La rencontre de St Vallier-de-Thiey (A-M), Septembre 1972, à 22h

Enquête d'Eric Zürcher

Ce cas nous est parvenu par une connaissance qui s’intéressait à l’ufologie. Il avait parmi ses relations un jeune couple ayant fait quelques années auparavant une rencontre nocturne angoissante alors qu’il revenait de nuit en voiture, du Village de St Vallier-de-Thiey (au-dessus de Grasse) dans les Alpes-Maritimes. A notre demande, il organisa une rencontre lors d’une soirée chez lui, à Menton en 1976,  avec les deux témoins. Le jeune homme était sympathique et posé ; son épouse paraissait beaucoup plus nerveuse à la simple évocation de cet épisode.

Les faits
 
Ils sont d’autant plus concis qu’aucun objet n’a été aperçu.
Mr et Mme B… roulaient sur une longue ligne droite près de St Vallier-de-Thiey, quand soudain la voiture accrocha dans ses phares une silhouette humaine, immobile sur la route.
En s’approchant, ils ralentirent et constatèrent qu’il s’agissait d’un être de taille imposante, d’au moins 2,10 m de hauteur. L’individu était entièrement recouvert d’une combinaison grise et portait des bottes avec des semelles très épaisses et hautes. Sa tête était recouverte d’un casque, genre intégral, qui ne laissait voir aucun détail du visage.
Les deux témoins passèrent à environ un mètre de l’être qui ne bougeait absolument pas, figé sur le côté de la route. Terrorisés, ils s’enfuirent rapidement et peu après, la jeune femme piqua une crise de nerf dans la voiture. Celle-ci fonctionna tout à fait normalement.
Aucun objet, lumières ou évènement anormal ne fut perçu en dehors de cette vision qui dura quinze à vingt secondes.
 
(Enquête Eric Zurcher, relatée dans LDLN 195, p 27 / Reprise dans J.Gonzales : Le dossier des RR3 en France, pp 175-6).

Remarques
 
On pense automatiquement à un motocycliste en panne, bien qu’aucune moto n’ait été aperçue.
Que faire d’un tel témoignage ? On constate qu’il existe énormément de cas similaires, et un bon réflexe avec les RR3, consiste à chercher deux ans en amont et en aval de l’observation. Très souvent, on aura la surprise de découvrir des affaires semblables.
C’est le cas avec la double observation des Adrets, dans l’Estérel (Var) qui cadre bien dans le temps (environ 13 mois plus tard) et par sa proximité géographique.
 
Un soir d’Octobre 1973, vers 19 h, Mr. X rejoignait le village des Adrets en venant de Fréjus. Il passa par un plateau dégagé ou se trouvait un carrefour et la départementale menant au hameau. Soudain, il aperçut à faible distance de la route un être très grand, vêtu d’une combinaison claire et d’un casque lumineux qui lui couvrait intégralement la tête. L’individu était d’une immobilité totale et le témoin passa à moins de cinq mètres de lui, sans pouvoir discerner aucun détail particulier. L’observation dura une dizaine de secondes et aucun engin ou lumières ne furent aperçus.
Dix minutes plus tard, un autre automobiliste, Mr Gilbert C, venant de Cannes, passa également au carrefour des Adrets (il était donc 19 h 10) et aperçut dans ses phares l’être. Il le décrivit comme mesurant environ 1,90 m et revêtu d’une combinaison claire qui tranchait avec la nuit très sombre. Il remarqua immédiatement ce casque très lumineux mais la différence est que l’être se déplaçait lentement en dandinant sur le bord de la route. Il passa à moins de cinq mètres de lui, dans un silence total, et ne put percevoir aucun détail de son visage. L’observation dura une quinzaine de secondes. Dans les deux cas, il n’y eut aucun objet observé et les voitures se comportèrent normalement.
Les témoins ne ressentirent rien de particulier, sinon de l’étonnement.
(Sources : bulletin de l’ADEPS, n° 15, pp 5-6 & J.Gonzales : Le dossier des RR3 en France, p 179. Enquête originelle de Mr Maurice Malvillan, de l’ADEPS).
 
Même remarque que précédemment : où doit-on classer ces cas ? Dans la catégorie ufologie ? Dans celle des étrangetés non interprétables ? Ou encore dans les apparitions de dames blanches ou d’auto-stoppeuses fantômes ?
Ces témoignages ne sont généralement pas très riches quant au degré d’informations qu’ils recèlent. Mais en voici un qui dénote un peu :
 
Les faits se sont déroulés à Suresnes (92 / Hauts-de-Seine) durant l’Eté 1986, probablement le samedi 28 Juin, entre 23 h 30 et minuit.
Trois amis âgés de 15 à 17 ans (Dominique, Rh et R) discutaient entre eux devant un immeuble de la rue des carrières, qui donnait sur le grand boulevard Henri-Sellier et offrait un champ de vision plongeant et très dégagé. Il faisait chaud et lourd, sans un brin de vent ; le temps était clair. Ils entendirent soudain un bruit étrange et Dominique, alerté par son oreille de musicien, traversa le trottoir et se rendit à la rambarde pour voir de quoi il s’agissait. Il observa alors à 90 m de distance, un personnage étonnant qui marchait dans le Boulevard Henri-Sellier, qui était vide et silencieux ; le bruit (une expiration très forte) venait de lui.
Les trois amis crièrent et sifflèrent pour attirer son attention tout en discutant et en observant sa progression sur le Boulevard. Au moment où ils allaient le perdre de vue, ils descendirent rapidement jusqu’à l’intersection et l’attendirent quelques instants avant qu’il n’arrive.
L’être mesurait au minimum deux mètres de hauteur, avec une apparence assez élancée et musclée. Il était entièrement revêtu d’une combinaison bleue (un bleu de Prusse : nuancier pantone 303) qui le moulait intégralement, y compris les mains et la tête enserrée dans une cagoule comme un plongeur sous-marin. Bien que l’individu soit éclairé par les réverbères, sa combinaison luisait bizarrement par endroits. Il portait de grosses chaussures d’un bleu plus foncé genre militaire, une ceinture également bleue, et un curieux sac à dos bleu également, carré et plat, avec des lanières, et dont le sommet dépassait légèrement les épaules, comme une boîte.
La chose la plus impressionnante était sa respiration, c’est-à-dire le bruit qui avait alerté le trio.  Celle-ci était très forte et cadencée toutes les quatre secondes, faisant penser à une sorte de machine. A aucun moment une inspiration ne fut perçue.
La marche était normale mais rapide à cause des grandes jambes, et son rythme ne variait jamais.
Les témoins qui se trouvaient désormais sur le trottoir d’en face, sifflèrent et interpellèrent le personnage qui continua sa progression mécanique sans leur accorder la moindre attention. Ils le suivirent un moment, puis commencèrent à lui jeter des pierres pour attirer son attention. Ils ne le visèrent pas directement et les pierres passèrent à côté et au-dessus de sa tête ; pourtant l’être ne réagit absolument pas et continua sa marche.
Continuant à le suivre sur le trottoir d’en face, ils arrivèrent à sa hauteur et le dépassèrent légèrement, l’un d’eux (Rh…) se pencha même pour tenter de voir son visage, mais ne distingua vaguement que des fossettes. Ils constatèrent cependant que la très forte respiration venait du devant, mais il n’y avait aucun appareillage pouvant expliquer ce phénomène. A ce moment la distance d’observation était minimale et tournait autour de 14 à 15 mètres.
Ils continuèrent ainsi à le pister tout en discutant entre eux, jusqu’à ce que l’être pivote brusquement sur sa gauche, dans la rue Garibaldi qui n’était  pas éclairée.
Les trois garçons arrêtèrent alors la poursuite et rentrèrent, très intrigués. Subjectivement, l’épisode fut estimé à un peu moins de huit minutes. Un calcul sur une carte montre que le personnage aurait parcouru environ 415 mètres, ce qui pour un homme marchant à bonne allure (entre 5 et 6 km/h) donne approximativement un temps d’observation de cinq minutes. Durant ce laps de temps aucune voiture, moto ou passant ne fut aperçu, ce qui rétrospectivement a beaucoup étonné les témoins.
Hasard ou « effet d’Oz » classique ?
 
Deux éléments sont à souligner :
- Un des témoins (Rh…) a été témoin d’une apparition ovni en Novembre 1990.
- Quant à Dominique, qui par la suite s’intéressa activement à l’ufologie, il fut approché au congrès de Chalon par un inconnu qui lui recommanda fortement de ne jamais parler de cette histoire.
 
Si tout cela à un air de déjà connu, on ne peut s’empêcher de se demander ce qui serait arrivé si le trio avait décidé de passer à l’acte et de bloquer physiquement ce curieux marcheur…
 
La source de ce dernier cas est : communication personnelle du témoin (à Eric Zurcher) en Mai 2013, avec de nouvelles précisions apportées en Juin 2015 (E-mail archivés).
Le GREPI genevois aurait également procédé à une enquête assortie d’une reconstitution.
 
En conclusion, il existe de nombreux cas de ce type de par le monde ; et on ne parle ici que des affaires mettant en scène un individu grand, affublé d’une combinaison moulante et apparaissant indépendamment de toute observation d’ovni. Il existe également des témoignages semblables décrivant d’autres sortes d’êtres, notamment plus petits et d’apparences très diverses. Le fait qu’aucun ovni ne soit observé pose évidemment la question du classement de ces affaires, qui semblent pourtant bien relever d’une certaine unicité.