La question du transfert de technologies en ufologie

L’affaire des drones californiens.

L’affaire des drones californiens. La récente affaire des drones observés en Californie relance la polémique au sujet d’un transfert de technologies entre extraterrestres et terriens. Pendant les mois de mai et juin 2007, des engins à l’allure étrange et apparemment sans pilote ont été observés et photographiés à plusieurs endroits au centre de la Californie. Selon un protagoniste de cette affaire, les engins observés en 2007 seraient des machines expérimentales construites par le gouvernement américain et dérivées d’une technologie « alienne ». Toujours d’après cet informateur, les militaires essaieraient d’apprendre à maîtriser cette technologie dont ils ont hérité. Apparemment ils commenceraient à y parvenir. La technologie terrienne serait maintenant assez avancée pour commencer à comprendre de quoi il s’agit. Les développements de l’informatique auraient permis ces progrès. Certaines de ces machines pourraient poser des problèmes de sécurité, et seraient capables de devenir invisibles.
L’origine du secret. Nous vivons actuellement une situation extraordinaire. Cette situation se présente sous la forme d’une évidente contradiction entre le mutisme gêné des autorités (elles se comportent en effet comme si il ne se passait rien d’anormal dans nos cieux), et les manifestations du phénomène ovni qui se compteraient par millions depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cette situation paradoxale peut être analysée de différentes manières. L’une des explications qui est très en vogue chez les ufologues est celle qui prétend que le gouvernement américain (pour ne citer que lui) cacherait la vérité au sujet des ovnis parce qu’il pourrait en retirer des connaissances scientifiques et techniques. L’origine du secret maintenu par les autorités ne serait donc pas à rechercher dans des raisons de sécurité nationale, ou dans la peur des réactions du public (effet de panique) suite à des révélations officielles sur les exactions des extraterrestres, mais plutôt dans la possibilité d’« extraire », en quelque sorte, du phénomène ovni, des connaissances pouvant avoir d’importantes retombées technologiques. Il va de soi que la possession d’un tel savoir, très en avance sur celui des terriens, donnerait du même coup à celui qui le possède un pouvoir inégalé.

Trois niveaux d’interprétation. Cette thèse du transfert entre technologie extraterrestre et technologie humaine est plus complexe qu’il n’y paraît. C’est un sujet délicat (généralement jugé « peu sérieux ») qui n’est que très partiellement abordé par les auteurs que je qualifierais de rationnels et crédibles, tels Jean Gabriel Greslé, Gildas Bourdais, Gilles Pinon, et même Jean-Jacques Velasco (pour ne citer que ceux qui ont publié récemment des livres sur les ovnis). Il vrai que les sources dont nous disposons sont très restreintes et généralement peu fiables. En ce qui nous concerne, nous pensons que cette idée de transfert technologique peut s’interpréter à trois niveaux différents : 1) transfert de technologies par imitation, 2) transfert de technologies par récupération, 3) transfert direct de technologies.

1) transfert de technologies par imitation.
 
Transfert de technologies par imitation, l’avis de Claude Poher. Le premier niveau d’interprétation est celui qui suppose que l’étude des témoignages concernant le phénomène ovni et l’analyse approfondie des rapports d’enquêtes sur des observations d’engins se déplaçant de façon inhabituelle et spectaculaire dans notre atmosphère pourraient inspirer certaines avancées technologiques dans le domaine de la propulsion des aéronefs terrestres. Quelques scientifiques, en France ou à l’étranger, défendent ce point de vue. Le Dr Claude Poher, docteur en astronomie, fondateur et premier président du GEPAN (Groupe d’Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), concluait ainsi un rapport en cinq volumes destiné au comité scientifique du GEPAN : « En prenant en compte les éléments collectés auprès des témoins et les lieux de leurs observations, nous pouvons affirmer que les cas d’observations impliquent généralement un phénomène matériel. Dans 60% des cas cités, la description du phénomène correspond à celle d’une machine volante dont l’origine, les modes de déplacement et de propulsion sont totalement en dehors de notre champ de connaissance. L’étude des phénomènes observés nous semble, par ces caractéristiques extraordinaires, potentiellement susceptible d’apporter à l’humanité des connaissances et éventuellement des techniques d’une importance considérable (c'est nous qui soulignons). Nous recommandons qu’une étude approfondie de ce phénomène soit entreprise avec un haut degré de priorité » (Rapport du GEPAN à son comité scientifique, juin 1978, volume 1, chapitre 4.). Dans une autre étude destinée à l’administration, il commente en ces termes les aspects scientifiques et technologiques qui sont impliqués par les témoignages oculaires d’observations d’ovnis : « Etant donné le volume des objets décrits dans les observations […] je puis affirmer que nos générateurs spatiaux les plus futuristes sont loin d’être capables de produire la quantité d’énergie observée par les témoins. L’énergie lumineuse perçue n’est probablement que la pointe de l’iceberg car aucun système thermodynamique ne peut produire de l’énergie sans en dissiper une partie. Les mégawatts de lumière observée sont plus que probablement des fuites d’énergie émanant du système de conversion énergétique utilisé par l’objet volant, ce qui veut dire que l’énergie utile produite est beaucoup plus grande que ce qui est observé. La connaissance d’une telle méthode de production énergétique est cruciale pour l’avenir de l’humanité. Les rapports d’observations d’ovnis nous enseignent que des solutions ambitieuses et entièrement nouvelles sont possibles. C’est très important ».

Document 1 : en mai 1977, Claude Poher prend la direction du GEPAN. Ce scientifique de premier plan est convaincu de la réalité matérielle du phénomène ovni. 

Un embryon de transfert de savoir technique. Le Dr Claude Poher est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Gravitation les Universons, énergie du futur » (publié aux Editions du Rocher, 2003), dans lequel il énonçait les faits suivants : « Le fait est que l’étude rationnelle des caractéristiques indispensables à des véhicules interstellaires et l’analyse scientifique minutieuse des témoignages d’observations d’ovnis forment un ensemble cohérent que les observateurs (d’ovnis) seraient incapables d’inventer faute de compétences appropriées. Le fait est que l’idée de la théorie de la gravitation par les Universons est née de cette analyse, et le fait est qu’elle se trouve corroborée par des données expérimentales connues depuis des décennies. Le fait est qu'il s’agit là, en quelque sorte, d’un embryon de transfert de savoir indirect entre des civilisations avancées et la nôtre, par la seule observation de leur technologie spatiale (c’est nous qui soulignons). Le fait est, enfin, que nous continuons à rester incrédules et inactifs devant cet amoncellement de témoignages, tels des grands prêtres d’une religion du savoir absolu et intouchable. Cela, au lieu de nous atteler fermement à la tâche de maîtriser, nous aussi, cette voie susceptible de transformer radicalement notre humanité ». Nous saluons ici le courage et l’audace d’un scientifique de premier plan qui ne craint pas d’associer ses recherches sur une théorie de la gravitation aux observations d’ovnis. Il va sans dire que cette entreprise, peu banale, est un exercice hautement risqué dans notre pays. Les « grands prêtres » (pour reprendre l’expression de Poher) de la science contemporaine ne voient généralement pas d’un bon œil celui qui se moque ouvertement des interdits et des tabous qui sont attachés à l’étude des ovnis, et ils sont aussi très indignés lorsque l’un des leurs ose condamner le dogmatisme (voir le sectarisme) ambiant qui entrave toute recherche qui voudrait s’affranchir des standards intellectuels en vigueur. La position de Claude Poher vis à vis des observations d’ovnis est fort intéressante, et bien que nous soyons persuadés que la technologie utilisée par les ovnis relève d’un niveau très supérieur au nôtre, nous pouvons malgré tout concevoir qu’ils puissent inspirer, en partie, certains de nos travaux en matière de navigation aérienne, voir d’exploration spatiale.

Document 2 : le livre de Claude Poher. Il y expose sa théorie inédite de la gavitation avec laquelle il voudrait expliquer la propulsion des ovnis.

Un bon exemple de transfert par imitation : l’Avrocar. L’un des meilleurs exemples pour illustrer le transfert de technologies par imitation est certainement celui de l’Avrocar dont la silhouette générale rappelle celle d’une « soucoupe volante ». L’Avrocar, dont plusieurs versions furent construites, était le résultat officiel du projet américain « Silverbug », qui s’était fixé comme objectif principal de construire des appareils à décollage et atterrissage vertical (VTOL). Ces appareils devaient permettre de ne plus utiliser de pistes conventionnelles qui avaient l’inconvénient majeur d’occuper de grandes surfaces au sol et étaient donc particulièrement vulnérables en cas d’attaque aérienne. Mais dès son premier vol d’essai, le 5 décembre 1959, l’Avrocar se révéla être un échec complet. Alors que sa vitesse devait atteindre les 480 km/h , et qu’il devait parcourir 1600 kilomètres en se jouant de tous les obstacles, il ne dépassera jamais la vitesse d’un coureur à pied sur quelques centaines de mètres, et il ne s’élèvera guère à plus d’un mètre du sol avec, en plus, de sérieux problèmes de stabilité. Conçu comme une aile circulaire, l’Avrocar d’aluminium luisant au soleil ressemblait (de loin !) à une « soucoupe volante ». Les ingénieurs chargés du projet dotèrent l’appareil de trois moteurs de turbines à gaz associés à un turborotor monté au centre du véhicule. La poussée du turborotor s’écoulait à travers une combinaison de canules annulaires et de gicleurs périphériques pour générer les forces d’ascension et de contrôle du véhicule. Dans l’esprit des ingénieurs, l’Avrocar avait été conçu pour effectuer des décollages verticaux, s’arrêter brusquement en plein vol, et rester suspendu pendant plusieurs minutes à n’importe quelle altitude. Mais l’Avrocar ne parviendra jamais à réaliser ces prouesses de vol malgré de longues et coûteuses recherches dans les laboratoires gardés de la firme Avro.

Document 3 : l’Avrocar, ou comment les ingénieurs terriens tentent d’imiter les « soucoupes volantes ». 

Une vision primaire de la technologie « alien ». Dès qu’il atteignait la hauteur hauteurs de 0,90 mètre , l’Avrocar montrait un mouvement de déviation incontrôlable ainsi qu’un roulis considérable. Le mouvement était si unique qu’on lui donna le nom de « hubcapping ». Ce « hubcapping » intervenait lorsque le coussin d’air supportant l’appareil près du sol devenait instable. Le défaut était si prononcé que le vol au-dessus de 0,90 mètre était tout simplement impossible. L’USAF procéda à deux nouveaux vols d’évaluation à Malton en avril 1960 et en juin 1961. Durant ces essais, toutes les tentatives pour éliminer le « hubcapping » échouèrent. L’Avrocar, aérodynamiquement très instable, s’avérait être une machine incapable d’effectuer des vols a haute altitude et a vitesse élevée. Par la suite, l’ajout d’un empennage conventionnel (queue verticale et horizontale) n'améliora pas ses caractéristiques de vol. Le projet fut définitivement abandonné en 1961, et l’Avrocar finit sa brève existence dans un musée. L’histoire de l’aventure technologique de l’Avrocar est riche d’enseignements car elle montre que ce n’est pas parce que l’on fabrique une machine volante imitant la forme d’une « soucoupe volante », que cette machine sera capable de réaliser les prouesses qui sont généralement associées à celles-ci. Avec le recul du temps l’idée paraît naïve et démontre que dans les années cinquante et soixante, on avait une vision très primaire de ce que pouvait être la technologie à l’œuvre derrière le phénomène ovni.

L’évidente supériorité des ovnis. Toute proportion gardée, c’est un peu comme si un savant vivant au XVIème siècle essayait de reproduire le fonctionnement du cerveau humain en utilisant des engrenages, des roues dentées, et des ressorts, qui représentaient les « techniques de pointe » de son époque. De même, les ingénieurs des années cinquante ne savaient pas qu’avec les ovnis on avait à faire à un type de technologie totalement différente de tout ce que l’on connaissait. Après le fiasco du projet « Avrocar-Silverbug », les ingénieurs américains ont vite compris qu’il y avait de graves difficultés dans la réalisation d’un engin volant en forme de « soucoupe volante ». Il paraissait désormais évident que les « soucoupes volantes » n’employaient pas les mêmes techniques de propulsion que nos avions à réaction et nos fusées modernes. Alors qu’en est-il de cette idée qui voudrait que certains projets secrets américains aient puisé leur inspiration dans l’étude minutieuse du dossier ovni ? Il est possible, en effet, qu’après la grande vague de 1947, des ingénieurs travaillant pour le compte de l’USAF, aient un moment rêvé de construire un aéronef capable de rivaliser avec les étonnantes « soucoupes volantes » qui sillonnaient en toute impunité les cieux des Etats-Unis. Mais leur rêve fut certainement de courte durée et ils revinrent vite au concept plus traditionnel d’un avion composé d’un fuselage, d’ailes porteuses, et d’une queue.

2) transfert de technologies par récupération.

Transfert de technologies par récupération. Le second niveau de transfert envisage la possibilité que des aéronefs d’origine extraterrestre se soient écrasés sur notre planète et que la récupération des restes de ces engins aient pu servir, par la suite, à mettre au point des machines similaires, ou même que l’on ait pu les réparer et les utiliser en conservant leurs performances initiales. Cette seconde version du transfert de technologie repose essentiellement sur l’hypothèse (aujourd’hui très médiatisée) que les américains auraient récupéré sur leur sol, dès la fin de la seconde guerre mondiale, une ou plusieurs épaves d’ovnis (des « soucoupes volantes » ou d’autres engins d’origine extraterrestre), et qu’ils auraient alors tenté de comprendre comment ils fonctionnaient avec peut être l’espoir de pouvoir en fabriquer eux-mêmes. Un des arguments forts en faveur de cette version est basé sur les conclusions de l’affaire du fameux crash qui se serait produit à Roswell (Nouveau-Mexique) le mercredi 2 juillet 1947 vers 22h.

Document 4 : un aéronef d’origine extraterrestre se serait écrasé sur notre planète. La récupération des restes de l’épave aurait pu servir à mettre au point des machines volantes ayant des performances supérieures aux avions conventionnels ( ci-dessus : une oeuvre de Frédéric Bauche ).

Deux faits majeurs dans l’histoire de l’Humanité. Depuis le livre de Charles Berlitz et William L. Moore intitulé « Le mystère de Roswell, les naufragés de l’espace » (publié en 1981 aux éditions France-Empire), de nouvelles études sur l’affaire de Roswell ne cessent de paraître chaque année et leurs conclusions vont presque toutes dans le même sens : il semblerait qu’un vaisseau spatial extraterrestre se soit écrasé dans le désert du Nouveau-Mexique en 1947. Si les conclusions les plus récentes qui émanent de chercheurs sérieux et crédibles s’avèrent exactes, le crash de Roswell serait peut-être à l’origine de deux faits majeurs dans l’histoire de l’Humanité :

1) La récupération d’entités extraterrestres possédant des propriétés biologiques qui pourraient être très différentes de celles qui sont à l’origine des êtres vivants de notre planète.

2) La récupération d’une machine volante élaborée à partir d’une technologie totalement étrangère à la technologie humaine. Cette dernière éventualité a fait naître les spéculations les plus folles concernant des recherches secrètes que les américains auraient menées sur des épaves d’ovnis. Elle est aussi à l’origine des rumeurs sur les technologies « inverses » ou « induites ».

Les révélations sensationnelles de Philip J. Corso. En juillet 1997, presque cinquante ans jour pour jour après le crash de Roswell (et l’on ne peut s’empêcher de voir dans ce fait une curieuse « coïncidence significative » comme aurait dit C.G.Jung) paraissait le livre du lieutenant-colonel Philip James Corso (1915-1998) intitulé « The Day After Roswell ». Dès sa parution l’ouvrage de P.J. Corso fit beaucoup de bruit. Les révélations de Corso étaient, en effet, stupéfiantes. Non seulement il prétendait avoir vu le 6 juillet 1947, une « créature non-humaine de quatre pieds avec des mains étranges à quatre doigts, des jambes et des pieds frêles, et une tête disproportionnée de la forme d’une ampoule électrique à incandescence, les emplacements des yeux étaient disproportionnés et en forme d’amande et pointés vers le bas en direction de son minuscule nez, le crâne de la créature était tellement surdéveloppé que tous les éléments de son visage étaient disposés de face, occupant seulement un cercle restreint sur la partie inférieure de la tête, il n’y avait pas de sourcils ni aucune indication de poils au visage, la créature avait seulement un minuscule trait à l’emplacement de la bouche, et cette dernière était complètement fermée, ressemblant plus à un pli sans dent, entre le nez et le bas du crâne sans menton, qu’à un orifice pleinement fonctionnel » (extrait de l’affidavit - déclaration sur l’honneur - de P. J. Corso, prêté sous serment en mai 1998), mais il déclarait aussi que des éléments matériels trouvés à l’intérieur de l’épave récupérée à Roswell auraient permis des avancées technologiques fulgurantes après 1947.

Document 5 : le lieutenant-colonel Philip James Corso (1915-1998). 

Roswell et l’invention du circuit intégré. Selon Philip J. Corso, il y aurait eu d’importants transferts de technologies issus de l’étude approfondie de l’ovni accidenté de Roswell en direction de grandes firmes américaines. Dans son livre, « The Day After Roswell », il prétend que « les intensificateurs d’images, qui deviendront plus tard la vision de nuit, la fibre optique, les fibres super-résistantes, les lasers, les alliages métalliques avec alignement moléculaire, les circuits intégrés et la miniaturisation des circuits logiques, le projet HARP (High Altitude Research Project), le Projet Horizon (projet de bases lunaires), la pile atomique portable (énergie à propulsion ionique), les nourritures irradiées, les systèmes de guidage par la pensée, les faisceaux à particules (projet « Guerre des Etoiles »), les systèmes de propulsion électromagnétiques, et les projectiles d’uranium appauvri », sont tout simplement des retombées technologiques du crash de Roswell. Dans le domaine de l’informatique, par exemple, Corso soutient l’idée que l’invention du circuit intégré n’aurait pas pu être faite aussi rapidement s’il n’y avait pas eu le crash de Roswell. Corso raconte comment « une plaque de semi-conducteurs carbonisée qui s’était cassée en plusieurs morceaux », et qui avait été récupérée dans l’épave de l’ovni, aurait inspiré les travaux sur une nouvelle génération de transistors. Il était persuadé que le Général Trudeau, chef de la section Recherches et Développements de l’Armée américaine, aurait fourni, dès 1947, des échantillons de l’épave à Bell Labs et Motorola, et qu’à partir de ces débris, les deux sociétés auraient rapidement (c’est-à-dire, selon Corso, dans les mois qui suivirent le crash de Roswell) fabriqué des circuits intégrés révolutionnaires.

Qu’est-ce qu’un circuit intégré ? Rappelons brièvement que le circuit intégré est une « puce » enrobée dans de la résine dont les contacts avec le milieu extérieur s’appellent des « pattes ». Tous nos ordinateurs modernes sont construits à partir de ces circuits intégrés encore appelés processeurs. Le processeur de votre ordinateur personnel (PC) c’est le petit morceau de silicium (tout simplement du sable raffiné et cristallisé) qui fait une grande partie du « travail » au sein de votre machine. Les circuits intégrés sont présents dans beaucoup de machines que nous utilisons dans notre vie quotidienne.

Document 6 : dans le domaine de l’automobile, par exemple, les circuits intégrés sont chargés de gérer automatiquement de nombreuses fonctions dans un véhicule.

Documents 7 : technique de fabrication d’un circuit intégré. La fabrication d’un circuit intégré à partir d'une « galette » de silicium est une suite d’étapes où des masques sont imprimés, des couches déposées par évaporation, des traitements chimiques appliqués, le tout dans des conditions très strictes de contrôle de l’environnement (en particulier, l’absence de poussières). La photo de gauche montre un technicien en train de surveiller une étape délicate de la fabrication de circuits destinés au contrôle des moteurs d’entraînement des disques durs d’ordinateurs. La photo de droite représente un Monocristal de silicium sur lequel on aperçoit environ 300 circuits intégrés. 

De la lampe triode au microprocesseur. Le processeur d’un ordinateur est plus particulièrement chargé d’effectuer des calculs rapides et complexes. Il sert aussi à gérer les flux d’informations dans la machine, et contient en général, dans un ordinateur moyen, plusieurs millions de transistors. A titre d’exemple, citons le Pentium IV commercialisé par la firme américaine Intel Inside, qui est un processeur, ou microprocesseur, composé de 42 millions de transistors. Les premiers ordinateurs fonctionnaient avec des lampes, c’est-à-dire des tubes à vide. A cette époque, le seul moyen connu pour amplifier un courant électrique était la lampe triode inventée par Lee de Forest en 1906. La lampe triode avait permis le développement du téléphone et de la radio. C’était le composant majeur de tous les circuits électroniques. Mais le filament utilisé dans la triode était fragile, il chauffait et consommait beaucoup d’énergie. A peine plus puissants que nos calculettes d’aujourd’hui, les premiers ordinateurs avaient la taille d’une maison et tombaient souvent en panne en raison de l’utilisation du tube à vide qui n’avait qu’une durée de vie très limitée. Les premiers systèmes ne pouvaient pas comporter plus d’une centaine de lampes, sinon la fiabilité devenait intolérable. Par comparaison, le transistor, qui par la suite supplanta la lampe, consommait un dix millionième de l’énergie nécessaire à la triode avec une durée de vie quasiment illimitée.

Document 8 : le microprocesseur Pentium IV commercialisé par la firme américaine Intel Inside.

Document 9 : début 1946, Presper Eckert et John Mauchly achevèrent l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator And Computer), qui est souvent considéré comme le premier ordinateur tout électronique universel. Il avait été commandé en 1942 par l’armée américaine afin d’effectuer des calculs de balistique. L’ENIAC utilisait 17 468 tubes à vide, et il était très fiable pour l’époque (il pouvait calculer plusieurs heures entre deux pannes). Physiquement c’était un monstre : il pesait plus de 30 tonnes, occupait 72 m² , et consommait une puissance de 160 kW. L’ENIAC tournait à 100 kHz. Il était composé de 20 calculateurs fonctionnant en parallèle, et pouvait effectuer 100 000 additions ou 357 multiplications par seconde.

Naissance d’une technologie révolutionnaire. Le physicien William Schockley travaillait depuis 1946 sur la technologie du transistor avec John Bardeen et Walter Brattain, mais son apparition en 1948 fit l’effet d’une bombe dans les milieux scientifiques. Shockley reçu le prix Nobel de physique en 1956 pour sa découverte. De nombreux historiens des sciences posèrent la question de savoir comment une technologie aussi différente de toutes celles connues à l’époque avait pu émerger si soudainement. Le circuit intégré, composé de millions de transistors, fut mis au point en 1959 par Jack Kilby (de Texas Instruments) et Robert Noyce (de Fairchild Semiconductor). La taille d’un circuit intégré a peu évolué depuis son invention. En fait, c’est l’accroissement du nombre de composants sur un même support qui permet d’augmenter la puissance du circuit intégré. Cette croissance de la puissance est principalement obtenue par une réduction significative de la taille des gravures sur les circuits (aujourd’hui environ 0.5 micron).

Une évolution fulgurante de la miniaturisation. Pour donner une idée de l’évolution de la miniaturisation des composants, comparons la taille du superordinateur CRAY 1 (1976), capable de traiter cent millions d’instructions par seconde, avec un banal ordinateur de bureau (1996). Alors que le superordinateur CRAY 1 occupait l’espace d’un très grand appartement et avait besoin d’importants équipements de climatisation, un micro-ordinateur (1996) de puissance égale à base de Pentium 100 et ayant la même capacité de mémoire, occupe simplement une portion d’espace de votre table. Le nombre des composants par circuit est passé, de manière très régulière, de quelques composants à la fin des années cinquante à plusieurs millions de composants dans les années 2000. Dès 1964, Gordon Moore, alors directeur de la recherche chez Fairchild, avant de créer la société Intel en 1968, fût le premier à prédire que le nombre de composants par circuit continuerait à doubler tous les deux ans, comme cela avait été le cas au cours des cinq années précédentes. Il n’y a pas eu, jusqu’à aujourd’hui, de déviation significative par rapport à la prédiction de Moore (Loi de Moore).

Document 10 : le supercalculateur CRAY 1 conçu en 1976 par Seymour Cray, est le premier superordinateur capable d’effectuer 100 millions d’opérations en virgule flottante par seconde (soit 100 Mflops). La phénoménale puissance de traitement des supercalculateurs est utilisée pour effectuer des calculs à grande échelle dans différents domaines, notamment pour des simulations en météorologie et en climatologie, en physique, et dans le domaine de la réalité virtuelle. Depuis le début des années 2000, la vitesse de calcul des supercalculateurs se mesure en Tflops (milliers de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde).

Une technologie d’origine non-humaine ? Nous pensons tous que ces inventions extraordinaires dans le domaine de l’informatique ont été créées grâce à l’intelligence et au génie humain, or selon Corso, il n’en est rien. D’après lui, nos savants n’auraient fait que copier une technologie étrangère. Il suffit, selon lui, de réfléchir sur la soudaine apparition du transistor et du circuit intégré. Il n’y a pas eu (comme pour la plupart des grandes avancées technologiques) de tâtonnements, d’échecs, et d’étapes intermédiaires. Ces découvertes se sont faites brutalement. Elles ne sont pas le fruit ou l’aboutissement logique de découvertes antérieures. Ces faits (aisément vérifiables selon lui) seraient la preuve indirecte de ce qu’il avance. Alors qui faut-il croire ? L’histoire officielle des sciences et des techniques, ou les révélations fracassantes d’un vieux lieutenant-colonel à la retraite ?

Document 11 : le 4004 (1971), le premier microprocesseur créé par Intel. Création du génie humain, ou « produit dérivé » d’une technologie étrangère (E.T) ? 

Et si Corso avait raison ? De nombreux chercheurs ont insisté, avec raison, sur les invraisemblances et les graves erreurs présentes dans l’ouvrage de Corso (« The Day After Roswell »). Sa parution en juillet 1997, n’a pas arrangé la polémique qui ne cessait de s’amplifier autour de l’affaire du crash de Roswell. Pourtant, si l’on accepte l’idée qu’un engin d’origine extraterrestre s’est bien écrasé dans le champ d’un fermier du Nouveau-Mexique en juillet 1947, et que les militaires américains aurait récupéré l’épave pour l’étudier, la thèse de Corso n’est pas si absurde que cela. Même si son livre n’est pas très crédible dans la façon dont il présente l’enchaînement des évènements, il n’en reste pas moins que la thèse qu’il défend entre dans le domaine du possible. En définitive, la seule question qui pourrait se poser est celle de savoir (en admettant que nous possédions des éléments matériels appartenant à une autre forme de technologie) si nous serions en mesure de comprendre le fonctionnement de cette technologie et si nous serions capable de la reproduire pour notre usage ? La réponse à cette question dépend étroitement de l’écart évolutif qui existerait entre les deux types de technologie. Si la technologie extraterrestre est beaucoup plus évoluée que tout ce que nous savons faire sur Terre, alors, il y a peu de chance pour que nous soyons en mesure de la comprendre, et encore moins de la reproduire. Si au contraire l’écart évolutif est faible, nos chances de la comprendre augmentent considérablement. C’est comme si il y avait un rapport inversement proportionnel entre l’écart évolutif et nos possibilités de compréhension.

Les confirmations du fils. Philip J. Corso succomba en juillet 1998 à une crise cardiaque, emportant son « secret » dans la tombe. Il laissait aussi sa famille dans l’embarras. Courageusement, son fils essaiera de réhabiliter l’« œuvre » de son père, en confirmant point par point toutes ses révélations. Nous disons seulement  « en confirmant », et non pas en prouvant, point par point, les allégations de son père. En l’an 2000, il avait annoncé, par exemple, la publication sur Internet des papiers de son père, qui allaient, selon lui, encore plus loin que les révélations faites dans « The Day After Roswell ». Il semblerait, cependant, que ce projet n’ait pas encore vu le jour. Dans le Tome 2 des Révélations de Steven M. Greer M.D. (Editions Nouvelle Terre, 2004) nous trouvons son témoignage datant d’octobre 2000. Mais là encore, nos attentes seront déçues.

La conversation avec Eisenhower. Nous ne trouvons rien, en effet, dans les propos recueillis par Steven M. Greer M.D qui pourrait « redorer » en quelque sorte l’image de feu Philip J. Corso Sr. Au contraire, le fils idéalise l’action de son père et renforce son côté « éminence grise qui partageait les plus lourds secrets du XXème siècle avec les grands de ce monde ». Exemple de dialogue entre un grand de ce monde et Corso : « Il a dit qu’Eisenhower lui a demandé d’où venaient ces créatures (les créatures récupérées à Roswell). Papa a dit comme ça : On n’en sait rien. Il a dit (Eisenhower) : Qu’est-ce qu’ils veulent ? Papa a répondu : On ne le sait pas non plus. Alors Ike a dit : Eh bien Corso, qu’elle est votre avis ? Que faut-il penser de ça ? Et Papa a dit que sa réponse à Ike avait été : Ecoutez, nous sommes de vieux soldats, contentons-nous de ne rien dire. Mais ils (les E.T) ont violé notre espace aérien et nous devons donc les traiter en ennemis ». Sans même préjugé de la réalité de cette conversation, il faut avouer que son contenu informationnel est pauvre, et qu’elle ne brille pas par la hauteur de ses vues. Il est possible, malgré tout, que Corso se soit entretenu avec Eisenhower (Ike) puisque de 1953 à 1957 il a bien été en poste à la Maison Blanche au Conseil National de Sécurité, mais nous voulons croire que leurs entretiens étaient sûrement plus « étoffés ».

3) transfert direct de technologies.

Transfert direct de technologies. Le troisième niveau de transfert admet la possibilité que les extraterrestres nous auraient fourni directement des technologies à la suite d’un accord passé avec des représentants humains. Si nous supposons qu’il existe en effet une sorte d’entente ou de complicité entre les extraterrestres et certains groupes humains (voir la « cellule spéciale », dans notre dossier ovni n°3 : ILS SAVENT ! ), on peut penser qu’il existe un transfert direct de technologies entre nos deux civilisations. Dans les descriptions des degrés 1 et 2 d’implication (voir à nouveau notre dossier : ILS SAVENT ! ) nous évoquions la possibilité d’un transfert limité, voir massif, de technologies entre les extraterrestres et des laboratoires de recherches terrestres. Si nous admettons que le degré 1 et 2 d’implication existent réellement, il est alors tout à fait logique de poser l’hypothèse d’un transfert direct de technologies.

Des avancées technologiques dont l’origine resterait inconnue. Concrètement, ce transfert devrait se traduire par l’apparition dans notre civilisation d’avancées technologiques dont l’origine ne doit pas pouvoir être attribuée à des êtres humains. Souvenons-nous de ce que disait Corso dans son livre. Il prétendait que : « les intensificateurs d’images, qui deviendront plus tard la vision de nuit, la fibre optique, les fibres super-résistantes, les lasers, les alliages métalliques avec alignement moléculaire, les circuits intégrés et la miniaturisation des circuits logiques, le projet HARP (High Altitude Research Project), le Projet Horizon (projet de bases lunaires), la pile atomique portable (énergie à propulsion ionique), les nourritures irradiées, les systèmes de guidage par la pensée, les faisceaux à particules (projet « Guerre des Etoiles »), les systèmes de propulsion électromagnétiques, et les projectiles d’uranium appauvri », étaient tout bonnement des retombées technologies issues du crash de Roswell (et la liste n’était certainement pas exhaustive). Mais nous avons vu, cependant, qu’il ne fallait pas prendre « pour argent comptant » tout ce que Corso rapportait dans son livre.

Des accords entre humains et extraterrestres ? On imagine sans peine les difficultés que soulève l’hypothèse d’un apport extérieur direct de technologies. Comment un tel apport pourrait-il se faire sans que des « fuites » révèlent l’origine réelle, c’est-à-dire extraterrestre, de telle ou telle découverte scientifique et technique officiellement reconnue et diffusée ? Si nous prêtons attention aux rumeurs qui circulent dans les milieux ufologiques sensibles aux thèses « conspirationnistes », de telles « fuites » existeraient vraiment. Si le degré 1 d’implication que nous avons défini dans notre dossier ILS SAVENT !, est une réalité, le transfert pourrait prendre la forme d’une sorte d’ « échange de bons procédés ». Un tel accord pourrait stipuler, par exemple, qu’en échange de technologies innovantes, les extraterrestres seraient assurés de la mise en œuvre de tous les moyens disponibles pour dissimuler leur présence sur terre (désinformation). Les spéculations vont bon train quant à la forme que pourrait prendre ces « accords » entre humains et extraterrestres.

La thèse de l’ « ufologie noire ». Si nous adoptons le point de vue de l’ « ufologie noire » (thèse ufologique pessimiste qui suppose que les extraterrestres ne sont pas animés de bonnes intentions à notre égard, et c’est un euphémisme), les extraterrestres pourraient exiger des représentants humains que leurs activités les plus suspectes soient couvertes par un secret absolu en échange de technologies entièrement destinées à l’armement. Ainsi les mutilations du bétail, les enlèvements d’êtres humains à des fins d’expérimentations, ou bien encore le contrôle du climat de notre planète pourraient faire l’objet de négociations et être tolérés en échange de « pacotilles technologiques ». Le simple fait d’envisager cette possibilité nous révolte, mais c’est oublier qu’il n’y a pas si longtemps, des trafiquants d’esclaves (des blancs qui prétendaient être civilisés) échangeaient de la verroterie contre des êtres humains (des noirs qu’ils considérés comme des sous-hommes). Ces hommes blancs, dits civilisés, entretenaient leur infâme négoce sans éprouver le moindre sentiment de culpabilité ni la plus minime compassion envers leurs esclaves. Pour les trafiquants d’êtres humains les esclaves ne représentaient qu’une marchandise comme une autre. Alors, les extraterrestres pourraient-ils aussi nous considérer comme un vulgaire bien de consommation ? C’est une possibilité que nous devons certes envisager mais qui ne nous semble guère crédible.

Document 12 : la fameuse « zone 51 » focalise tous les fantasmes liés à une éventuelle présence extraterrestre sur notre planète. La « zone 51 » abriterait des bases secrètes souterraines occupées par des « aliens ». Des accords auraient été passés entre eux et les autorités américaines. Dans ces accords, les autorités américaines auraient promis de maintenir le secret absolu sur les activités suspectes des « aliens » en échange de technologies nouvelles destinées principalement à l’armement.    

Un transfert direct est possible mais difficile à prouver. En conclusion, nous devons admettre qu’un transfert direct de technologies des extraterrestres vers les humains reste possible, mais il n’existe, à notre connaissance, aucun indice probant (irréfutable) de l’existence réelle d’un tel transfert. L’histoire officielle des sciences et des techniques explique clairement l’origine de toutes les découvertes. De toute façon si ce transfert existait, on imagine sans peine que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour le dissimuler au grand public. Les preuves d’un tel transfert restent donc encore à trouver.
© Daniel Robin