoupes volantes.

1959-1960 : le Canada et les États-Unis mettent en place un système commun de récolte des rapports ovnis.

1968 : le Conseil national de recherches du Canada (CNR) devient le point de chute des rapports sur l'observation d’ovnis.

1995 : le CNR cesse de recueillir des rapports sur les ovnis, laissant la place au secteur civil.

Sourcegranbytimes.com