LE PRINCIPE CEHV
Ou principe de corrélation entre science et spiritualité.


Dossier de Daniel ROBIN

Ci-dessus : une des scènes les plus spectaculaires du film de Stanley Kubrick, « 2001 l’odyssée de l’espace ». Elle montre le « contact » entre deux entités intelligentes appartenant à des civilisations très différentes. Le film pose justement la question de savoir comment pourrait s’établir le « contact » entre nous et une civilisation beaucoup plus évoluée que la nôtre. Dans « 2001 », l’Humanité découvre l’existence d’une civilisation qui pourrait être de Type III.

1) En guise d’avertissement


Pour éviter tout malentendu, une précision préalable s’impose : le Principe CEHV n’est qu’une simple hypothèse de travail. Il relève encore à ce jour du domaine de la spéculation philosophique, ou mieux, de l’imaginaire scientifique. J’insiste : ce Principe n’est pas démontré scientifiquement. Bien que reposant en partie sur des intuitions et sur un ensemble de propositions abstraites, il trouve néanmoins dans la réalité des éléments qui légitiment sont existence. En proposant l’existence d’un tel Principe, j’ai voulu montrer qu’il était possible de2 réfléchir sérieusement sur un ensemble de connaissances parfois très éloignées les unes des autres et de proposer une vision globale cohérente de cet ensemble. Je vous invite donc à méditer avec moi sur ce Principe CEHV. Dans le fond, mon souhait et mon ambition est que cette méditation permette à chacun d’amorcer une réflexion sur la notion de civilisation. C’est pour moi une notion centrale et essentielle qui mérite (en ces temps difficiles) que nous y apportions toute notre attention. J’espère ainsi que ce travail conduira à envisager de nouvelles perspectives sur l’avenir de notre propre civilisation, car nous sommes sur le point de connaître de grands bouleversements et nous aurons sûrement besoin de points de repères pour trouver notre route.

2) Ce Principe est une « loi » de corrélation.


Le Principe CEHV énonce une sorte de « loi » (qui se voudrait universelle) selon laquelle toute expansion durable d’une civilisation dans l’espace et dans le temps doit nécessairement s’accompagner d’une élévation spirituelle correspondante. En d’autres termes, une civilisation dont les ambitions seraient de s’étendre dans un espace de plus en plus vaste (expansionnisme), et de prolonger sa durée de vie sur des centaines, des milliers, voir des millions d’années, devrait nécessairement atteindre des niveaux de conscience en rapport avec ses ambitions. Formulé ainsi, le Principe paraît simple. En fait, il s’enracine dans une argumentation qui touche des domaines de recherche très éloignés les uns des autres (spiritualité, psychologie, astrophysique, exobiologie, ufologie, histoire des civilisations, sociologie). Démontrer seulement la possibilité de l’existence d’un tel Principe s’avère, en définitive, une entreprise très complexe.

3) Une vaste perspective à l’échelle des galaxies.


Ce que nous pouvons d’ores et déjà retenir c’est que le Principe CEHV représente avant tout une vision que l’on pourrait qualifier d’« optimiste » de l’expansion de la vie et de la conscience dans l’Univers. Cette vision suppose, par exemple, l’existence de grandes civilisations extraterrestres qui pourraient occuper des aires aussi vastes qu’une galaxie (voir d’amas galactiques), et qui pourraient être âgées de plusieurs millions (voir de plusieurs milliards) d’années. Officiellement, il n’existe aucune preuve physique de l’existence de telles civilisations. Nous précisons « officiellement », car nous disposons heureusement d’autres sources (voir le volumineux dossier des ovnis) qui laissent entrevoir la possibilité de la présence d’une (voir de plusieurs) civilisation extraterrestre dans notre système solaire. 

4) Le dossier des ovnis.


Nous n’avons pas la preuve absolue que les ovnis sont la manifestation dans notre environnement terrestre d’une civilisation originaire d’une autre planète, mais nous disposons d’un impressionnant réseau d’indices qui vont tous dans ce sens. Le dossier des ovnis est suffisamment solide grâce aux observations de témoins crédibles, aux photos, aux films, aux traces physiques laissées par leur passage, aux analyses de ces traces effectuées par des laboratoires, aux enregistrements radar couplés à des observations visuelles - toutes preuves qui sont dès maintenant disponibles pour ceux qui cherchent sans a priori - pour que l’hypothèse extraterrestre soit recevable sans que cela représente une grave entorse à ce que la science moderne sait de l’Univers.


Pour illustrer notre propos, nous avons choisi de reproduire un extrait de notre roman intitulé : Mandalas « Portes » des « Dieux ». Nous avons choisi ce texte car il donne une définition qui nous semble claire et précise du Principe CEHV. La compréhension de ce Principe n’est pas aisée. Nous sommes aussi conscients que son énoncé rebutera les esprits rationnels peu enclins à jeter des passerelles entre des domaines de la connaissance qui paraissent très éloignés les uns des autres.

- (début de l’extrait) -

Cinquième piste de lecture (énoncé général du Principe) : L’extension « horizontale » (H) de l’Humanité, c’est-à-dire son expansion (E) dans le continuum d’espace/temps (notre Univers à quatre dimensions), doit nécessairement s’accompagner d’une extension « verticale » (V), c’est-à-dire d’une élévation vers les plans supérieurs de la conscience (autres dimensions de l’Univers). A un certain degré d’extension horizontale doit correspondre un degré d’élévation verticale. L’une ne va pas sans l’autre. Cette proposition serait une loi d’évolution des civilisations de Type I, II, III, IV, et V (voir au-delà). C’est le Principe CEHV. Ce principe établi une Corrélation entre l’Expansion Horizontale et Verticale d’une civilisation. En d’autres termes, cela signifie que le développement scientifique et technologique d’une civilisation doit s’accompagner d’un développement spirituel équivalent. Plus la science et la technologie ont de pouvoirs, plus la « sagesse », c’est-à-dire le domaine de la spiritualité, doit être capable de maîtriser ces pouvoirs.

Imaginons que l’Humanité soit en mesure d’explorer les étoiles proches. Dans notre livre, Mandalas « Portes » des « Dieux » (une fiction illustrant ce thème), l’Humanité est parvenue à voyager en dehors du système solaire dans un rayon d’environ 2000 années-lumière. En fait, 2000 années-lumière est une distance qui me semble très exagérée. Il y a peu de chance, en effet, pour que notre technologie puisse nous donner, en si peu de temps, les moyens de nous déplacer aussi loin dans l’univers à la fin du XXIème siècle. Si nous nous basons sur les estimations et les extrapolations les plus récentes en matière de voyages spatiaux, et par voyages spatiaux nous entendons des missions habitées, il n’est même pas certain que nous puissions atteindre à cette date l’étoile la plus proche (Alpha du Centaure) qui n’est pourtant distante que de 4,2 années-lumière. Il est plus raisonnable de penser qu’à la fin du XXIème siècle des êtres humains seront peut être en mesure de franchir les distances, déjà énormes, qui nous séparent des planètes les plus lointaines du système solaire (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, voir Pluton). Cette dernière prévision doit d’ailleurs être envisagée avec beaucoup de réserve car il n’est pas du tout certain que l’Humanité puisse résoudre les graves problèmes qu’elle devra affronter dans un futur proche (dérèglements climatiques, crise de l’énergie, raréfaction des matières premières, démographie galopante, pollution de l’air, de l’eau et des sols, épidémies, etc..). En effet, si ces problèmes ne sont pas résolus, les difficultés économiques qu’ils ne manqueront pas de susciter risquent de compromettre sérieusement les coûteux programmes d’exploration du système solaire par des vaisseaux habités. Si dans notre fiction, nous avons choisi d’envoyer des humains vers le système Deneb, c’est parce qu’il nous semblait qu’une mission ayant pour objectif une planète très éloignée de la Terre était, d’un point de vue strictement romanesque, plus « excitante », dirons-nous, qu’une mission simplement située dans le système solaire. Bien qu’une mission aussi lointaine ne soit pas très réaliste à la date où se situe l’action du livre, nous considérons, cependant, que ce point est secondaire et que, de toute façon, cette invraisemblance n’altère en rien la logique interne du récit.

Ci-dessus : Le vaisseau terrien « fonce » à vive allure à travers l’espace en direction de l’étoile Deneb.


Intervention des « Gardiens de la conscience ». Pour en revenir à la relation que nous avons établi entre expansion horizontale et élévation verticale, il apparaît que les déplacements de l’Humanité dans la Galaxie (la Voie lactée) sont le signe qu’elle a atteint un développement technologique relativement avancé et que cette situation nécessite l’intervention (directe ou indirecte) de ce que nous avons appelé dans notre livre : les « Gardiens de la Conscience ». Cette intervention est avant tout dictée par des considérations d’ordre spirituel. C’est parce qu’il existe un plan spirituel pour notre Galaxie qu’il n’est pas possible de laisser faire n’importe quoi à une civilisation qui commence à essaimer dans la Voie lactée. Dès qu’une civilisation essaime dans les systèmes stellaires voisins du sien, elle est immédiatement mise sous étroite, mais discrète, surveillance pour savoir si elle est en mesure d’entrer dans le cercle d’influence de la civilisation qui gère l’ensemble des systèmes stellaires de la Galaxie. Le plan spirituel dont nous parlons prévoit l’accompagnement et le développement de toutes les formes de consciences émergeantes. Puisque l’Humanité est formée d’êtres vivants conscients, elle fait donc partie de ce plan spirituel, et à ce titre, elle peut bénéficier d’une aide spéciale de la part des « Gardiens de la Conscience ». Si l’Humanité souhaite profiter des bienfaits dispensés par une civilisation de niveau galactique (Type III), dont le « siège » est situé symboliquement au centre de la Voie lactée, il est indispensable qu’elle franchisse certaines étapes de développement spirituel. Ces étapes peuvent d’ailleurs être assimilées à des formes particulières d’initiation au cours desquelles sont franchis des « seuils » de niveau de conscience. Ainsi, le roman laisse entendre que sans cette maturation spirituelle l’Humanité ne pourra pas s’étendre davantage dans la Galaxie. Le Principe CEHV s’applique à toutes les civilisations de notre Galaxie, et il ne peut, en aucun cas, être transgressé.

- (fin de l’extrait) -

5) L’univers spirituel est aussi réel que l’univers physique.


D’un point de vue philosophique, le Principe CEHV tente d’unir science et spiritualité, technologie moderne et sagesse ancestrale, passé présent et avenir. C’est une base de départ pour établir des liens entre ces domaines de la connaissance qui nous paraissent si éloignés les un des autres. Mais nous sommes persuadés que ces liens devront, tôt ou tard, se créer sur Terre. Selon nous, la science moderne entre dans une nouvelle phase de son développement. En repoussant sans cesse les limites de la connaissance elle semble rejoindre - dans ses ultimes avancées et sur certains points - les enseignements spirituels les plus anciens. Le lien entre science et spiritualité n’est pas artificiel. En effet, l’un des fondements du Principe CEHV est que la réalisation spirituelle des individus, ainsi que les multiples degrés de conscience auxquels ils peuvent accéder, sont aussi réels que les découvertes scientifiques et les réalisations technologiques les plus récentes. Comme l’univers physique, celui de l’esprit est sûrement infini. Ces deux univers ne sont pas isolés l’un de l’autre, ils forment au contraire un tout unifié que nous devons intégrer.

6) Deux atouts majeurs.


Avec les ovnis nous avons peut-être la preuve que les voyages interstellaires sont possibles. Demain l’Humanité partira à la conquête d’autres mondes situés dans d’autres systèmes stellaires. Pour réussir dans cette gigantesque entreprise, l’Humanité devra disposer de deux atout majeurs : 1) une technologie de haut niveau capable de résister aux rudes conditions de l’espace interstellaire. 2) des hommes robustes, physiquement et mentalement, qui auront une haute idée de leur mission, qui seront parvenus à un niveau élevé de conscience, et qui incarneront les valeurs spirituelles de notre civilisation. Sans ces deux atouts, il y a fort à parier que nos tentatives d’exploration des mondes lointains ne dépasseront pas le stade de projets seulement capables d’inspirer les auteurs de science-fiction. Si les ovnis sont, comme nous le croyons, la manifestation dans notre environnement terrestre d’une civilisation de Type II, voir de Type III, alors nous avons en quelque sorte la preuve que les voyages interstellaires sont possibles, que des vaisseaux spatiaux sillonnent en tous sen notre Galaxie, et qu’ils peuvent même s’aventurer, au-delà, vers d’autres galaxies du Groupe local.

7) Quel avenir spirituel pour notre planète ?


L’accélération du processus de globalisation auquel nous assistons aujourd’hui semble indiquer que nous nous préparons à entrer dans une ère nouvelle de civilisation qui pourrait peut-être aboutir au Type I, ou civilisation planétaire. Nous disons prudemment, « peut-être », parce qu’il n’est pas certain que nous puissions résoudre les problèmes majeurs qui ne manqueront pas de survenir vers le milieu du IIIème millénaire si nous ne faisons rien : réchauffement climatique, montée des océans, épidémies, fonte des calottes glaciaires aux pôles, pollution des mers, de l’air et des sols, raréfaction de l’eau douce, surpopulation mondiale, épuisement des gisements de pétrole et de gaz naturel, de charbon et d’uranium, raréfaction des matières premières comme les métaux lourds et le bois, disparition des espèces animales, et cette liste est loin d’être exhaustive. Sans verser dans un catastrophisme facile, il faut bien admettre que ces « fléaux » se présentent déjà à nous comme de redoutables défis qui devront être surmontés coûte que coûte si nous voulons vraiment accéder à une civilisation planétaire de Type I.

8) Nous avons besoin d’un renouveau spirituel.


Un des éléments à prendre en considération dans les méthodes ou les stratégies à adopter pour traverser les épreuves qui nous attendent, est celui de la spiritualité et des religions. Le XXème siècle a assisté à un recul très net des religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme, Islam) issues du « Livre » (la Bible). En revanche, et parallèlement à ce déclin, il a vu naître au sein même de ces trois religions des intégrismes violents et radicaux. L’Amérique puritaine de l’ancien Président George W. Bush se réclamait d’un christianisme pur et dur, et se disait prête à partir en croisade contre les « infidèles musulmans ». Autre signe des temps : l’intérêt croissant du public pour tout ce qui touche à l’ésotérisme (magie, alchimie, chamanisme, société secrètes, initiations, etc..), à la parapsychologie, aux anges, aux NDE, aux contacts avec les défunts, et aux ovnis. Pour notre part nous pensons que l’étude approfondie des expériences de mort imminente, ou NDE, jouera sûrement un rôle majeur dans le renouveau spirituel dont nous aurons bien besoin pour affronter les épreuves qui nous attendent dans les décennies qui viennent.

9) Une mutation spirituelle attend l’Humanité toute entière.


Ce point est très important car il montre que la dimension verticale de l’être humain, qui a été évacuée sans discernement par les élites intellectuelles et scientifiques de nos pays (formées dans le creuset de nos universités qui distillent une arrogante idéologie rationaliste et matérialiste), cherche d’une façon ou d’une autre à s’exprimer, même si elle doit pour cela emprunter les voies de la marginalité. Enfin, autre tendance significative : l’attrait pour les religions orientales (Hindouisme, Bouddhisme, Taoïsme, Zen, arts martiaux), et notamment en France pour le Bouddhisme tibétain. La mondialisation, qui dans l’esprit de beaucoup de nos contemporains se limite à la seule mondialisation des échanges économiques et commerciaux, se révèle être aussi celle des échanges culturels et religieux. Plus qu’à un choc des cultures ou des civilisations, c’est plutôt à un processus de mélange et d’interpénétration des cultures auquel nous assistons en ce début du IIIème millénaire. Ce phénomène est déroutant mais il était prévisible. Il ne doit d’ailleurs pas nous alarmer, mais au contraire nous stimuler parce qu’il est sûrement l’annonciateur d’une mutation prochaine. De ce vaste brassage des cultures, des religions et des civilisations, devrait en principe émerger quelque chose de nouveau qui couronnera peut-être harmonieusement cet ensemble momentanément disparate. C’est une véritable mutation spirituelle qui attend l’Humanité toute entière, qui pourra alors envisager sérieusement de bâtir une civilisation de Type I, voir de Type II.

10) Vers une nouvelle forme de spiritualité.

En évoquant ce « quelque chose de nouveau », nous ne songeons pas à une « religion universelle », qui ne serait finalement qu’une religion de plus sur la Terre. Nous songeons plutôt à une nouvelle forme de spiritualité qui pourrait intégrer tout l’acquis spirituel de l’Humanité ainsi que tous les progrès scientifiques et techniques qui nous permettent, aujourd’hui, de comprendre en profondeur le monde physique qui nous entoure. Ce serait alors pour l’Humanité toute entière une avancée décisive si elle parvenait à construire cette vaste vision d’ensemble. Car si nous étions capable d’atteindre ce but, ce serait la grande réconciliation entre science et spiritualité, et de ce mariage fécond naîtrait sans aucun doute des progrès prodigieux que nous ne pouvons même pas encore imaginer.

Daniel Robin Avril 2009

La Terre est en gestation d’une nouvelle forme de spiritualité adaptée aux exigences d’une civilisation planétaire de Type I (Oeuvre de Frédéric Bauche).