L'Affaire de Soucieu-en Jarrest

Dossier de Daniel Robin

1) Des témoins sincères.

C’est une affaire qui n’a jamais été rendue publique jusqu’à présent et qui n’a donc jamais fait l’objet d’une publication de la part des ufologues. Je peux en outre affirmer que la crédibilité des témoins auprès desquels j’ai enquêté est irréprochable. Ce sont des personnes sincères qui ne recherchaient aucune publicité. Elles souhaitaient seulement être écoutées et comprises. Les ufologues qui vont enquêter « sur le terrain » le savent bien : la grande majorité des témoins n’osent pas parler de leurs observations par peur du ridicule. Ce réflexe de dissimulation est bien compréhensible de la part de personnes qui ont vécu une expérience qui se situe hors des normes de la vie courante et hors du cadre des lois physiques reconnues par la science officielle. Pour un témoin, évoquer son observation devant des personnes qui ne connaissent pas le dossier ovni comporte toujours le risque de passer pour un farfelu, un illuminé, et même pour un malade mental. Bien que les mentalités évoluent lentement vis-à-vis de la question des ovnis, c’est un sujet qui fait encore sourire beaucoup de monde.

2) La vieille dame et la « soucoupe ». Les faits se sont déroulés en 1975, mais le mois n’est pas défini avec précision (février peut-être).

C’était, d’après les témoins, une période de l’année où les jours étaient courts, sûrement en hiver. L’affaire de Soucieu-en-Jarret comprend deux groupes de témoins. Chacun de ces deux groupes, bien qu’étant voisin et distant seulement d’environ un kilomètre l’un de l’autre environ, ignorait tout de l’observation de l’autre. Le premier «groupe » habite une ferme, au lieu dit « Le pré Blanc », située sur la commune de Soucieu-en-Jarrest (Rhône). Ce « groupe », si l’on peu dire, est représenté par un seul témoin, une dame âgée de plus de 90 ans (mai 2005) que nous appellerons dans notre récit la « vieille dame ». Cette dame prétend avoir observé, en 1975, une soucoupe volante posée en haut de son champ situé juste en face de sa ferme. Cette « vieille dame » n’a pas pu être interrogée directement en raison de son état de santé à l’époque. Son observation a cependant été recueillie par sa fille et son fils. Ce dernier occupe toujours la ferme familiale. C’est la fille, Madame Paulette C, qui a pris l’initiative de me contacter au mois de mai 2005, et de me fournir un très bref compte-rendu de l’observation de sa mère. Madame C insista beaucoup sur le fait que cette histoire d’observation de soucoupe n’a jamais été oubliée dans sa famille, et que sa maman a souvent rapporté ces faits insolites tout au long de son enfance. Le fils confirmera, point par point, le récit de sa sœur.

3) Une étrange trace au sol. Sur l’observation elle-même nous avons peu d’informations : nous ignorons la date et l’heure, sa durée, et les conditions météorologiques précises dans lesquelles elle a été faite. Pourtant, un élément concret et matériel semble authentifier le témoignage de ce premier « groupe » : une trace triangulaire d’environ 3,50 mètres est visible à l’endroit précis où se serait posée la fameuse soucoupe volante (voir documents photographiques de cette trace). Fait étrange : cette trace, toujours visible en 2005, n’aurait pratiquement subi aucune altération depuis 1975 ! Le fils, qui est propriétaire du champs, nous a expliqué que la totalité de la parcelle avait été labourée plusieurs fois, mais que peu après, la trace était toujours réapparue. Aucune pollution d’origine chimique, ni aucune radiation connue ne semble pouvoir expliquer ce phénomène. Aucune analyse (chimique, physique, biologique) de laboratoire n’a été faite sur des échantillons de terre ou de végétaux provenant de la trace. 

Ci-dessus : la trace de forme triangulaire nettement visible dans le champ de la « vieille dame ». Cette trace est restée quasiment intacte depuis 1975 malgré les labourages successifs du champ (photo Daniel Robin).

Ci-dessus : vue satellite du champ et de la ferme, avec location de la trace au sol (Google Earth).

4) Un engin discoïdale au-dessus de la maison familiale. Le second groupe de témoins est composé de trois personnes : un père et ses deux filles : Monsieur Roger F, Mademoiselle Patricia F (même adresse que le père), et Madame Carole B (mariée). Selon la version de ce second groupe, un dimanche matin de très bonne heure (entre 5 et 6 heure du matin environ), les trois témoins chargeaient un camion (Mercédes modèle 808) de fruits et légumes. Soudain, entre l’angle d’une maison voisine et leur propre demeure, le père et ses deux filles ont vu un engin volant de forme discoïdale portant à sa partie inférieure une rampe de lumières très blanches. L’objet est resté stationnaire quelques secondes puis est soudain parti à une vitesse vertigineuse. Madame Carole B décrit ainsi son observation : « J’étais derrière le camion de mes parents garé devant la maison familiale. Celui-ci ne voulait pas démarrer. Aucun contact, aucun feu. Chose étrange, car la veille au soir tout fonctionnait bien. Soudain mon regard a été attiré par une chose d’une extrême luminosité dans le ciel. Cet objet est resté là, immobile quelques minutes. Cela ne ressemblait pas du tout à un avion qui aurait pu traverser le ciel à ce moment précis. Cet objet a disparu à une vitesse folle. Lorsqu’il est parti, le camion a démarré tout de suite, et il n’y avait plus aucun problème de feu. Le temps a passé, mais jamais je n’oublierai ce que j’ai vu ce jour-là dans le ciel de Soucieu-en-Jarrest ».

Ci-dessus : le dessin de Madame Carole B montrant l’engin observé au-dessus de la maison voisine. Elle le décrira comme ayant une forme discoïdale avec une rampe de lumières très blanches à sa partie inférieure. L’engin flotta dans le ciel pendant quelques secondes puis, soudain, il s’éloigna très rapidement. Ci-dessous : reconstitution artistique du dessin de Madame Carole B (dessin Daniel Robin).

Ci-dessus : une forme de soucoupe volante qui rappelle celle de Soucieu-en-Jarrest. Le 21 septembre 1990, un disque de grande dimension est aperçu par trois miliciens au-dessus de la région de Frunze en Russie.

Ci-dessus : une forme de soucoupe volante qui rappelle celle de Soucieu-en-Jarrest. En 1981, une énorme disque volant de la base duquel partait un rayon vert, a été vue par Denise Bishop au-dessus de Plymouth (GB).

Ci-dessus : une forme de soucoupe volante qui rappelle celle de Soucieu-en-Jarrest. Le 18 avril 1961, un disque de forme ovoïde, accompagné de trois humanoïdes, est observé par un fermier dans l’état du Wisconsin (US).

5) La lettre de Madame Carole B : « Le lundi 22 avril 2005. Je certifie par la présente avoir vu un dimanche matin au environ de 6h00, il y a une trentaine d’années, un objet volant non identifié dans le ciel de Soucieu-en-Jarrest. J’étais derrière le camion de mes parents garé au 24 rue du… Celui-ci ne voulait pas démarrer. Aucun contact, aucun feu. Chose étrange, car la veille au soir, tout fonctionnait bien. Soudain mon regard a été attiré par une chose d’une extrême luminosité dans le ciel. Cet objet est resté là, immobile quelques minutes, cela ne ressemblait pas du tout à un avion qui aurait pu traverser le ciel à ce moment précis. Cet objet a disparu à une vitesse folle, et à sa disparition le camion a démarré tout de suite, et il n’y avait plus aucun problème de feux (feux de position à l’arrière du camion). Le temps a passé, mais jamais je n’oublierai ce que j’ai vu ce jour-là dans le ciel de Soucieu-en-Jarrest ». Il faut relever dans cette lettre la mention (souvent rapportée dans les témoignages) d’un effet électromagnétique de l’engin volant sur le système électrique du camion. Une fois l’objet éloigné, tout a fonctionné à nouveau normalement .

Original de la lettre de Madame B ICI.

6) Deux groupes de témoins pour un même phénomène. Bien que ne se connaissant pas au moment des faits en 1975, notre enquête a permis d’établir un lien entre les deux groupes de témoins, c’est-à-dire entre l’observation de la soucoupe dans le champ de la  « vieille dame », et l’engin vu dans le ciel par Madame B. Nous avons appris par la suite que des observations semblables, avec peut-être des traces au sol, avaient été faites sur la commune de Thurins (Rhône) située à proximité de Soucieu-en-Jarrest. Il existerait même un article publié dans un journal Lyonnais (Lyon Matin ou le Progrès) en 1975 et montrant des photos de la trace (je n'ai pas fais de recherches auprès de ces journaux).

Ci-dessus : vue satellite montrant la distance entre les deux points d’observation de la soucoupe. En haut, le champ de la « vieille dame » dans lequel a été localisée la trace laissée au sol par la soucoupe volante. En bas, la maison familiale de Monsieur Roger F et des ses deux filles (Google Earth).

Ci-dessus : vue satellite montrant la trace le 22 août 2006. Il faut cependant noter que les vues satellites de Google Earth ne sont pas en temps réel. La date indiquée par le logiciel est donc très approximative (Google Earth).

7) Fait troublant.

Pour être complet dans le récit de cette affaire de Soucieu-en-Jarrest, je me dois de signaler un fait troublant survenu quelques jours après que nous ayons enquêté auprès des témoins et que nous nous soyons rendus dans le champ où se trouvait la trace laissée par la soucoupe volante. Comme tout bon enquêteur, nous prîmes des mesures de la trace, nous en fîmes des photos, nous posâmes une boussole sur elle pour vérifier si elle ne déviait pas l’aiguille aimantée (l’aiguille resta parfaitement immobile), et nous prîmes quelques échantillons de terre et de végétaux pour les faire analyser. Malheureusement, faute de moyens financiers, les échantillons ne purent être confiés à un laboratoire. Après toutes ces investigations, qui prirent une heure environ, nous repartîmes. Quelques jours plus tard, nous apprîmes par Paulette C qu’une pelleteuse était venue creuser un trou assez profond à l’endroit précis de la trace pour y sonder le sol. Le motif invoqué par le conducteur de la pelleteuse : une maison devait être construite prochainement dans le champ. Cependant, après avoir effectué des recherches auprès de la commune, nous ne sûmes jamais qui avait donné l’ordre de faire ce sondage, et aucune maison ne fut jamais bâtie à cet endroit. De toute évidence, « quelqu’un » cherchait « quelque chose » dans le sol, sous la trace.  
Daniel Robin