L’ARCHE D’ALLIANCE
Et les secrets de la civilisation occidentale.


par Daniel Robin

Ci-dessus : très belle mosaïque représentant deux anges semblant voler au-dessus de l’Arche d’Alliance. Située sur le cul de four de l’abside de l’oratoire carolingien de Germigny-des-Prés (ou église de la Très-Sainte-Trinité), c’est la seule mosaïque byzantine de France. L’oratoire carolingien de Germigny-des-Prés fut construit vers 806 sur le plan d’une croix grecque par Théodulf qui fut le conseiller de Charlemagne. Suivant la tradition patristique, Théodulf interprète l’Arche d’Alliance, avec son contenu, comme la préfiguration du Nouveau Testament (Nouvelle Alliance), du Christ et de l’Eucharistie (manne). D’un point de vue religieux, l’Arche d’Alliance incarne donc l’Ancienne Alliance entre la divinité et les hommes. C’est le « lieu » de sa présence en notre monde, car la divinité « habite » littéralement l’Arche. Le Nouveau Testament ayant maintenant remplacé l’Ancien, c’est le Christ qui devient l’incarnation de la Nouvelle Alliance avec Dieu. Le Christ est la présence de Dieu dans notre monde.

1) Le « facteur exogène » dans la Bible.


Dans le précédent numéro de Top Secret (TS 72), j’ai publié un article sur le phénomène ovni (Apprentissage forcé 1990, la « phase X ») dans lequel je faisais référence au concept de "facteur exogène". C’est un concept que j’aime bien et qui me paraît tout à fait approprié pour décrire dans son ensemble les diverses manifestations du phénomène ovni. Le terme ovni me semble désormais trop connoté et trop réducteur pour désigner cette vaste collection de phénomènes étranges dont nous ne connaissons ni l’origine, ni le mode de fonctionnement, ni les intentions. Tout ce que nous savons a propos de ce phénomène peut se résumer aux neuf points suivants :

.1) Il interfère de façon étroite avec l’Humanité depuis des centaines, et peut-être même, des milliers d’années.

.2) Il est intelligent.

.3) Il ne semble pas hostile ou agressif envers les humains.

.4) Il est parfaitement informé sur ce que nous sommes et sur toutes nos activités. Notre biologie, notre psychologie, et le fonctionnement de nos sociétés ne semblent plus avoir de secret pour lui.

.5) Nous savons qu’il est à la fois matériel et immatériel et que la science et la technologie qu’il met en œuvre dépassent de beaucoup nos conceptions et nos réalisations les plus avancées.

.6) Il est capable de manipuler les dimensions de l’espace et du temps et d’échapper aux contraintes liées à ces dimensions.

.7) Son origine semble extérieur à la Terre (origine exogène).

.8) Nous ignorons les raisons de sa présence sur notre planète.

.9) Malgré cette ignorance, nous soupçonnons que ce phénomène agit selon un « plan » et une logique qui lui est propre et dans un but qu’il a sans doute défini à l’avance. Ce plan défini à l’avance est peut-être un système d’apprentissage renforcé qui comporterait un nombre précis de degrés et d’étapes. Nous avons développé cette hypothèse dans un article précédent publié dans TS numéro 72.

C’est justement en tenant compte des neuf points précédents que je préfère aujourd’hui parler de « facteur exogène » plutôt que de phénomène ovni.

Maintenant, si nous étudions la Bible, et surtout l’Ancien Testament, nous serons immédiatement frappés par le fait que les textes rendent compte à de très nombreuses reprises des activités du « facteur exogène ». Les neuf points que nous venons de définir correspondent à ce qui dans la Bible est présentée comme l’intervention de la divinité (où Yahweh, Yahvé, « YHWH », le Tétragramme) ou d’entités appelées, anges, séraphins, chérubins et Elohim (ou Eloïm), terme qui peut se traduire, entre autre, par « Ceux qui viennent des cieux ». La correspondance est si frappante que j’estime qu’il n’est plus possible d’étudier certains pans entiers de la Bible sans tenir compte de l’intervention du « facteur exogène ».

Je suis conscient que cette interprétation des textes sacrés peut heurter la sensibilité des fidèles des religions juive et chrétienne, mais ils auraient tort de la rejeter sans en faire un examen attentif. En effet, loin de porter atteinte à leurs croyances, l’interprétation que je propose présente au contraire ces croyances sous une perspective nouvelle et un éclairage nouveau, qui intègrent parfaitement leur dimension spirituelle. Loin de rejeter ou de ne pas tenir compte de la dimension spirituelle ou « verticale » inhérente à l’être humain, je suis au contraire convaincu que l’activité du « facteur exogène » a sur elle une incidence directe, et que c’est peut-être même la raison d’être de son interférence constante et soutenue avec l’Humanité.

Ce n’est pas un hasard si nous avons choisi comme exemple l’Arche d’Alliance pour illustrer l’activité du « facteur exogène » dans la Bible. L’Arche est sans doute l’« objet » le plus sacré et le plus énigmatique de toute la religion juive et aussi celui qui manifeste le mieux l’interférence du « facteur exogène » avec les activités humaines. L’Arche est au centre de l’évolution de la civilisation occidentale, et sans elle, nous ne serions pas devenus ce que nous sommes aujourd’hui. Elle a façonné les origines de notre civilisation beaucoup plus profondément que nous ne le pensons d’ordinaire. Nous supposons aussi qu’elle a exercé son action d’une façon souterraine et insoupçonnée tout au long du Moyen Age.

Il existe une raison particulière pour que nous interprétions certains passages des textes religieux comme relatant l’intervention du « facteur exogène ». Cette raison nous l’avons trouvé dans l’étude des évènements qui se sont déroulés à Fatima (Portugal) pendant la période allant du printemps 1915 (avril) jusqu’au 13 octobre 1917. Ces évènements spectaculaires qui sont incontestablement de nature ufologique ont été interprétés à l’époque sous un angle exclusivement religieux et rangés dans la catégorie des « apparitions mariales ». Avec Fatima, nous avons un bel exemple (qui de plus est très récent) du lien étroit qu’entretiennent les activités du « facteur exogène » avec nos croyances religieuses et notre dimension spirituelle.

Soulignons enfin que nous n’avons pas la prétention de traiter dans ce modeste article de toutes les réalités liées à la nature et à l’histoire de l’Arche d’Alliance. Nous n’avons fait qu’effleurer notre sujet qui est d’une très grande complexité. Nous proposons seulement au lecteur une nouvelle grille de lecture des faits relatés dans la Bible, grille qui se situe entre l’interprétation religieuse classique (« déiste ») et l’interprétation « extraterrestre » au premier degré. Nous trouvons cette interprétation au premier degré chez des auteurs comme Eric Von Daniken, Robert Charroux, Jacques Bergier, Guy Tarade, Jean Sendy, et Brinsley Le Poer Trench, qui furent de courageux pionniers et dont les travaux marquent une étape importante dans la vision que nous proposons. Nous reconnaissons tout le mérite de leurs recherches car elles nous ont fourni les bases indispensables qui nous permettent aujourd’hui d’aller plus loin.

Nous pensons cependant que l’interprétation que nous proposons quant à l’origine et à l’influence de l’Arche d’Alliance sur la civilisation occidentale ne représente en définitive que les prémisses d’une relecture totale de l’histoire et des origines de notre civilisation. Avec cette nouvelle grille nous jetons les bases d’une compréhension différente de qui nous sommes et d’où nous venons. Pour nous, c’est toute l’histoire de la civilisation occidentale qui est à réécrire.

.2) L’Arche d’Alliance et le Temple de Salomon.


Rappelons tout d’abord que le Premier Temple, ou Temple de Salomon (voir ci-dessous la reconstitution en 3D, source Wikipédia), a été construit par le roi Salomon au Xe siècle avant Jésus-Christ. Il a été entièrement détruit par Nabuchodonosor II (Empire néo-babylonien) en 586 av. J-C. Le Second Temple fut construit au retour de la captivité des Juifs à Babylone, vers 536 av. J-C. Il fut terminé en 515 av. J-C. Enfin, ce que nous voyons aujourd’hui à Jérusalem ne représente qu’une très petite partie du Temple d’Hérode 1er le Grand qui était une extension du Second Temple. Ce projet d’agrandissement a commencé vers 19 av. J-C et ne fut entièrement terminé qu’en 63 après J-C. Le Second Temple a été détruit par les troupes romaines de l’empereur Titus en 70.

Le Temple de Salomon (Premier Temple) a été édifiée pour recevoir dans le Saint des Saints l’Arche d’Alliance (foederis arca). C’était la seule et unique raison d’être du Temple. Il n’a été édifié que dans ce but. Ce point est très important puisque nous pouvons dire, sans exagérer, que le Temple de Salomon représente un des fondements de la civilisation occidentale. Et pourquoi, le Temple de Salomon qui abrite l’Arche d’Alliance est-il un des fondements de la civilisation occidentale ? Parce que l’Arche d’Alliance est « l’instrument » qui permet d’établir une communication directe avec le Ciel, la « transcendance », Yahvé ou « YHWH », nom du dieu des Hébreux dans l’Ancien Testament. Ajoutons que le nom du dieu des Hébreux, le tétragramme « YHWH », aurait été entendu par Moïse au sommet du mont Horeb dans le désert du Sinaï, lors du fameux épisode du « Buisson Ardent » selon le Tanakh (la Bible hébraïque).

Le Temple, avec l’Arche d’Alliance à l’intérieur, était l’endroit précis où la dimension verticale (spirituelle) et la dimension horizontale (espace/temps, matière) se rejoignaient et coïncidaient parfaitement pour créer une sorte d’ouverture vers d’autres dimensions de la réalité. C’est dans le Temple que ce faisait la jonction entre ces deux « axes » de l’Univers grâce à l’Arche d’Alliance. Nous pouvons même dire que l’Arche était l’équivalent juif de l’Omphalos de Delphes dans la Grèce antique qui était sensé représenter l’endroit où résidait la divinité. De ce point de vue, nous estimons qu’aucune civilisation digne de ce nom ne peut être fondée et se développer naturellement dans l’espace et le temps sans un « lieu » comme celui-ci (Arche ou Omphalos) où se rencontrent les « axes » verticaux et horizontaux de l’Homme et de l’Univers. C’est la condition d’être de toute civilisation, avec tout ce que le concept de civilisation implique. Nous avons développé ce thème dans une étude intitulée, « LE PRINCIPE CEHV, ou principe de corrélation entre science et spiritualité ».

Le Temple est un des lieux (un « pilier ») de rencontre des deux axes mais ce ne fut pas le seul en occident. La Grèce, Rome, ainsi que la civilisation chrétienne possédaient de tels lieux. Le Temple de Salomon était, et est toujours d’ailleurs, le « pilier » juif de la civilisation occidentale. Ce qui nous amène à nous poser la question : mais où se trouve aujourd’hui le « pilier » central de la civilisation occidentale ?


Le Temple de Salomon comportait quatre parties : 1) un parvis sur lequel se trouvaient la mer de bronze et l’autel des sacrifices, 2) un vestibule, 3) le Saint, le Hékal en hébreu, dans lequel se trouvaient la table aux offrandes, un autre autel des sacrifices, les dix chandeliers à sept branches, 4) le Saint des Saints, le Dhébîr en hébreu, abritant l’Arche d’Alliance.

Le Dhébîr était tapissé d’or sur les murs, le plafond et le sol. C’était la pièce la plus retirée du Temple et elle était entièrement vide (à part l’Arche d’Alliance). Le Dhébîr était séparée du Hékal (le Saint) par un double rideau. La Schekinah, ou Présence Réelle de l’Ineffable, habitait le Débhîr. Le Débhîr était réellement sa demeure et le lieu de sa manifestation. Le Débhîr était un cube de 20 coudées de large, sur 20 coudées de profondeur et 20 coudées de hauteur. Ce cube parfait de 20 coudées d’arête est en correspondance étroite avec la Ka’aba, gigantesque cube de pierre vénéré par les Musulmans à La Mecque. La Ka‘aba serait tombée du ciel par une « ouverture » dans l’espace/temps qui coïncide avec l’étoile Polaire. La Ka‘aba mettrait en communication les trois mondes : céleste, terrestre et infernal. Déjà nous comprenons, sans même avoir décrit l’Arche d’Alliance elle-même, que le Saint des Saints du Temple de Jérusalem était le lieu sacré où s’opérait la jonction entre notre monde terrestre avec d’autres dimensions de l’Univers ou d’autres niveaux de réalité. C’était une sorte de « porte » céleste capable d’ouvrir sur un « lieu » situé hors du temps et de l’espace.

Deux descriptions minutieuses du Temple de Salomon sont faites dans le premier livre des Rois (6-7) et dans le second livre des Chroniques (3-4). L’édifice avait une forme rectangulaire et mesurait trente mètres de long sur dix de large et quinze de haut. L’entrée orientée vers l’Est était précédée de deux immenses colonnes de bronze soigneusement travaillées. Une solide charpente de bois supportait une toiture en terrasse. Sur les faces extérieures des murs étaient adossés trois étages de cellules servant aux prêtres et au stockage des réserves. Tout autour, s’étendait une grande cour soutenue par un puissant mur de soutènement en maçonnerie. Notons que l’entrée du Temple était orientée vers l’Est, alors que l’entrée des églises chrétiennes est orientée vers l’Ouest. C’est le chœur de l’église qui est orienté vers l’Est.

3) Le Temple de Salomon et la Franc-maçonnerie.


Un autre point important à souligner est le lien profond qui existe entre la Franc-maçonnerie et le Temple de Salomon et donc avec l’Arche d’Alliance. C’est ainsi que dans les rituels du troisième grade de la franc-maçonnerie (Maître maçon) apparaît la légende d’Hiram, personnage biblique, qui aurait été l’architecte du Temple de Salomon. Le cadre de la légende est le chantier du Temple de Salomon avant la fin des travaux. Hiram inspecte régulièrement le chantier. Il possède un secret. Les ouvriers du chantier sont divisés en trois catégories qui correspondent aux premiers grades maçonniques : Apprentis, Compagnons et Maîtres. Trois ouvriers criminels tentent d’extorquer son secret à Hiram sans attendre de pouvoir recevoir ce secret de manière régulière. Pour cela, ils se postent aux trois portes du Temple. Chacun d’eux bloque successivement le passage à Hiram et exige qu’il révèle son secret. Chaque fois, Hiram refuse et cherche une autre issue. Chaque fois, un des conjurés le frappe. Le troisième coup est mortel. Les criminels emportent alors le corps hors du Temple et l’enfouissent. Salomon ordonne qu’on recherche le corps d’Hiram. Il envoie pour ce faire un certain nombre de frères. On retrouve enfin le corps d’Hiram. Un végétal, généralement l’acacia, marque l’emplacement de la tombe. Ceux qui l’ont retrouvé retournent chercher Salomon. On enterre ensuite le corps avec les honneurs en un lieu privilégié du chantier.

La légende d’Hiram s’arrête ici, mais elle connaît des prolongements dans certains hauts grades maçonniques qui relatent notamment la manière dont les coupables seront punis et la manière dont le chantier du Temple fut poursuivi.

Les « tenues » des Francs-maçons se déroulent dans le Temple maçonnique qui est en correspondance étroite avec le Temple de Salomon.

Dans les loges du Moyen Age construites souvent au pied des cathédrales, les maçons opératifs se transmettaient les secrets de l’Art Royal et du nombre d’or. Ils gardaient aussi la nostalgie de reconstruire le Temple de Dieu en Terre sainte. Aujourd’hui, dans un Temple qui s’inspire dans sa disposition de l’antique Temple de Salomon, les Francs-Maçons pratiquent des rites initiatiques. Pour l’initié, le Temple représente un lieu sacré dans lequel doit s’effectuer sa mutation intérieure. C’est dans le Temple qu’il va subir les épreuves de l’initiation et recevoir la Lumière. C’est dans le Temple qu’il va effectuer ses travaux, prononcer ses serments et rendre hommage au Grand Architecte de l’Univers. En définitive, le mystère du Temple nous révèle que le Temple de Salomon et le Temple maçonnique ne forment qu’un seul et même Temple. Dans le Temple, le franc-maçon peut progresser sur le sentier de la sagesse qui, précisément, faisait la réputation du roi Salomon. Dans le Temple maçonnique comme dans Temple de Salomon les contraintes du temps et de l’espace peuvent être rompues. L’initié est comme « téléporté » dans une autre dimension dans laquelle il ne subit plus les contraintes de l’espace et du temps (changement de datation). C’est là un profond mystère qui met en évidence le fait que le Temple est bien le lieu où s’opère la jonction entre différents niveaux de réalité.

Le Temple maçonnique nous présente l’image d’un carré surmonté par un cercle. Cette superposition du cercle au carré montre la relation entre le Ciel et la Terre, le transcendant et l’immanent. Elle symbolise la relation étroite qui existe entre le monde terrestre où l’homme évolue, et le monde céleste supérieur auquel il aspire et avec lequel il cherche à communiquer.

Il n’est pas exagéré de dire que les fondements de la Franc-maçonnerie se trouvent dans la tradition juive et plus loin encore dans les mystères égyptiens. Au Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) par exemple, cinq degrés se référent à la construction du Temple de Salomon : le Maître Secret (4e), le Maître Parfait (5e), le Secrétaire Intime (6e), le Prévôt et Juge (7e), et l’Intendant des Bâtiments (8e). Le treizième degré du même Rite est celui de Royale Arche ou chevalier de Royal-Arche. Mais de quelle « arche » s’agit-il ? De celle de Noé bien sûr, mais aussi de l’Arche d’Alliance de Moïse qui est l’Arche du Saint des Saints du Temple de Salomon. On trouve aussi dans ce degré des références multiples à la Kabbale, notamment à l’Arbre des Sephiroth. Lors de l’initiation à ce degré, les noms des Sephiroth sont prononcés en hébreu. Le treizième degré est sans doute celui qui est le plus empreint de la tradition ésotérique juive.

Ci-dessus, nous présentons le tableau de la Loge des Maîtres Maçons d’un Temple Bruxellois, avec une explication du tableau, datant de 1745 (source Wikipédia). Ce tableau est particulièrement intéressant parce qu’il montre, sans équivoque, les liens étroits qui unissent la franc-maçonnerie avec le Temple de Salomon et l’Arche d’Alliance. La légende indique qu’en « 1 » est figuré le Temple de Salomon, en « 10 » est figurée l’Arche d’Alliance, en « 6 », l’Autel, en « 5 » le Chandelier à 7 branches, et en « 4 » la table d’oblation des pains. Tous ces éléments figurent dans le Temple de Salomon.

La franc-maçonnerie constitue une des formes d’expression de la tradition judéo-chrétienne au sens où elle unit le judaïsme et le christianisme et donc les deux Testaments, l’ancienne et la nouvelle alliance. De ce point de vue, la franc-maçonnerie opère la synthèse ou la symbiose des deux « piliers », ou axes d’évolution, de la civilisation occidentale. La particularité de la synthèse maçonnique est son développement souterrain et son action occulte. La franc-maçonnerie transmet une initiation et représente en quelque sorte le « cordon » qui relie la civilisation occidentale à son axe vertical originel. Cet axe qui était situé dans le Temple de Salomon et qui était manifesté par l’Arche d’Alliance.

Rappelons qu’à l’entrée occidentale du Temple maçonnique, qui est une salle rectangulaire sans fenêtre, se trouvent les deux colonnes marquées « J » et « B » qui sont les initiales de Jakin et Boaz, noms des deux piliers situés à l’entrée du Temple de Salomon. L’usage de l’hébreu pour les mots sacrés, les nombreux hébraïsmes dans les rituels pratiqués, les continuelles références aux temples de Salomon et de Zorobabel, le calendrier luni-solaire, le travail la tête couverte, la datation rituelle coïncidant à peu de chose près avec la datation hébraïque, tous ces indices, et bien d’autres encore, sont là pour attester de l’importance du trésor symbolique hérité des fils de l’ancienne alliance (judaïsme). Rappelons que le calendrier luni-solaire, tel que les calendriers hébreu, samaritain, tibétain ou chinois traditionnel, est fondé à la fois sur le cycle annuel du Soleil et sur le cycle régulier des phases de la Lune. Pour arriver à faire correspondre le cycle des saisons avec celui des mois, ces calendriers sont basés sur un calendrier lunaire mais où l’année est ajustée environ tous les trois ans avec un mois intercalaire. Les années n’ont donc pas toutes le même nombre de jours (source Wikipédia).

4) Le texte biblique (Exode 25. Versets 1 à 22, source : Bible de Jérusalem).


Nous connaissons, l’histoire, les dimensions, l’aspect extérieur, et les pouvoirs de l’Arche d’Alliance grâce au texte biblique. Voici comment  « YHWH » ordonne à Moïse de construire l’Arche :

« YHWH » parla à Moïse et lui dit :

Dis aux enfants d’Israël de prélever pour moi une contribution.
Vous la recevrez pour moi de tout homme qui la fera de bon cœur.
Et voici la contribution que vous recevrez d’eux : de l’or, de l’argent et de l’airain (du bronze), de la pourpre violette et écarlate, du cramoisi, du lin fin et du poil de chèvre, des peaux de béliers teintes en rouge et du cuir fin, du bois d’acacia, de l’huile pour le luminaire, des aromates pour l’huile d’onction et de l’encens aromatique, des pierres de cornaline et des pierres à enchâsser dans l’éphod et le pectoral.
Ils me feront un sanctuaire pour que je puisse résider au milieu d’eux.
Ils feront le Tabernacle (le sanctuaire), tous ses ustensiles et tout son mobilier, d’après le modèle que je vais te montrer.
Ils feront en bois d’acacia une Arche. Sa longueur sera de deux coudées et demie, sa largeur d’une coudée et demie, et sa hauteur d’une coudée et demie.
Tu plaqueras dessus de l’or pur. Tu la couvriras d’or pur en dedans et en dehors et tu y feras une bordure d’or tout autour.
Tu fondras pour elle quatre anneaux d’or, et tu disposeras ces anneaux à ses quatre angles : deux anneaux d’un côté et deux anneaux de l’autre côté.
Tu feras aussi des barres en bois d’acacia et tu les plaqueras d’or.
Tu engageras les barres dans les anneaux sur les côtés de l’Arche pour qu’elles servent à porter l’Arche.
Les barres resteront dans les anneaux de l’Arche et n’en seront point retirées (sous aucun prétexte).
Tu mettras dans l’Arche le Témoignage que je te donnerai.
Tu feras aussi un propitiatoire d’or pur. Sa longueur sera de deux coudées et demie et sa largeur d’une coudée et demie.
Tu feras deux chérubins d’or repoussé (or battu). Tu les feras aux deux extrémités du propitiatoire.
Fais un chérubin à l’une des extrémités du propitiatoire et un autre chérubin à l’autre extrémité du propitiatoire.
Ils feront les chérubins faisant corps avec le propitiatoire à ses deux extrémités.
Les chérubins auront les ailes déployées vers le haut, par dessus le propitiatoire, et le protégeront en se faisant face l’un à l’autre. Les chérubins auront la face tournée vers le propitiatoire.
Tu mettras le propitiatoire sur le dessus de l’Arche, et tu mettras dans l’Arche le Témoignage que je te donnerai.
C’est là que je me rencontrerai avec toi.
C’est là, du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’Arche du Témoignage, que je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël.

5) La fabrication de l’Arche d’Alliance.


Les règles de fabrication de l’Arche d’Alliance sont d’une grande précision et ce n’est sûrement pas un hasard. D’une façon générale, chaque mot et chaque nom du texte a une importance capitale. Les matériaux à utiliser, la façon d’assembler ces matériaux et les dimensions des différentes pièces constitutives de l’Arche sont soigneusement notés. Toute cette codification rigoureuse répond sans aucun doute à un but précis. On a l’impression de lire la fiche technique, le mode d’emploi ou le manuel permettant de construire une machine. D’ailleurs, il est clairement dit dans le texte biblique que l’Arche est « l’instrument » qui permet de communiquer directement avec « YHWH » : « C’est là que je me rencontrerai avec toi ; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l’arche du témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d’Israël ».

Ci-dessus : proportions de l’Arche d’Alliance : « Ils feront donc une Arche en bois d’acacia, longue de deux coudées et demie, large d’une coudée et demie, haute d’une coudée et demie ».

Dans le texte biblique, les dimensions de l’Arche sont exprimées en coudée et en moitié de coudée. A l’origine, la coudée était la distance depuis le coude replié jusqu’à l’extrémité du doigt du milieu de la main. Elle prenait sa source dans le corps humains, comme toutes les mesures traditionnelles anciennes. Cependant, la détermination précise des poids et mesures dans l’Ancien Testament représente une difficulté qui complique les recherches. Nous constatons, en effet, que l’équivalent de la coudée hébraïque dans notre système métrique moderne n’est pas facile à établir avec exactitude. Les raisons de cette difficulté résultent du fait que les unités de base pouvaient varier avec le temps sous l’influence de telle ou telle culture et aussi de l’absence de référence constante (unité étalon). Les experts ne s’accordent donc pas sur les transpositions des unités de mesure dans notre système métrique. Ce manque de norme durable dans l’utilisation des mesures rend presque impossible, à notre époque, la restitution exacte des dimensions de l’Arche d’Alliance. Nous savons cependant que la coudée, qui est l’unité de base, est la distance qui va du coude au bout du majeur. L’empan (= 1/2 coudée) mesure l’envergure d’une main ouverte. Le palme (= 1/3 d’empan) est la largeur d’une main, les doigts étant resserrés. Le doigt (= 1/4 de palme) correspond à la largeur du pouce.

Ci-dessus : tableau des équivalences dans le système métrique des unités de mesures utilisées dans l’Ancien Testament (source : 456-bible.123-bible).

Nous savons que l’Arche avait les dimensions suivantes :
Longueur : 2 coudées et demie, soit 5 demi-coudées.
Largeur : 1 coudée et demie, soit 3 demi-coudées.
Hauteur : 1 coudée et demie, soit 3 demi-coudées.
Si nous donnons une valeur à la coudée hébraïque, quelles sont les dimensions de l’Arche dans notre système métrique ? Les éléments dont les archéologues disposent à l’heure actuelle permettent de fournir une valeur de la coudée hébraïque commune égale à 44,45 cm (ou 45 cm). Cela nous paraît être une estimation relativement correcte. La coudée égyptienne était de 44,7 cm. Cependant, il existait aussi une coudée dite royale, dont on évalue la longueur à 51,81cm ou 52 cm (52,45cm en Egypte). Les dimensions de l’Arche sont donc les suivantes en prenant pour valeur de la coudée 45 cm :
Longueur : 2 coudées et demie, soit 5 demi-coudées, ou 112,50 cm.
Largeur : 1 coudée et demie, soit 3 demi-coudées, ou 67,50 cm.
Hauteur : 1 coudée et demie, soit 3 demi-coudées, ou 67,50 cm.

Surface de l’Arche : 112,50 x 67,50 x 4 + 67,50 x 67,50 x 2 = 39487,50 cm2 ou 3,949 m2
Volume de l’Arche : 112,50 x 67.50 x 67,50 = 512578.125 cm3 ou 0.513 m3

Ci-dessus : coupe de l’Arche. L’Arche d’Alliance était fabriquée dans du bois d’acacia (sans préciser de quel type d’acacia il s’agissait) et elle était recouverte d’or pur à l’extérieur comme à l’intérieur. La Bible cite 29 fois l’acacia dans l’Ancien Testament. Ces occurrences se trouvent principalement dans le livre de l’Exode et se rapportent essentiellement à la construction de l’Arche (Ex 25.26.36) ainsi qu’à celle de l’autel (Ex 27. Ex 38). En dehors de l’Exode, l’acacia est cité en Deutéronome 10 Verset 3, là encore pour parler de la fabrication de l’Arche d’Alliance. Ces textes nous situent donc lors de la sortie d’Egypte, dans la période de traversée du désert. Il faut remarquer que cet arbre est bien plus présent dans le désert du Sinaï qu’en Palestine (excepté le long du Jourdain). Le bois d’acacia est classé parmi les bois durs, bien qu’il soit très léger. Il peut se conserver très longtemps. Très riche en tanins, hydrophobe (indifférent à l’humidité), il résiste aux parasites et aux rongeurs. Dans l’antiquité, les Egyptiens l’utilisaient pour fabriquer des secrétaires à papyrus, des malles et des coffres à momies. C’est un symbole d’immortalité et de pureté car il est réputé imputrescible. Le bois d’acacia qui est mentionné dans la Bible est le « Shittim » (ou Sethim) qui ne correspond à aucune des variétés présentes en France. Le vrai acacia, le « shittim », est un arbre du désert, au tronc tourmenté et noueux, d’un bois très serré et extrêmement dur et dont les branches sont recouvertes d’épines de trois à cinq centimètres. Ce serait avec le bois de « Shittim » que les Hébreux construisirent l’Arche d’Alliance et certaines parties du mobilier sacré du Tabernacle. Cependant, l’aspect déchiqueté des branches n’est pas sans poser quelques problèmes aux exégètes dont certains pensent qu’il a pu exister, aux temps bibliques, des « Shittim » d’une variété plus élancée et aux branches droites, alors que d’autres se réfèrent aux légendes qui rapportent que le nom de « Shittim » évoque des cèdres qui auraient été plantés dans le désert en vue de la construction de l’Arche. En effet, le prophète Isaïe rapporte ces paroles de « YHWH » : « Je planterai dans le désert, cèdres et acacias, myrte et oliviers » (chapitre 41, versets 19 et 20). Rappelons aussi que selon la tradition, c’est avec les branches de cet arbre que fut tressée la couronne d’épines du Christ. Comme nous l’avons noté avec la légende d’Hiram, l’acacia occupe une place importante dans les rituels du troisième grade de la franc-maçonnerie (Maître maçon). « L’acacia m’est connu », est la réponse que donne le maître maçon lorsqu’on lui demande son grade. Dans le rituel d’élévation à la maîtrise, la branche d’acacia est le « signe » qu’il est impossible de ne peut pas remarquer pour localiser la sépulture de Maître Hiram porteur de la connaissance (« la Connaissance repose à l’ombre de l’acacia »).

Taillés dans un bois très dur et recouverts d’or pur, les panneaux qui ont servi à construire l’Arche devaient offrir une résistance exceptionnelle. Assemblés, ils faisaient de l’Arche une sorte de « coffre-fort » quasiment indestructible, capable de résister au temps et aux aléas de l’histoire. Comme nous l’avons déjà noté, la précision technique avec laquelle l’Arche fut construite montre à l’évidence que cet objet singulier avait été conçu pour effectuer un certain « travail » comme le font toutes les machines. Nous pensons que l’Arche était une « machine » très spéciale qui permettait d’établir une communication entre « YHWH » et le peuple juif. Bref, nous dirions aujourd’hui que l’Arche était un émetteur récepteur en quelque sorte. Mais il devait être aussi plus que cela, et ses pouvoirs devaient beaucoup plus étendus. Le coffre en lui-même fut peut-être conçu pour être un puissant condensateur. Le principe des condensateurs est simple : une couche de matériau très peu conducteur (un isolant électrique ou « diélectrique ») entre deux couches de métal. Dans les postes de radio, on utilise souvent le papier comme diélectrique donc, de la cellulose. Exactement comme le bois de l’Arche qui était enrobé par des feuilles d’or pur. De plus, dans le désert où l’humidité est quasiment nulle, les charges d’électricité statique sont puissantes.

Ci-dessus : deux schémas montrant le principe d’un condensateur électrique. En électricité, un condensateur est un dispositif quelconque pouvant emmagasiner une charge électrique. Un condensateur est constitué de deux plaques conductrices (S), communément appelées armatures, placées parallèlement, face à face et séparées par un matériau diélectrique non conducteur (ε.) et ayant une certaine épaisseur (e), comme l’air, le papier paraffiné ou l’acacia pour l’Arche. Les condensateurs construits avec ces matériaux sont dits non polarisés pour les distinguer des condensateurs électrolytiques. La capacité d’un condensateur correspond au pouvoir qu’a ce dernier d’emmagasiner de l’énergie. Ce pouvoir dépend directement de la façon dont le condensateur est fabriqué. Chaque condensateur est caractérisé par sa capacité. Plus sa capacité est grande, plus le condensateur peut emmagasiner de l’énergie. La valeur de capacité d’un condensateur est calculée à partir de ses dimensions physiques et des matériaux utilisés pour sa construction.

Au-dessus du coffre de l’Arche, « YHWH » commande de fabriquer un propitiatoire : « Tu feras un propitiatoire d’or pur. Sa longueur sera de deux coudées et demie, et sa largeur d’une coudée et demie. Tu feras deux chérubins d’or. Tu les feras d’or battu, aux deux extrémités du propitiatoire. Fais un chérubin à l’une des extrémités et un chérubin à l’autre extrémité. Vous ferez les chérubins sortant du propitiatoire à ses deux extrémités. Les chérubins étendront les ailes par-dessus, couvrant de leurs ailes le propitiatoire et se faisant face l’un à l’autre. Les chérubins auront la face tournée vers le propitiatoire. Tu mettras le propitiatoire sur l’Arche, et tu mettras dans l’Arche le Témoignage que je te donnerai ».

Ci-dessus : représentation artistique de l’Arche d’Alliance montrant le propitiatoire surmonté des deux chérubins avec les ailes déployées par-dessus. Entre les chérubins émerge une lumière qui n’est autre que la mystérieuse Présence Réelle de « YHWH » ou Shekinah. L’Eternel dit à Moïse : « C’est entre les chérubins, du haut du propitiatoire, que je donnerai mes ordres ».

Nous voyons que les dimensions du propitiatoire correspondent exactement à celles du « coffre » de l’Arche : deux coudées et demie sur une coudée et demie. Il le recouvre parfaitement. Le propitiatoire (ou oracle) est une pièce maîtresse de l’Arche qui prouve à l’évidence que ce « meuble » n’est pas un simple coffre de rangement pour des objets sacrés. Nous pouvons dire que le propitiatoire est un endroit spécial où il se passe quelque chose d’une importance extrême pour le peuple juif. Sans le propitiatoire, l’Arche serait privée de toute utilité. Elle ne fonctionnerait pas et serait totalement inopérante. Ce « couvercle » très spécial rend donc l’Arche « propice », efficace et fonctionnelle. Le propitiatoire est de toute évidence l’endroit où se manifeste l’action de la « machine » Arche. Cette action est de manifester la Présence Réelle de « YHWH » ou Shekinah. Le terme Shekinah est dérivé de zhakan qui signifie habiter ou résider. La Shekinah est donc la manifestation de « YHWH » dans notre monde. Avec la Shekinah c’est « YHWH » qui habite parmi les hommes. C’est aussi « YHWH » qui établi le dialogue avec les hommes. C’est dans le propitiatoire que s’opère la liaison entre le « Ciel » et la « Terre », entre l’Homme et « YHWH ».

La question qui se pose est celle de savoir de quelle nature est cette liaison entre le « Ciel » et la « Terre » ? Dire qu’elle est de nature divine me semble nettement insuffisant. D’après les textes, ce qui se déroule dans le propitiatoire est un phénomène d’une grande puissance, et de ce fait, il est aussi considéré comme très dangereux pour l’être humain qui voudrait s’en approcher de trop près.

Pour l’anecdote, rappelons que l’écrivain français Robert Charroux pensait que « l’Arche n’était rien de plus qu’une arme impressionnante capable de produire de l’énergie électrique ». « L’Arche d’Alliance pouvait être une sorte de coffre-fort électrique capable de générer de fortes décharges de l’ordre de 500 à 700 volts ». « Isolée, l’Arche s’auréolait parfois de rayons de feu, d’éclairs, et, lorsqu’elle était touchée, elle donnait des secousses terribles. En pratique, elle se comportait exactement comme une pile de Leyde ».

Pour assurer la garde de l’Arche, Moïse imposa à son peuple toute une série de dispositions très précises qui devaient être scrupuleusement respectées. L’Arche était gardée par les fils d’Aaron (cohanim), et les Lévites qui étaient chargés de porter l’Arche, ne pouvaient pas s’en approcher tant qu’elle n’était pas recouverte.

Pendant l’Exode, lors des arrêts, l’Arche était entreposée à l’intérieur d’une « Tente du Seigneur » qui était une sorte de temple démontable. Pendant les marches, elle était portée à l’avant du peuple et personne ne devait la toucher. Il semble que les manifestations de l’Arche n’étaient pas contrôlées par les prêtres. Ils n’étaient, en définitive, que les spectateurs impuissants des effets de sa redoutable puissance.

Pour l’écrivain suisse Enrich Von Daniken la conception de l’Arche était d’origine extraterrestre. Pour lui, le propitiatoire fonctionnait comme une sorte de poste émetteur/récepteur et permettait ainsi à Moïse de communiquer directement avec une entité extraterrestre appelé « YHWH ». C’est ce que nous appelons l’hypothèse extraterrestre au premier degré, ou HET1, qui est très insuffisante dans sa formulation habituelle pour rendre compte de l’intégralité des phénomènes décrits dans la Bible.

Dans un article écrit par G. Pécoul et F. Morin d’après le livre de Christian de Biasi intitulé « Futur Antérieur » (Editions la Pensée Universelle, chapitre 1 à 5), article publié sur le site Internet Morphéus ( http://www.morpheus.fr/spip.php?article20 ), les deux auteurs n’hésitent pas à écrire que « Moïse était donc bien en présence d’un haut-parleur rudimentaire : le propitiatoire, en vibrant au-dessus de la caisse de résonance (intérieur de l’Arche) sous l’impulsion du champ électrique modulé capté par le condensateur (charge électrique de l’enveloppe de l’Arche), restituait la parole de l’Eternel. Celle-ci était vraisemblablement captée et transmise à l’Arche par les deux barres servant à la transporter, d’où l’ordre de ne jamais les retirer, car elles faisaient office d’antennes. Christian de Biasi a estimé la capacité du condensateur que représente l’Arche : environ 0,0025 micro-farads, une capacité parfaitement convenable pour l’UHF (Ultra Haute Fréquence) ».

Dans son ouvrage intitulé « Les Chroniques des Mondes Parallèles » (Editions Robert Laffont, collection les énigmes de l’univers, 1974), l’écrivain Guy Tarade se penche sur les mystères de l’Arche d’Alliance. D’abord il estime que la divinité n’avait sûrement pas besoin d’un tel instrument pour dialoguer avec Moïse et les prêtes. La divinité n’a-t-elle pas le pouvoir de s’adresser directement aux humains sans avoir besoin d’un « coffre » comme intermédiaire ? Donc, pour lui, Moïse était en communication avec une entité qui n’était pas Dieu. Il suppose aussi que l’Arche était avant tout un émetteur d’énergie capable d’emmagasiner un puissant potentiel. En outre, l’Arche était très dangereuse pour celui qui n’était ni expérimenté, ni habilité à la manipuler. En effet, le Premier Livre de Samuel décrit dans son cinquième chapitre les désastres provoqués par l’Arche chez les Philistins qui s’en étaient imprudemment emparés. Lorsque les Philistins transportèrent l’Arche (l’émetteur d’énergie) à Ekron, les Ekroniens poussèrent des cris : « On a transporté chez nous l’Arche du Dieu d’Israël pour nous faire mourir, nous et notre peuple ! ».

Par ailleurs, Guy Tarade conteste la version selon laquelle les plans de l’Arche auraient été donnés par « YHWH » à Moïse au mont Sinaï. Pour lui, l’Arche serait d’origine Egyptienne et Moïse l’aurait dérobé au moment de sa libération de la captivité d’Egypte. Ce seraient les Egyptiens qui auraient été en quelque sorte les « inventeurs » de l’Arche et l’auraient utilisé pour maintenir l’équilibre et la puissance de leur civilisation. C’est une thèse qui est souvent défendue par les chercheurs qui ont tenté de percer les mystères de l’Arche, d’autant plus qu’il est tout à fait vraisemblable que les Egyptiens possédaient des « machines » similaires et capables des mêmes prouesses que l’Arche d’Alliance.

En ce qui me concerne, je ne pense pas que Moïse se soit emparé d’une « arche Egyptienne » au moment de quitter l’Egypte. Je crois au contraire que c’est « YHWH » qui a donné à Moïse, au mont Sinaï, toutes les indications nécessaires pour en fabriquer une sur mesure si je puis dire. L’Arche de Moïse était une « machine » destinée spécialement au peuple juif avec des caractéristiques spécifiques pour qu’elle fonctionne dans ce cadre précis.

6) « L’énigme Moïse ».


Pour comprendre la raison d’être de l’Arche d’Alliance il faut aussi se pencher sur « l’énigme Moïse », personnage extraordinaire et démesuré qui occupe une place centrale dans la Bible. Cette Bible qui, ne l’oublions pas, est aussi le texte fondamental et fondateur de la civilisation occidentale. Notons tout d’abord que Moïse est le personnage le plus cité dans l’ensemble des textes bibliques, apparaissant à 765 reprises dans la bible hébraïque - dont 290 fois dans le seul Livre de l’Exode - et à 79 reprises dans le Nouveau Testament. La figure de Moïse est essentiellement celle d’un médiateur qui assure le lien entre la divinité et l’homme et aussi celle d’un législateur qui serait l’auteur du Pentateuque (source : Wikipédia). Dans le livre de L’Exode, Moïse est également présenté sous une apparence supra-humaine après sa rencontre avec « YHWH » au sommet de la montagne. Après cette rencontre décisive, son visage irradie et toute sa personne est marquée d’une aura surnaturelle. Mais que s’est-il donc passé au sommet du mont Sinaï ?

Si nous relisons l’Ancien Testament (Exode 19. Versets 16 à 25), nous trouvons ce passage stupéfiant qui décrit l’arrivée de « YHWH » au sommet de la montagne :

« Le surlendemain, dès le lever du jour, il y eut des coups de tonnerre et des éclairs. Une épaisse nuée couvrit la montagne et l’on entendit un son de corne très puissant (le bruit fait par une machine venue de l’espace ?). Dans le camp, tout le peuple se mit à trembler de peur. Moïse fit sortir tout le monde du camp, à la rencontre de « YHWH ». Ils se tinrent au pied de la montagne. Le mont Sinaï était entièrement enveloppé de fumée parce que « YHWH » était descendu là au milieu du feu, et la fumée s’élevait comme celle d’une fournaise. Toute la montagne était secouée d’un violent tremblement de terre (fortes vibrations du sol ?). Le son du cor allait en s’amplifiant énormément. Moïse parla, et « YHWH » lui répondait dans le tonnerre. « YHWH » était descendu sur le sommet du mont Sinaï, et il appela Moïse. Moïse monta alors au Sinaï. « YHWH » lui dit : redescends avertir le peuple de ne pas se précipiter vers « YHWH » pour le voir, car beaucoup d’entre eux y perdraient la vie (sous l’effet de dangereuses radiations ?). Même les prêtres qui s’approchent de moi doivent se purifier, sous peine de voir « YHWH » décimer leurs rangs. Moïse dit à « YHWH » : le peuple ne saurait gravir le mont Sinaï puisque tu nous as toi-même prescrit de fixer des limites autour de la montagne et de la tenir pour sacrée. « YHWH » lui répéta : va, redescends, et puis tu remonteras avec Aaron. Mais que les prêtres et le peuple ne se précipitent pas pour monter vers moi, de peur que je ne décime leurs rangs. Moïse redescendit vers le peuple et leur fit part de ce que « YHWH » avait dit ».

Les pouvoirs de Moïse étaient si étendus et si spectaculaires, que de nombreux auteurs ont suggéré qu’il avait été initié aux mystères du culte Egyptien. Moïse, abandonné par sa mère, avait été recueilli par la fille du Pharaon. Il passa donc toute sa jeunesse au milieu de l’aristocratie Egyptienne et nous supposons qu’il partagea les connaissances et les pouvoirs des prêtres et savants Egyptiens. Instruit auprès des initiés des temples, Moïse connaissait l’existence des « arches Egyptiennes » et savait aussi les manipuler sans danger. Ce ne fut donc pas un problème pour lui quand il reçu directement de « YHWH » l’ordre de construire une nouvelle arche pour le compte exclusif du peuple juif. La nouvelle Arche n’était pas la copie exacte de ses sœurs Egyptiennes mais son principe de fonctionnement devait être très similaire.

Dans notre langage contemporain, nous dirions que Moïse était un « contacté », étroitement « connecté » à une forme d’intelligence non-humaine, que j’appelle pour ma part le « facteur exogène », et sans doute « enlevé » (abducté) à de nombreuses reprises tout au long de sa vie. Soulignons enfin que Moïse était capable d’approcher de très près le vaisseau de « YHWH » sans subir le moindre dommage corporel alors que les prêtres et les gens du peuple auraient été immédiatement décimés par cette redoutable présence s’ils étaient montés au sommet du Sinaï. Moïse était-il un simple terrien mortel, comme les gens du peuple ? N’a-t-il pas bénéficié d’une modification de son génome pour que son corps puisse résister aux effets nocifs de la présence de « YHWH » ? Etait-il un être hybride et amélioré ?

Ci-dessus : à gauche, représentation artistique du mont Sinaï au moment où s’est posé le vaisseau de « YHWH ». « Le mont Sinaï était entièrement enveloppé de fumée parce que « YHWH » était descendu là au milieu du feu et la fumée s’élevait comme celle d’une fournaise. Toute la montagne était secouée d’un violent tremblement de terre (fortes vibrations du sol) ». A droite, une des scènes du film « Rencontres du troisième type » de Steven Spielberg (sorti en France en 1978). La similitude des situations dans ces deux documents est troublante : au sommet d’une montagne un phénomène d’origine céleste se manifeste en produisant des effets lumineux et sonores violents. Dans les deux cas, le sommet de la montagne est considéré comme une zone interdite qui doit rester hors d’atteinte du peuple. Dans le film, la montagne est Devils Tower (la « tour du diable ») qui à la forme d’un monolithe et qui est située dans le Wyoming. Dans les deux cas, un être humain privilégié entre en contact avec une forme d’intelligence qui n’est pas de notre monde (Moïse et Roy Neary dans « Rencontres du troisième type »). Dans les deux cas, cette arrivée d’un phénomène céleste va provoquer une sorte de « rupture » dans la vie et l’évolution de la société visée.

7) Tentatives de représentation de l’inconnu.

Nous vivons dans une société où la technologie occupe une place centrale et nous réinterprétons désormais les textes anciens à l’aune de notre vision scientifique et technicienne de la réalité. Les ouvrages de Robert Charroux et d’Enrich Von Daniken sont significatifs de cette tendance qui, si elle peut paraître simpliste et même caricaturale dans certains cas (comme dans celui de l’Arche d’Alliance par exemple) peut néanmoins ouvrir des perspectives nouvelles sur la façon dont s’est opérée l’ingérence (je préfère d’ailleurs le terme d’interférence à celui d’ingérence) de ce que j’appelle le « facteur exogène » dans la genèse et l’histoire des civilisations.

Pour pouvoir espérer comprendre la nature et les mécanismes de cette interférence du mystérieux « facteur exogène », il faudrait d’abord réexaminer les définitions que nous donnons habituellement aux concepts d’extraterrestres, de religion, de spiritualité, de divinité, de civilisation et de technologie, mais ce n’est pas le sujet de la présente étude. Relevons seulement qu’entre une interprétation exclusivement religieuse (ou purement « déiste » si l’on préfère) de certains passages de l’Ancien Testament, et une interprétation que nous qualifierons d’« extraterrestre au premier degré » (HET1) de ces mêmes passages (Charroux, Von Daniken, Sendy, Bergier, Tarade, Le Poer Trench), il y a la place pour une interprétation intermédiaire plus subtile qui pourrait être à la fois « extraterrestre » et « spirituelle ». Cette position intermédiaire suppose que les concepts de « spiritualité » (de divinités en somme) et d’« extraterrestres » (ou de « facteur exogène » pour nous), ne soient pas exclusifs l’un de l’autre mais pourraient au contraire avoir de nombreux points communs. La question qu’il convient de se poser dans ce cas est celle de savoir quelles définitions nous envisageons de donner à ces concepts en dehors des définitions généralement admises. C’est ainsi que nous entendons poser la problématique d’une nouvelle interprétation de la fonction de l’Arche d’Alliance dans le déroulement de l’histoire de la civilisation occidentale. Nous verrons plus loin que le parallèle que nous établissons entre l’Arche et le monolithe noir du film « 2001, l’Odyssée de l’espace » peut nous permettre d’appréhender cette position intermédiaire située entre l’interprétation religieuse la plus littérale et l’hypothèse extraterrestre la plus grossière.

Il est facile de constater que nous interprétons toujours l’inconnu à partir du connu. C’est un mécanisme mental tout à fait normal qui permet de se faire une représentation cohérente (et même rassurante) d’une réalité qui semble sortir de notre cadre habituel de référence. Si nous savions reconnaître que nos modèles d’explications de l’inconnu ne correspondent pas forcément à ce qu’est réellement cet inconnu, nous ferions non seulement preuve d’une grande humilité, mais cela nous permettrait sûrement de progresser dans l’élaboration de nos représentations. De grossières, elles deviendraient de plus en plus fines et subtiles.

Selon moi, les modèles de représentation fournis par Robert Charroux et Enrich Von Daniken pour tenter d’expliquer les mystères de l’Arche d’Alliance sont grossiers. Mais cela est inévitable dans la mesure où ils se basent sur les connaissances scientifiques et techniques de leur époque et sur la façon dont ils se représentent une intervention d’origine extraterrestre. Pour eux, l’Arche est un vulgaire poste émetteur/récepteur fabriqué selon des instructions précises fournis par des extraterrestres dans le seul but de communiquer avec eux.

J’estime que ce modèle d’explication de l’Arche d’Alliance n’est pas crédible pour les raisons suivantes :

.1) Il est peu probable qu’une civilisation extraterrestre très évoluée veuille communiquer avec nous en utilisant un poste émetteur/récepteur, ou une sorte de « téléphone portable » (en l’occurrence l’Arche), relevant d’une technologie primitive. De toute évidence, la fonction de l’Arche n’est pas d’entretenir une liaison téléphonique permanente entre un groupe spécifique d’humains et les extraterrestres. Si les extraterrestres avaient vraiment l’intention de communiquer avec nous (ce qui est à mon avis une option peu probable) je pense qu’ils s’y prendraient autrement.

.2) En ce qui me concerne, je pense que la relation que nous entretenons avec le « facteur exogène » n’est pas une communication dans le sens que nous donnons habituellement à ce terme, c’est-à-dire un dialogue ou un échange entre deux personnes de niveau sensiblement égal. En effet, pourquoi voudrait-il communiquer avec une espèce aussi primitive que la nôtre ? Nous étudions les fourmis, nous essayons de comprendre comment fonctionne une fourmilière, mais les myrmécologues (entomologiste spécialisé dans l’étude des fourmis) éprouvent-ils le besoin de communiquer avec l’objet de leur étude ?

.3) Il ressort du texte biblique qu’en ordonnant à Moïse de construire l’Arche, l’intention de la divinité est d’assurer sa présence au milieu du peuple juif : « Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux ». L’Arche joue en quelque sorte le rôle de « tête pont » de la divinité au cœur de la société juive. La question que nous devons alors nous poser est celle de savoir pourquoi la divinité souhaite « habiter » au milieu de ce groupe humain spécifique ?

.4) En réponse à cette dernière question je serais tenté de faire un rapprochement, que certains jugeront audacieux, entre l’Arche d’Alliance et le fameux monolithe noir qui occupe une place centrale dans le film « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick (sortie : 1968). Bien que ce rapprochement soit osé, il peut néanmoins éclairer le lecteur sur la façon dont je perçois la nature et la fonction de l’Arche.

Tout comme le monolithe, l’origine de l’Arche n’est pas de ce monde. Dans les deux cas, l’origine est extérieure à la Terre. Tout comme le monolithe, l’Arche pourrait bien être une sorte de « machine » issue d’une technologie extraterrestre très en avance sur la nôtre et dont l’activité serait perçue par les humains comme magique ou miraculeuse. Pour les juifs, l’Arche est un instrument divin, une manifestation de la divinité. De même, le monolithe noir semble proche du divin tellement ses pouvoirs sont grands. Tout comme l’Arche, le monolithe se présente sous la forme d’un volume dont les dimensions sont d’une grande précision et les rapports entre ces dimensions ne doivent rien au hasard. L’Arche et le monolithe sont donc deux « machines » aux pouvoirs extraordinaires qui surgissent dans l’histoire de l’Humanité et interfèrent avec elle de façon significative. Ces « machines » sont même capables d’infléchir la courbe évolutive de l’Humanité. En effet, que serait devenu le destin du peuple juif s’il n’avait pas possédé l’Arche, et que serait devenu le destin de l’Occident si le peuple juif n’avait pas été guidé et protégé par l’Arche ? C’est précisément ici que nous touchons aux profonds mystères qui lient l’Arche et la courbe évolutive de la civilisation occidentale comme l’indique le titre de notre dossier. Pour ceux qui sont familiers du film de Kubrick, ils comprendront immédiatement le rapprochement.

Il y a quelques années (février 2008), j’ai écrit un texte dans lequel je décrivais les six principaux types de  « comportements » du monolithe noir.

8) L’Arche et le monolithe


Si la véritable nature du monolithe reste un mystère, nous pouvons malgré tout examiner son « comportement » dans le film « 2001, l’Odyssée de l’espace ». Cet examen nous amène à considérer six comportements principaux du monolithe :

.1) Le monolithe est capable d’exercer une « influence » à distance sur les créatures vivantes.

De quelle nature est cette « influence » ? C’est encore un mystère. Ce qui paraît envisageable, en revanche, c’est une action directe sur le matériel génétique humain avec l’intention d’infléchir le cours naturel de l’évolution d’une espèce. Le monolithe a le pouvoir de produire des mutations biologiques. L’apparition du monolithe chez les pré-humains, dans la première partie du film, est, à cet égard, relativement explicite. Le monolithe pourrait alors être considéré comme une sorte d’ « accélérateur d’évolution ».

Nous pouvons établir un parallèle entre ce premier type de comportement du monolithe et l’Arche d’Alliance. Elle aussi est capable d’exercer une « influence » à distance sur les créatures vivantes. L’Arche concentre en elle-même une énergie si importante qu’elle est capable de détruire une ville entière. Le livre de Josué relate, en effet, la prise de Jéricho et comment, le septième jour après l’arrivée des Hébreux, les murailles de la cité s’effondrèrent. Jéricho fut rasée intégralement une fois que les prêtes, munis de sept chofars (trompettes), eurent défilé sept fois autour de la cité avec l’Arche d’alliance. Citons un autre exemple de l’action à distance de l’Arche. Un jour, deux calomniateurs complotèrent contre Moïse. Ces calomniateurs incitèrent les Hébreux à ne pas l’écouter et à refuser de se conformer à la loi divine. La riposte de l’Eternel ne se fit pas attendre et fut très radicale : « Envoie-les moi devant l’Arche », dit-Il à Moïse. Sans vêtements protecteurs, les deux calomniateurs furent immédiatement foudroyés. Des yeux d’un des chérubins, deux faisceaux jaillirent, dont chacun se sépara en deux parties, aussi longs et minces que des fils d’or. Ces quatre faisceaux entrèrent dans les quatre narines des deux agitateurs impies, et sans bruit, sans un cri, dans leurs corps intacts, leurs âmes furent brûlées dit-on. A la fin du film, « Indiana Jones et les aventuriers de l’Arche perdue » (1981), nous voyons une scène similaire à celle décrite dans la Bible lorsque les soldats nazis sont littéralement pulvérisés de l’intérieur par de puissants courants d’énergie générés par l’Arche.

.2) Le monolithe est capable d’émettre des signaux sur de très longues distances. Nous savons, en effet, que peu après sa découverte sur la Lune dans le cratère Tycho, le monolithe a émis un puissant signal en direction de Jupiter qui a fortement incommodé les astronautes présents dans la cavité où le monolithe était exposé. Le signal indiquait explicitement une direction.
          
Il n’est pas déraisonnable de penser que l’Arche était capable d’émettre des signaux sur une plus ou moins longue distance. Cette « caractéristique technique » de l’Arche si je puis dire, peut d’ailleurs parfaitement s’expliquer si nous admettons qu’elle était sous contrôle (à distance) et qu’elle était aussi chargée de recueillir des informations sur son environnement. Si l’Arche était une « machine », elle devait être capable d’émettre des signaux (radio ou autres) ne serait-ce que pour maintenir un lien avec l’intelligence (le « facteur exogène ») qui l’utilisait à ses propres fins.

.3) Le monolithe noir surveille son environnement. Il est en mesure de détecter l’apparition d’une forme de vie intelligente et évoluée sur une planète. C’est donc bien une « sentinelle ».
L’Arche était peut-être aussi une sorte de « sentinelle », mais pas dans le sens où l’était le monolithe noir dans le film de Kubrick. Son objectif était sans doute de surveiller, d’encadrer et de guider les activités du peuple juif.

.4) Le monolithe est aussi une sorte de « moyen de transport » puisqu’il est capable d’ouvrir une brèche (une sorte de « route » ou de « porte » des étoiles) dans le continuum de l’espace/temps. Ces brèches permettent des déplacements rapides dans la Galaxie (voir la scène du « trip » final).

Bien que le rapprochement avec l’Arche ne soit pas aisé à établir, il n’est pas interdit de penser qu’elle ait été, malgré tout, un moyen de transport tout à fait particulier. Pas un moyen de transport physique classique capable d’enlever le corps de Moïse au ciel par exemple, mais plutôt une technologie ayant le pouvoir de manipuler la conscience et de la diriger vers d’autres niveaux de réalité (ou d’autres dimensions). C’est certes une hypothèse fantastique, mais elle est tout à fait recevable si l’on examine de près la phénoménologie des enlèvements (abductions) qui représentent, selon moi, un mode d’interférence (parmi d’autres) entre le « facteur exogène » et l’Humanité. Dans cette phénoménologie, il ressort que les personnes dites « enlevées » ne le seraient pas forcément physiquement, mais qu’elles vivraient une sorte de décorporation (sortie hors du corps ou O.B.E) et qu’elles seraient alors « transportées » dans une autre réalité.

.5) Le monolithe est un « créateur de vie », puisque à la fin du film il semble redonner la vie à Dave. La mort de Dave est immédiatement suivie de sa résurrection sous la forme d’un fœtus. Cette scène finale suppose de la part du monolithe une incroyable capacité de manipulation des organismes vivants.

En ce qui concerne l’Arche, il n’est pas interdit de penser qu’elle possède, elle aussi, une incroyable capacité de manipulation des êtres vivants. Il est peu vraisemblable qu’elle soit en mesure d’opérer la résurrection d’un être humain à l’instar du monolithe, mais il n’est pas exclu cependant, qu’elle ait exercé une forte influence (dont la nature exacte nous échappe) sur tous les êtres humains qui vivaient dans son environnement immédiat. 

.6) Les actions du monolithe semblent étroitement liées aux alignements planétaires (le fameux « alignement magique ») : alignement, Lune, Terre, Soleil, et alignement Jupiter, satellites galiléens. Ce point reste très mystérieux. Les alignements agiraient-ils comme des signaux déclencheurs. En additionnant leurs forces gravitationnelles les planètes créeraient-elles les conditions nécessaires et favorables à l’action des monolithes ? Nous ne pouvons malheureusement qu’émettre des hypothèses. En tout cas, ce comportement étrange donne l’impression que l’action des monolithes est en quelque sorte déterminée par des conditions externes liées aux planètes sans que nous puissions expliquer comment s’opère le lien. Le monolithe ne serait qu’une étape dans le processus évolutif.

Lorsque j’ai vu pour la première fois « 2001 », j’ai pensé que le monolithe noir était Dieu, tant ses pouvoirs semblaient immenses. Cette pensée n’était pas absurde, puisque dans l’esprit d’un gamin de douze ans, l’accumulation de tant de pouvoirs ne pouvait être le fait que d’une divinité. C’est sûrement la première idée qui traverserait l’esprit d’un homme qui ne pourrait ni comprendre, ni imaginer, ce que serait capable de faire une technologie ayant des millions d’années d’avance sur nous. Mais c’est une interprétation qui ressort encore de la pensée magique. En effet, les pouvoirs d’une telle technologie ne pourraient nous apparaître que comme des pouvoirs magiques. Or, il n’y a aucune magie dans les prouesses réalisées par le monolithe. Par ailleurs, si le monolithe est une entité organisée consciente, cette entité est peut-être parvenue au stade d’une quasi-immortalité. L’immortalité serait donc possible dans l’univers matériel. Nous pouvons aussi imaginer qu’au-dessus du monolithe existe une forme d’existence plus évoluée, purement énergétique (de l’énergie pure), qui serait parvenue à une immortalité immatérielle. Dans ce cas, le monolithe n’incarnerait plus l’ultime étape de l’échelle évolutive, mais seulement l’un de ses maillons intermédiaires. Alors une pensée vertigineuse traverse notre esprit : l’échelle de l’évolution cosmique pourrait être quasiment infinie vers le haut. Le monolithe ne représenterait lui aussi qu’un degré, un niveau, certes très élevé, mais pas le plus haut sur l’échelle évolutive de la vie et de la conscience. Mais jusqu’où irait cette échelle ? Et si la distance entre le sommet de cette échelle évolutive et le monolithe était aussi grande que celle qui sépare l’homme d’aujourd’hui du monolithe ?

Le monolithe semble programmé pour « s’éveiller » lorsqu’une forme de vie évoluée apparaît sur la planète où il a été déposé. De même, il paraît caler son activité sur les alignements célestes. Dans l’esprit de Stanley Kubrick, le monolithe noir était une machine de type « sonde de Von Neumann » capable d’agir seule en fonction des modifications de son environnement. Pour l’Arche d’Alliance la situation est différente. Ce que nous savons d’elle à travers les textes bibliques laisse supposer qu’elle n’était pas totalement autonome et capable de prendre des décisions seule. Elle était sûrement contrôlée à distance.

Quand j’écris que « lorsque j’ai vu pour la première fois « 2001 », j’ai pensé que le monolithe noir était Dieu, tant ses pouvoirs semblaient immenses », cette remarque peut s’appliquer à la lettre à l’Arche. La technologie mise en œuvre par l’Arche était tellement supérieure à celle du peuple juif de l’époque, qu’il était tout à fait normal que le peuple considère cette « machine » comme une création divine. De même, le fait que « c’est sûrement la première idée qui traverserait l’esprit d’un homme qui ne pourrait ni comprendre, ni imaginer, ce que serait capable de faire une technologie ayant des millions d’années d’avance sur nous », correspond à ce qui s’est passé à l’époque de Moïse. Comme pour le monolithe, il n’y a l’intervention d’aucune magie dans le fonctionnement de l’Arche.

Nous pouvons aussi imaginer qu’au-dessus de l’Arche existait une forme d’intelligence plus évoluée qui utilisait ce type de « machine » pour atteindre des objectifs dont l’essentiel nous échappe. Ainsi l’Arche était peut-être un instrument destiné à contrôler et à orienter dans une certaine direction l’évolution d’un groupe humain spécifique. Son intervention à cette époque et dans un contexte précis obéissait sûrement à un plan dont la finalité était de soumettre une partie de l’Humanité à un système d’apprentissage par exemple. 


Ci-dessus : en haut, le monolithe noir dans une des scènes finales du film « 2001, l’Odyssée de l’espace ». En bas, l’Arche d’Alliance. Le monolithe et l’Arche sont deux machines complexes issues d’une science et d’une technologie que nous ne pouvons pas comprendre. Pour nous, leurs formidables pouvoirs s’apparentent à ceux détenus par la divinité. Elles incarnent la manifestation de la divinité sur terre.

9) Approche du niveau de complexité de l’Arche.


L’Arche d’Alliance représente une énigme fascinante, mais nous n’avons pas encore entièrement résolu son mystère. Loin s’en faut. Nous pourrions croire, en effet, que les textes bibliques nous donnent beaucoup d’informations sur les matériaux dont elle est faite et sur la façon dont elle doit être construite, mais ce n’est qu’une apparence trompeuse. En réalité, il nous manque de très nombreux éléments pour comprendre vraiment comment fonctionne l’Arche et qu’elle est l’étendue réelle de ses pouvoirs. Pour employer une comparaison, c’est un peu comme si nous décrivions la façon dont fonctionne un accélérateur circulaire de particules en indiquant qu’il est fait d’un grand anneau de métal refroidit dans lequel de minuscules « billes », qui tournent à toute vitesse, finissent par s’entrechoquer pour produire des étincelles fulgurantes dans des coffres contenant un liquide chauffé.

Pourrions-nous vraiment comprendre ce qui se passe à l’intérieur de cet accélérateur à partir de ces seules informations ? Pourrions-nous imaginer toute la démarche intellectuelle et la représentation du monde (théorie quantique) qui sont à l’origine de la conception de cette machine ? Pourrions-nous avoir une idée de la complexité de la technologie mise en œuvre en partant de ces maigres données ?

Pour moi, la technologie de l’Arche d’Alliance se situe au moins au même niveau de complexité qu’un accélérateur de particules, et il y a de forte chance qu’elle dépasse même ce niveau. C’est une technologie beaucoup plus complexe que ne le laisse supposer un examen superficiel des textes bibliques. Dire que l’Arche est un condensateur électrique ou un émetteur/récepteur (une sorte de téléphone en quelque sorte) n’est pas suffisant et cela n’explique pas toutes les prouesses de cette machine. L’Arche ressemble à première vue à ces machines rudimentaires, mais c’est en réalité un « objet » beaucoup plus sophistiqué qui met en œuvre une technologie dont la compréhension n’est pas encore à notre portée.

10) Les autres composants de L’Arche.


Outre le « coffre », dont nous avons brièvement fait la description, et le propitiatoire surmonté des deux chérubins, l’Arche d’Alliance intègre d’autres composants qui sont indispensables à son fonctionnement. Parmi ces composants, nous trouvons quatre anneaux d’or fixés deux à deux de chaque côté de l’Arche et qui étaient destinés à recevoir des barres servant à la transporter. Particularité de ces barres : elles ne devaient jamais être retirées des anneaux.

Dans le « coffre » étaient déposés des objets considérés comme hautement sacrés par le peuple juif. L’Ancien Testament décrit trois objets situés dans l’Arche : les Tables de la Loi (fabriquées avec un métal inconnu sur terre) données à Moïse sur le mont Sinaï, un vase contenant la « manne », un aliment spécial tombé du ciel pour nourrir les hébreux lors de l’Exode, et le « bâton d’Aaron » (bâton magique capable de se métamorphoser en serpent).

Rappelons que l’Arche était placée dans le Saint des Saints du Temple et que dans ce Temple, construit selon des règles très précises, se trouvaient d’autres composants faisant partie intégrante du dispositif. Dans le Saint du Temple, le Hékal en hébreu, se trouvaient la table aux offrandes, un autel des sacrifices et dix chandeliers à sept branches (de même forme et de même métal que celui de Moïse). Ajoutons aussi deux éléments situés en dehors des murs du Temple (sur le parvis), mais faisant aussi partie de l’ensemble : la mer de bronze et l’autel des sacrifices.

Nous étudierons plus en profondeur l’ensemble de ce dispositif complexe dans un autre article consacré à l’Arche d’Alliance et aux secrets de la civilisation occidentale.

DANIEL ROBIN