Le cosmonaute Pavel Popovich et les ovnis


Publié le 16/06/2014



Le général-major de l'aviation, Romanovitch Popovitch fut premier cosmonaute de l'histoire. Il est décédé le 1er octobre 2009.
 
Fier de ses origines, il fut à deux reprises décorer du prix de « Héros d'union soviétique », ainsi que de nombreuses autres médailles.

Pavel Popovich était un personnage très altruiste et grandement respecté.

Sa vie fut étroitement liée à l'histoire mouvementée de la recherche sur les ovnis en union soviétique après 1978.
 
Popovich est né en Ukraine le 5 octobre 1929 et a débuté comme jeune ingénieur et pilote amateur, avant de rejoindre l'Armée de l'Air soviétique.
 
En 1960, il fut inscrit dans la première équipe de cosmonautes.
 
Popovich fut le quatrième cosmonaute de l'histoire des vols habités et entreprit un cycle complet de formation pour les vols à bord du vaisseau spatial «Vostok».
 
Pavel Popovich a vécu sous l'occupation nazie pendant plusieurs années.

Sachant que le KGB a pris plusieurs mois pour étudier les biographies de chacun des futurs cosmonautes.

Son premier vol fut à bord du vaisseau spatial "Vostok-4" en 1962.

Plus tard, Pavel Popovich participa au programme de recherche soviétique sur l’exploration de la Lune.

Après l'annulation du programme, Popovich suivit une formation concernant les vols habités à bord du vaisseau spatial Soyouz et fut, lors de sa deuxième mission spatiale en 1974, le chef du vaisseau Soyouz-14.

Le nom de code du cosmonaute était Berkut-1 (Golden Eagle).



Après avoir amarré vers la station orbitale Saliout 3 (nom de couverture de la station de combat secrète Almaz -2), Popovich et son ingénieur menèrent des opérations de renseignement militaires. Ils possédaient un équipement infrarouge et optique très puissant, 14 caméras spéciales, .... L'une des tâches était de capturer la station américaine Skylab avec trois astronautes à bord.

Les Américains surnommaient Popovich "l’agresseur". Ce programme soviétique fut néanmoins stoppé plus tard.

Entre les années 1980 et 1989, Popovich servit comme chef adjoint du Centre Gargarin d’entrainement des cosmonautes…

The Salyut 3 (Almaz-2 orbital battle station) during construction.

Président d’une Association Ufologique

En 1990, OYUZUFOTSENTR fut le premier organisme de recherche ufologique d’union soviétique.
Son directeur était V. Ajaja, ainsi qu’un ancien officier de marine, un sous-marinier, un ufologue/conférencier indépendant.
Son président, Pavel Popovich a clairement indiqué dans les entrevues avoir dirigé le SOYUZUFOTSENTR sur ordre de ses amis et des chercheurs d’ovnis.
Popovich n'a jamais été considéré lui-même comme un expert dans le domaine de l'ufologie.
Il a cependant beaucoup aidé les chercheurs indépendants et ceux du programme secret soviétique. Son autorité et sa réputation ont largement contribué à sauvegarder l’organisme de recherche d’Ajaja, en Russie à partir de 1991.


Popovich fait flotté un stylo pour démontrer des lois de l'apesanteur à bord du Vostok-4.


Un programme de recherche secret soviétique sur les ovnis : Popovich et Setka

En 1978, la puissante commission militaro-industrielle a créé deux centres de recherche sur les ovnis, l'un à l'Académie des sciences d'URSS, l'autre au sein du ministère de la Défense soviétique.
 
La recherche sur les phénomènes paranormaux à l'Académie des sciences d'URSS a fait l'objet d'un programme scientifique spécial désigné sous le nom de « Setka-AN ». Le ministère soviétique de la Défense a lancé un programme similaire appelé « Setka-MO ». Les deux centres ont aidé à la recherche sur les ovnis et échangés des informations à ce sujet.
Le premier acte de la Setka-AN fut d’user exclusivement du terme « phénomènes atmosphériques anormaux » à la place de "OVNI".
 
Les debunkers de « Setka-AN » se sont attelé à vouloir prouver que les ovnis n’existaient pas, et qu’il s’agissait essentiellement d’erreurs d’interprétations, de lancements de fusées, ou de foudre en boule.
À noter qu’il y a eu des cas de "phénomènes aérospatiaux anormaux" en même temps que les lancements de missiles mobiles non autorisés, et à d'autres occasions des apparitions d’ovnis lors d'exercices militaires entraînant des ruptures de communications radio et des défaillances d’équipement.
 
Le programme prit fin en 1991, mais un groupe d'experts resta dans le Département de physique et d'astronomie générale de l'Académie des sciences de Russie où ils analysaient les rapports reçus jusqu'en 1996.
 
Les arguments scientifiques concernant la nature des ovnis avaient été mis de côté par les chercheurs militaires; ils portèrent cependant une attention toute particulière à l'hypothèse que les ovnis puissent être des manifestations d'une civilisation extraterrestre.
Ils étaient préoccupés par le comportement imprévisible des ovnis ainsi que les interactions sur la technologie et le personnel militaire.
Ils souhaitaient à tout prix récupérer les propriétés des ovnis à leurs propres fins militaires.
 
En 1984, par la décision du VSNTO (All-Union Council of Scientific Technical Societies), une commission centrale sur les phénomènes anormaux dans l'environnement fut créée avec comme président l’académicien soviétique V. Troitsky, ainsi que l’un de ses adjoints le général-major de l'aviation, pilote-cosmonaute P. Popovich.
 
La Commission a pu voir le jour du fait que les responsables de la recherche universitaire du programme Setka se soient débarrassés des ufologues indépendants, ne laissant que les debunkers et spécialistes militaires des instituts secrets de recherches.


Le building de l’académie impérial des sciences de Saint-Pétersbourg



L'initiative de créer cette commission fut soutenue par des chercheurs militaires. Elle incluait également certains fonctionnaires du ministère de la Défense.
 
Pavel Popovich a joué un rôle dans son fonctionnement, mais en raison de la politique du secret en vigueur et de son serment, il ne pouvait guère révéler tout ce qu'il savait.
Selon lui, la plupart des informations sur les phénomènes anormaux provenaient de personnes dotées d’une bonne santé mentale, des militaires et des pilotes.
Parmi les rapports, beaucoup étaient absurdes, mais certains demeuraient historiquement importants.
 
Les observations d’ovnis ont commencé à être signalées dans les premiers jours qui ont suivi le début de la Seconde Guerre mondiale.
 
Par exemple, au cours de la bataille de Koursk, des aviateurs et des témoins soviétiques au sol ont observé de mystérieux objets dans le ciel.
 
Le 29 mai 1984, le journal Trud publia un article où Popovich évoquait un cas ayant eu lieu le 27 mars 1983, à Gorki (et étudiée par la section Gorki de la Commission). Il s’agissait d’un objet qui volait dans les alentours de l’aéroport de la ville. Les radars de l'aéroport l’ont enregistré sans réussir à l’identifier. Il volait à une altitude de plus d'un kilomètre, et la vitesse d'environ 180-200 km/h.
Le témoin (Contrôleur de vol A. Shushkin) qui avait observé l'objet déclara que la taille était similaire à celle du fuselage de l'avion IL-14. Il ne comportait pas d'ailes et ressemblait à un "cigare". Sa couleur était gris claire, et sa composition rappelait celle de l’acier. Il se déplaçait lentement à travers le ciel et le phénomène dura une quarantaine de minutes.

À une distance de 30 à 40 km au Nord Est de l'aéroport les radars perdurent l’objet de vu.
 
Shushkin raconta que l'ovni était apparu effectivement sur la ville le 28 mars 1983; à une altitude de 400-600 mètres, avant de disparaitre dix secondes après l’avoir aperçu.
 
Un autre épisode eu lieu en janvier 1978, et que Popovich décrit dans le journal « Sotsialisticheskaya Industriya » le 6 août 1984.
 
Pendant le vol d'un YAK-40 sur la zone entre les deux établissements Medvezhye et Nadim, l'équipage remarqua un objet rond dans le ciel; un corps étranger très lumineux qui s’approchait rapidement avant apparaître en face de l'avion.
La taille de cet engin augmentait minute par minute. Lorsque l'accident semblait imminent, l'objet bondit juste devant le nez de l'avion, sans ne causer heureusement de dommages quelconques.


Atterrissage à Moscou d'un Yakovlev Yak-40 (Crédit: Eddie Heisterkamp / Airliners.net)


Le KGB et les archives ufologiques

En 1991, des documents du KGB furent fournis à Pavel Popovich (il les a exhortés à diffuser l'information). Il était le deuxième chef de la Direction du KGB (contre-espionnage) qui avait reçu des informations sur les ovnis. Le fichier (124 pages de texte imprimé) contenait des copies de rapports d'ovnis : manuscrits, dactylographiés, témoignages et notes d’informateurs du KGB, dessins bruts et rapports de témoins oculaires d'ovnis.
Une lettre d'accompagnement fut rédigée par le vice-président du Comité pour la sécurité d’État de l'URSS, NA Sham.
Cette coopération entre les chercheurs d'ovnis et le KGB fut sans précédent et marqua un tournant dans la recherche ufologique en Union soviétique et probablement dans le monde.
 
Des années plus tard, Sham déclara que le KGB n'avait pas été engagé dans la recherche de phénomènes anormaux (il désigna Setka comme l’entité responsable de la recherche).

Roswell
 
En 1992, sur demande des ufologues, Pavel Popovich avait contacté deux ministères russes, afin de savoir si les archives de l'ère soviétique contenaient des documents relatifs à l’incident de Roswell. La réponse du ministère de la Défense indiqua que les fonctionnaires des archives centrales du ministère de la Défense avaient mené des recherches à ce sujet.
Ils n'auraient pas trouvé de matériaux au sujet de Roswell.
La deuxième réponse est venue du ministère de la sécurité russe. Selon lui, on ne note aucun documentaire ou élément matériel sur l'affaire de Roswell, aux États unis en 1947.
 
Du fait que l’espionnage soviétique était très actif aux États-Unis dans les années 1940, accentué par l’intérêt profond de Staline pour les ovnis, les services secrets n’auraient pas raté la moindre info à propos de l’accident de Roswell.


De gauche à droite: Andrian Nikolaïev, Youri Gagarine, Pavel Popovich, son épouse Marina Popovich et
leur fille en vacances en Crimée (1967).


Révélations
 
Après chaque entrevue, Pavel Popovich devait signer un document spécial indiquant qu'il n'allait pas révéler de secrets d'État. Il n'a jamais pu dévoiler tout ce qu'il savait a sujet des ovnis.
 
En 2006, Pavel Popovich a donné une interview à « Bul'var Gordona », un magazine ukrainien (Numéro 31 [67]).
Il leur déclara qu’une ancienne civilisation aurait pu quitter la terre suite à un désastre nucléaire et se réfugier dans une autre planète, visitant notre terre de temps à temps.
 
Il raconta que les habitants des planètes Phaeton et Moonah situés dans la zone de Saturne possédaient trois bases sur Terre. L'une d'elle serait située dans les Andes, l'autre dans un secteur de l'océan Indien, et la troisième dans l'Himalaya, le célèbre Shambala.
La base dans les Andes aurait été démantelée du fait qu’une civilisation humaine se serait approchée de trop près. Enfin il y aurait une dernière base sous-marine au fond de l'océan Indien.
 
Pavel Popovich ne cite malheureusement pas ses sources concernant ces déclarations.


Marina Popovich est un colonel à la retraite de la Force aérienne soviétique, ingénieur, et le légendaire pilote d'essai soviétique qui détient 107 records du monde d'aviation sur plus de 40 types d'avions. Elle est l'un des pilotes les plus célèbres de l'histoire russe. Elle évoque aussi ses expériences avec les ovnis dans son livre intitulé "OVNI Glasnost" (publié en 2003 en Allemagne), des conférences publiques et entrevues. Elle affirme que les pilotes militaires et civils soviétiques ont confirmé les observations d'OVNI et que l'armée de l'air soviétique et du KGB possédent des fragments de ovnis cinq écrasés.
On sait aujourd’hui, grâce à certains cas probants, que des personnalités de ce type sont contactées ou choisies comme récepteurs privilégiés de messages.

Ces témoins sont peut-être sélectionnés selon certains critères : ouverture d’esprit, consciences, personnalités, sensibilités…
Les émetteurs pourraient tout aussi bien être des visiteurs extraterrestres que des voyageurs temporels (voir interview vidéo de Philippe Guillemant)

Pavel Popovich a aussi rappelé son observation d'ovni en 1978, à bord d'un avion allant de Washington vers Moscou, de retour de Pittsburgh. Il se trouvait initialement à une conférence internationale d’académiciens.
 
L'altitude était de 10 500 mètres et Popovich était assis du côté hublot lorsqu’il ressentit comme une pulsion qui l’incitait à regarder vers l’extérieur.
Il remarqua un triangle isocèle à environ un kilomètre et demi de l'avion.
Le cosmonaute s’empressa de prévenir les autres membres d’équipage. Les radars embarqués et opérateurs au sol ne détectèrent rien de non conventionnel ce jour-là.
 
L'équipage a également observé l'objet, et ils estimèrent sa taille à une centaine de mètres. Il ne ressemblait à aucun avion connu.
L’engin se déplacé rapidement (une fois et demi plus vite) alors que l'avion volait à environ 1000 km/h. Cet objet volant les atteignit facilement et ils restèrent sur son champ de vision pendant une minute, mais personne ne fut en mesure de déterminer sa nature.
 
Popovich ne pouvait pas affirmer que son observation représentait un prototype militaire secret, bien que dans 90% soient l’œuvre de ce type d’engins.
 
Dans l'interview accordée à « Fakty 2001 », Popovich déclara que 95% de tout ce qui s'écrit sur les ovnis ne doit guère être pris en compte et donc être considéré comme incohérent.
 
Dans le cadre d’une interview, « Bul'var Gordona »,  le média demanda à Popovich si en tant qu’astronaute, ayant grandi dans une société athée, il croyait en Dieu.
 
Il répondit qu'il avait été baptisé et qu’en 1974, lors de son vol spatial, il avait compris que quelqu’un était responsable de tout ce qui avait été créé au-delà du hublot, c'est-à-dire les étoiles, la lune, les planètes. Quand on voit cela, il devient clair que tout est infini.
 
Popovich a déclaré que « quelqu’un était forcément responsable de toute cette création. Qui a créé les lois de la mécanique céleste ?... Peu importe le nom qu’on lui donne, il est le créateur. »


De gauche à droite: Pavel Popovich, Youri Gagarine, Valentina Terechkova, Valery Bykovsky, Andrian Nikolaïev et Guerman Titov dans un studio de télévision (1963).


Conclusion
 
Popovich a vécu ses dernières années dans un village près de Moscou, surnommé le village des stars vu que 36 anciens cosmonautes y résidaient.
 
Il rêvait de pouvoir voler de nouveau à bord d’un vaisseau spatial et d’observer de nouveau la terre d’en haut. Le nom de Pavel Popovich a été donné à une crête de montagne en Antarctique ainsi qu’à une petite planète.
 
Cette histoire nous a été envoyée par Paul Stonehill et a été co-écrit par Philip Mantle. Elle a été initialement publié sur le site de nouvelles de Russie, la Pravda.

Source : Openminds.tv et Traduction par Ovnis-Direct