Impact et résonnance des explosions nucléaires dans la galaxie


Dans des récents articles des média "New Yorker" et TheAtlantic, l'historien nucléaire Alex Wellerstein a recueilli le témoignage de plusieurs personnes ayant été témoins du flash résultant de la première détonation de la bombe atomique, lors de l’essai atomique de Trinity, le 16 Juillet 1945.

La chaleur était telle que l'air environnant devenait incandescent et opaque, avant de se dilater vers l'extérieur, perdant son énergie à la vitesse du son.
 
L'opération a été classée comme top secret, sachant que l’explosion était perceptible à une centaine de miles autour, et difficilement camouflable.


Oppenheimer et ses collègues ont examiné plusieurs sites, y compris un secteur du désert autour de deux cents miles à l'Est de Los Angeles, une île quatre-vingts miles sud-ouest de Santa Monica, et une série de bancs de sable de dix miles au large de la côte du Texas
 
La zone de bombardement était peu peuplée et à environ deux cents miles d’Albuquerque, Santa Fe, et El Paso. La ville la plus proche comportait cinquante personnes et située à moins de trente miles du lieu d’impact. Le ranch le plus proche était seulement à douze miles.
 
L'armée s’est même préparée à éventuellement imposer la loi martiale suite au test, au cas où cela s’avérait nécessaire.
 
Selon un général, le flash était un de couleur « or, pourpre, violet, gris et une lumière bleue a été observée, illuminant la chaîne de montagnes à proximité, » avec une clarté et une beauté indescriptible.
 
Wellerstein note que plusieurs témoins oculaires ont décrit ce jour-là une lumière de type  « cosmique ».


Analyse des effets de la bombe A

Une équipe d'astronomes a récemment tenté d’analyser ces lumières de Trinity (où il eut une seule explosion).
 
Mais à supposer qu’il y ait eu beaucoup plus d'explosions, impliquant d’autres armes nucléaires, elles aurait pu générer suffisamment de chaleur et de lumière pour produire des impacts significatifs dans les d'étoiles environnantes ou les endroits les plus éloignés de notre galaxie.
 
La lumière rencontre toutes sortes de molécules durant son chemin à travers l'univers. Elle contiendrait des substances chimiques ainsi que de la vapeur d'eau et du méthane qui prouverait que la terre abriterait des milliards d'organismes vivant à la surface. En effet, il s’agit de "biosignatures" que les astronomes espèrent trouver dans les atmosphères des planètes extrasolaires.
 
La lumière provenant de planètes extrasolaires pourrait aussi nous signifier si notre univers est habité par d’autres êtres intelligents ayant découvert l’atome et s’ils s’adonnent à de telles manœuvres. Leur lumière contiendrait des polluants issus de leur l'atmosphère.


Selon Adam Stevens, Duncan Forgan, et Jack O'Malley James de l'Institut Carl Sagan de Cornell, nous pourrions être en mesure de savoir s’ils ont utilisé leur technologie pour s’auto-détruire.
 
"Le problème est que les signatures sont détectables durant un certain laps de temps,» dit-elle.
 
Les étoiles lointaines brûlent pendant des milliards d'années. Un flux de lumière est constamment émis vers la Terre, mais le flash qui permet de déceler une « guerre nucléaire » à travers l’espace ne peut ne durer que quelques jours. Il est donc important que le timing soit impeccable.
 
Stevens, Forgan, et James reconnaissent le caractère éphémère de leurs signatures d'extinction. Selon leur étude, certains vont durer seulement 30 ans, et d'autres moins. Et même si un signal devait rester pour une centaine de millénaires, il demeurerait difficile à trouver dans la grande botte de foin spatio-temporelle qu’est notre ciel nocturne.


L'explosion atomique a failli être annulée

Le 16 Juillet 1945, date prévue de l'essai, le temps était mauvais. Les orages se déplaçaient à travers la région. C’était potentiellement dangereux du fait de l’électricité et de la pluie.

La pluie, ou même trop de nuages, pourrait causer d'autres problèmes : un orage radioactif spontan, grossissements imprévisibles de l'onde de choc. Il a ensuite été calculé que, même sans la possibilité d'une défaillance mécanique ou électrique, il y avait encore plus d'une chance sur dix de le gadget ne fonctionne pas de manière optimale.

Les scientifiques étaient prêts à annuler le test et attendre de meilleures conditions météorologiques quand, à cinq heures du matin, les conditions ont commencé à améliorer.