Imilchil : un berger observe deux ovnis dans l’atlas marocain

Dossier signé Gérard Lebat

Publié le 27/03/2015


C’est à la suite des divers appels à témoin lancés sur certains sites et blogs qu’un jeune homme d’une trentaine d’année, Youssef, nous a contacté afin de signaler l’observation faite par son père,  deux ovnis sur la région d’Imilchil au Maroc.

En quelques lignes Youssef relate ce qu’il a entendu de la voix même de son père, aujourd’hui âgé de 65 ans et habitant un douar (village) dans la région d’Imilchil, une petite bourgade située dans le haut Atlas Marocain à quelque 350 kms de Marrakech.

Il s’ensuit de nombreux échanges de mails sur plus d’une année dans le but d’obtenir plus de renseignements sur les objets observés et compte tenu de l’intérêt du cas, de pouvoir rencontrer son père.

Se rendre à Imilchil est une expédition, il faut aussi que Youssef soit disponible afin d’aller sur place rencontrer son père.  Ce n’est que le 15 mars 2015 que l’expédition sera mise en place.

Nous ne donnerons pas dans l’enquête les noms et coordonnées du témoin conformément à sa demande et d’autre part ainsi que nous le faisons ici au Maroc, afin d’éviter d’éventuels problèmes. 


En route vers Imilchil

Départ à l’aube, plus de 350 kms à avaler…. La route est longue, et, si entre Marrakech et El Ksiba la route est à peu près correcte, il n’en va pas de même sur la portion de la R317 qui nous permet de rejoindre El Ksiba à Imilchil. Il s’agit d’une petite route montagneuse, en très mauvais état par endroit (mars 2015) et notre attention se porte constamment sur « les nids de poule » à répétition qu’il faut éviter. Mais impossible, il y en a tellement que nous abimerons malgré tout les pneus de notre véhicule. Il nous faut aussi traverser de petits oueds, car les ponts n’existent pas sur cette route. Enfin après 8 heures de route (y compris quelques arrêts pour prendre du carburant ainsi que quelques photos) nous arrivons à Imilchil.

Imilchil c’est un petit village berbère niché à 2200 m d’altitude dans l’Atlas, on en fait très rapidement le tour, les habitants sont accueillants et n’hésitent pas à nous parler. Si nous restions quelques semaines, nous n’aurions pas de difficultés à en connaître la majorité des familles…  Aujourd’hui, ce village dispose d’une route pour y accéder, quoique mauvaise, mais sa majesté le roi du Maroc aurait promis de la remettre en état lors d’un récent voyage à Imilchil ou il aurait séjourné trois jours (dixit les habitants). 

L’électricité, les soins, les légumes et autres nécessités quotidiennes y arrivent, même si la région est si pauvre que les magasins, faute de clients ayant un pouvoir d’achat minimum, ne disposent que de l’indispensable. Il y a encore quelques décennies, on accédait à Imilchil par d’interminables pistes à travers la montagne. Peu de personne faisaient le déplacement et plusieurs jours de marche. En fait le seul point de rencontre annuel en était l’immense souk d’Imilchil, aujourd’hui transformé en lieu de festival et de culture ou se regroupaient toutes les populations de la région. Le secteur d’Imilchil regroupe une trentaine de douars et il est habité par plus ou moins 8000 personnes, de rudes montagnards qui portent des djellabas de laine, des gros pulls colorés fait quelquefois par les femmes du village, des collants rouges vif, bleu, vert sous de lourdes jupes multicolores pour les femmes. Des tenues très colorées qui ne peuvent faire que la joie des rares touristes qui recherchent l’authenticité en venant dans ce petit village à l’autre bout du monde…  Imilchil et les villages de la vallée étaient réputés autrefois pour leur insoumission au royaume. L’isolement et le peu d’intérêt qu’on leur portait à cette époque fit que durant 10 années de 1963 à 1973, des bandes de résistance se sont organisées, menaçant le pouvoir. Cela se termina en 1973  par un inévitable bain de sang, une insurrection qui fit des victimes. Les bandes organisées, décapitées, le mouvement à l’évidence a compris que ce n’était pas par cette mini révolution qu’ils pourraient concrétiser leurs revendications. 

Aujourd’hui heureusement, les ânes et mulets qui parcourent à travers cols, montagnes et vallées la route d’Imilchil ne transportent plus de fusils ni de munitions. On peut donc, grâce aux infrastructures en place, admirer sur plus de 100 kms, des paysages de montagne fantastiques, des cols qui se méritent, des fermes typiques nous transportant à l’âge de pierre et des villages en terre, un torchis qui tient l’habitation chaude l’hiver et fraiche l’été, utilisant des matériaux qui sont partout dans l’environnement, qui ne coutent rien et ne polluent pas.

La majorité des maisons d’Imilchil sont construites elles aussi en terre, ce qui nous transporte lors de notre arrivée dans un autre monde. On y trouve la médina, le vieux quartier avec sa Kasbah en bon état. Sur l’autre côté de la vallée, un vieux fort, toujours en activité qui aurait été construit du temps de l’occupation Française et ou sa majesté  Mohamed VI aurait séjourné lors de son déplacement à Imilchil, il y a trois ans, selon ce que nous racontent les habitants. Les amateurs de treks et de randonnées trouveront leur bonheur dans ce village, le point de départ de nombreuses escapades à travers les montagnes, assistées de guides locaux avec comme moyen de transport (pour la nourriture et les équipements) l’âne ou le mulet. 
Les deux lacs "Isli et Tilsit"

Mais juste avant d’arriver à Imilchil, c’est une vue grandiose sur le lac Tilsit qui nous attend. À la sortie d’un virage, on aperçoit ce lac. Il y a du soleil, encore des neiges sur les sommets environnant, (il y a encore quelques semaines, 1 m de neige serait tombée localement !) c’est magnifique.

Non loin du lac Tilsit, par une piste de 7 kms environ, on rejoint le lac  Isli. Moutons, chèvres et bergers sont les seules âmes à vivre dans cet isolement et parcourir cette piste à travers une belle vallée, des sommets enneigés est une pure merveille.

Tilsit est un lac oligotrophe de 30 m de profondeur, d’une superficie de 200 à 250 ha en fonction des précipitations qui est alimenté par des eaux de pluie et de fontes des neiges. On notera la présence dans le lac de brochet et du fameux gardon de Tilsit ! 
Le lac Isli couvre quant à lui une superficie de 2,55 kms2 pour une profondeur de 95 m. Il a l’avantage d’héberger un poisson endémique, la truite fario qui forme probablement un écotype propre à ce lac, celui de la truite « verte ».

La profondeur de ces deux lacs à tendance à diminuer au fil des décennies et également à se remplir d’alluvions. Ces lacs dans leur environnement, situé à 4 kms d’Imilchil pour le plus proche, sont des lieux à voir si on entreprend un voyage dans cette région.

La légende d'Isli de Tilsit

Il était une fois, dans le petit village d’Imilchil, (ce qui veut dire en Tamazight « porte de l’approvisionnement ») deux jeunes amoureux qui s’aimaient d’un amour impossible. Imilchil est situé sur le versant sud du Haut Atlas central, dans le domaine des Aït Hadiddou, à 350 kms au nord de Marrakech. C’est  depuis longtemps un lieu où se déroule un souk annuel, l’occasion pour toutes les tribus locales de se rencontrer, de palabrer, de faire des affaires, d’échanger…

Ces deux amoureux s’étaient rencontrés par hasard, lors du souk annuel au village, leurs regards s’étaient croisés, tout de suite ils avaient compris qu’ils étaient faits l’un pour l’autre et que rien dorénavant ne pourrait les séparer.  Elle, qui se prénommait Tislit, est une jeune fille, belle et d’une grande gentillesse,  de la tribu des Aït Ya’za, lui est un jeune homme prénommé Isli, grand et souriant,  de la tribu des Aït Brahim (deux fractions de la tribu des Aït Hadiddou). Ils ne s’étaient rencontrés qu’une seule fois, une courte conversation, mais c’était juré, ils se retrouveraient pour ne plus se quitter.

Mais à cette époque, ces deux tribus ne cessaient de se faire la guerre. Une rivalité ancestrale, qui était sans fin pour des querelles de « frontière », au désespoir des chefs de tribus de la région et de la majorité des jeunes qui ne comprenaient pas le pourquoi de tant de haine pour rien. A la mort des anciens, aucun n’emporte ces terres !

Quelques temps après, l’amour étant le plus fort, sans se concerter, Tislit demanda à sa mère la permission d’épouser Isli. Elle en parla immédiatement à son père qui se mit dans une grande colère. Il n’était pas question que Tislit épouse un « renégat » de la tribu des Aït Brahim !  De son côté Isli fit de même, il fit la demande à son père qui  n’acceptait  pas lui aussi qu’il épouse une fille de ces bandits d’Aït Ya’za.

A ce temps-là, et souvent encore aujourd’hui, ce sont les parents qui décident pour les enfants, avec qui ils vont se marier. Cette règle était intransigible, tous les enfants la respectaient, comme ils respectent leurs parents. Ils le savaient, mais dans ce cas qui fait exception, leur amour était si fort qu’ils ne pouvaient pas respecter cette règle. 

Ces deux jeunes célibataires s’aimaient d’un amour pur, sans limite, d’une profondeur telle qu’ils ne pouvaient envisager de vivre séparés. Isli décida de quitter la maison de ses parents dans l’intention de rencontrer Tislit et de partir avec elle. Il se rendit au village des Aït Ya’za, surveilla la maison de son amoureuse et dès qu’elle est sortie, il s’empressa de la rejoindre. Les deux amants sans réfléchir et sans hésiter se sont enfuis, instinctivement, et en courant vers la montagne d’Issian. (ce qui veut dire la montagne des mariés)

Quand ils arrivèrent sur la montagne d’Issian, à bout de souffle,  ils se sont assis et ils ont parlé. Bien vite, ils se sont rendu compte de la portée de leur action. Quitter leurs parents, leurs frères, la famille et les amis, c’était trop dur. Mais ils ne pouvaient plus faire marche arrière. Trop tard…  Ils se mirent alors à pleurer, à pleurer encore….. Cela dura des jours entiers. Les larmes étaient si importantes qu’elles ont constitué deux lacs, qui portent aujourd’hui leurs noms : les lacs d’Isli et de Tislit.



Que faire, ils sont conscient qu’ils ont commis une grave erreur en désobéissant à leurs parents et en s’enfuyant. Mais, leur honneur, leur amour est en  jeu : ils ne peuvent plus rentrer à leur maison. Ils préférèrent alors se noyer chacun dans le lac qui porte aujourd’hui leurs noms, que de se quitter. Depuis cette terrible journée, on dit dans la région que chaque nuit, ils sortent des lacs pour se rencontrer.

La mort des deux amoureux est aujourd’hui célébrée chaque année par une grande fête, le moussem des fiançailles qui est organisé chaque annuellement à Imilchil. Cette rencontre populaire est fréquentée par toutes les tribus de la région, des milliers de touristes et elle rassemble tous les célibataires qui cherchent à se marier…

On notera que les noms de ces deux lacs, Isli et Tilsit, dans la langue Tamazight se traduit par « le marié » et la « mariée » !
Quant les météorites s'en mêlent

Imilchil et ses lacs, est sans aucun doute un pays de légendes, mais c’est aussi un pays où se déroule un enjeu scientifique que se sont accaparés deux équipes de chercheurs en tentant de percer l’origine de ces étranges lacs.

La polémique est née à a suite de la publication en fin 2012, de travaux effectués par l’équipe composée de chercheurs, professeurs, entre autre Messieurs Hassan Nachit, Abderrahmane Ibhi et El Hasan Abia de l’Université ibn Zohr d’Agadir. Ils sont partis de recherches faites en laboratoire et directement sur le terrain et à partir de fragments de météorites qui ont été retrouvées sur les deux rives des lacs Isli et Tilsit.

Tous ces éclats de météorites appartiennent à une seule et même météorite qui a éclaté lors de sa chute, en entrant dans l’atmosphère. En conclusion la même origine pour tous ces fragments que l’on trouve sur les lieux et dans les environs et qui sont depuis quelques années vendus localement et sur internet sans aucun problème aux touristes et spécialistes en météorite. Sur le terrain des indices montrent que sur le bord de ces lacs, dans les différentes couches sédimentaires, ce type d’éclat est présent. Ils en déduisent que ces deux lacs ont pour origine l’impact d’une météorite qui se serait fracturée en deux avant sa chute, il y a de cela environ 40 000 ans. Donc deux cratères ayant pour origine la chute d’une météorite d’environ 120 m de diamètre qui aurait formé ces deux lacs. En fait deux lacs d’origine «  extraterrestre » !

Cautionnée par de nombreux universitaires Marocains ou appartenant à d’autres pays, les chercheurs d’Agadir sont certains de leurs conclusions largement évoquées dans la presse Marocaine, internationale et au sein du milieu scientifique spécialisé dans le monde. Mais voilà qu’en été 2013, l’équipe du Professeur S. Chaabout du laboratoire GAIA de la faculté de Sciences de Aïn Chock de l’université Hassan II de Casablanca qui a le soutien elle aussi de nombreuses « sommités » et après une étude au printemps 2013 sur les lieux, arrive à d’autres conclusions !

Pour l’équipe Chaabout, les deux lacs ont une origine tout à fait naturelle et elle apporte, selon elle,  la preuve du non impact de météorite dans l’origine des lacs d’Imilchil. Elle constate qu’aucune fracture conique n’a été notée, que les couches qui entourent les lacs ne sont pas retournées et que toutes les couches et diverses structures sédimentaires sont totalement liées aux défauts du reste du plateau. Elle illustre ses travaux d’une cartographie précise des environs des lacs qui montre qu’il n’y a pas de déformation importante des roches et différentes couches géologiques qui laisserait penser qu’un cataclysme aurait creusé ces deux structures. La géologie locale est en accord avec l’idée d’une formation des lacs dans un bassin synclinal comme étant le résultat de la tectonique terrestre, ce qui, selon l’équipe du Pr Chaabout, a déjà été mis en évidence il y a bien longtemps.

Origine terrestre ou origine extraterrestre de ces lacs, la polémique est encore à ce jour ouverte. Tout cela contribue à faire de cette région, un lieu ou le mystère et les légendes y sont nombreuses et se confient en tête à tête lors des réunions de famille. Il n’est donc pas étrange aussi  qu’ici, comme dans de nombreuses régions du Maroc, on parle aussi de la visite d’OVNIs comme étant des engins qui pourraient venir d’un autre monde. On trouve dans la région des témoignages de ces apparitions. Nous avons enquêté sur l’un d’eux, en nous rendant sur le terrain, sur les lieux même de l’observation.

L'Arrivée chez le témoin

Situé à une dizaine de kms d’Imilchil, par une petite route puis ensuite une piste, accueilli par les aboiements des chiens,  nous arrivons à une petite maison locale, typique en terre et Youssef me présente son père qui vit essentiellement de l’élevage en compagnie de ses troupeaux de moutons, chèvres…. . Lui, Youssef, il a eu la chance, très jeune, de quitter le bled pour la ville où il a occupé de nombreuses professions les plus diverses, puis au contact des touristes à parler plusieurs langues. Il est vif et intelligent. Son père et sa famille sont restés ici, pour rien ils ne quitteraient leurs montagnes ou ils mènent une vie paisible, naturelle, loin du stress et des tracas liés à la vie citadine. Après un traditionnel thé, je décide de les quitter et de chercher un hôtel au village afin de ne pas les déranger plus longtemps et de permettre à Youssef d’échanger avec son père. Il y a plus de deux années qu’il n’était pas revenu chez son père. Nous parlerons le lendemain matin de l’observation.

Le lendemain à la première heure, je rejoins la famille de Youssef. Après divers palabres, nous évoquons l’observation, les propos du père qui ne parle que le dialecte local étant traduits par Youssef.

C’était en 1961 ou en 1962, l’été en juillet ou août, il avait environ 12 ans et il gardait déjà un petit troupeau de moutons que son père lui avait demandé de sortir car la veille il avait plu. Ce jour-là, le ciel était parfaitement dégagé, pas un nuage, un beau ciel bleu, du soleil. Il était, à quelques kms de la maison et il menait le troupeau vers la vallée. Il devait être 15 h 00 ou 16 h 00. Il se situait alors à mi-hauteur, sur les montagnes surplombant la vallée. 

Le premier objet

Il avait une bonne vision du ciel et soudainement il voit arriver, se déplaçant par bonds successifs, un objet lumineux  qui traverse l’espace en 3 ou 4 secondes. L’objet était très rapide, il l’a vu arriver dès qu’il était visible à l’œil humain, l’a suivi sur son parcours et l’a parfaitement vu disparaître s’estompant dans le lointain.

L’objet lumineux d’un blanc brillant, comme une lumière vive et blanche, avait une dimension qu’il estime à 5 ou 6 fois la grosseur de la plus grosse étoile. Il semblait à une hauteur élevée, similaire à un avion de ligne qui se présente comme un petit point lumineux à très haute altitude. Ses contours ne sont pas délimités avec précision, mais un peu flou. Sa grosseur n’a pratiquement pas variée comparée à celle qu’elle avait lorsqu’il l’a vu arriver, puis passer pratiquement à sa verticale ou au moment où il a disparu. L’objet se déplaçait rapidement d’Est en Ouest et par bonds successifs très rapides. La durée de visibilité entre deux bonds était inférieure à une seconde et aux deux extrémités du bond, l’objet s’arrêtait également moins d’une seconde. Mais la position fixe de l’objet était nette ce qui mettait en évidence le déplacement. L’objet a parcouru l’espace en 4 ou 5 bonds successifs. L’objet ne perdait apparemment pas d’altitude et se déplaçait en ligne droite en tenant compte de la courbure du ciel visible d’Est en Ouest. La hauteur angulaire de l’objet se situait aux environs de 80° car il n’était pas tout à fait à la verticale du témoin. Au passage de l’objet le témoin n’a entendu aucun bruit. Un silence total et dans l’environnement ou il se situait, il aurait entendu le moindre sifflement ! Le témoin avait une excellente vue à cette époque (et il en a toujours une excellente aujourd’hui !), habitué à regarder dans le lointain il parvient même à distinguer de nombreux détails que les personnes habitant la ville ne peuvent pas voir. Avec une profondeur de champs constamment illimitée, sa vue est très développée. Durant le temps que dura l’observation, il n’a cessé d’observer ce phénomène qu’il ne comprenait pas. On ne parlait pas d’ovni à ce temps-là, les informations ne circulaient pas et c’est  récemment qu’il a acquis avec l’aide de ses fils, une télévision qu’il branche sur une batterie et il peut ainsi capter grâce à une parabole de nombreuses chaînes.  Il a parfaitement en mémoire cette scène qu’il a évoqué uniquement à sa famille. Après que l’objet ait disparu dans le lointain, il a continué à s’occuper de son troupeau comme s’il ne s’était rien passé. Il en a parlé seulement en soirée à sa famille. Personne n’a pu donner de réponse quant à l’identification de cet objet.

Une analyse dans le contexte étudié nous permet de ne pas douter du témoin qui décrit ce qu’il a vu, sans ajouter de commentaire car bien évidemment, pour lui les ovnis, c’est de l’inconnu et il ne pensait même pas que cela pouvait intéresser la science ! Nous pouvons penser que cet objet pourrait être une rentrée atmosphérique d’un débris de fusée ou autre, toutefois, à l’époque les lancements étaient rares. Les arrêts de l’objet ne correspondent pas à ce type d’objet. Ce n’est donc qu’une hypothèse, rien ne peut la prouver compte tenu que nous n’avons pas précisément la date de l’observation de ce phénomène qui reste encore non identifié, faute de précision sur ce cas. 



La deuxiéme observation


Le père de Youssef avait repris depuis environ 5 minutes son travail de « berger » quand, regardant le fond de la vallée, direction Est, il observe un second objet, à basse altitude, à quelques centaines de mètres de hauteur par rapport au sol, (nous sommes sur un plateau à plus de 2200 m d’autre part) passé lentement dans son champ de vision. L’objet se déplace à faible vitesse, en ligne droite, se dirigeant lui aussi vers l’Ouest.

Il s’agit d’un objet de forme allongé, ovale de la grosseur d’une voiture. Il dira qu’il avait 5 ou 6 m de long. L’objet était de couleur métallique, mais ne brillait pas et ses contours semblaient nets. À l’ombre de la vallée, aucun reflet du soleil sur l’objet, donc une couleur métallique uniforme ou se dessinait seulement la forme ovale, comme un ballon de rugby (libre interprétation de l’enquêteur compte tenu de la description du témoin.) Il ne peut pas en donner la largeur, mais c’était comme enflée en son centre. 
L’objet se déplaçait à la vitesse d’un avion à moyenne altitude, dira le témoin. Il a donc eu largement le temps de le voir. Il estime la durée de cette observation à 5 minutes à partir du moment où il l’a vu apparaître de l’Est  et disparaître dans le lointain vers l’Ouest. Son déplacement était rectiligne, sans arrêt, ni changement de vitesse et il n’a vu aucune variation de sa couleur. La distance qui le sépare de l’autre versant de la vallée est probablement d’environ 2 kms, ce qui nous interdit de donner réellement avec précision les dimensions de l’objet, qui sont en tout état de cause aléatoires dans le présent cas.

L’observation a eu lieu entre 15 h 00 et 16 h 00, au cours d’un après-midi d’été en 1971 ou 1972 près d’Imilchil, dans l’Atlas Marocain. Le témoin à aujourd’hui 65 ans. (Rédigé en 03-2015). L’observation se fait à l’œil nu, le témoin est doté d’une excellente vision. Le ciel était clair, d’un bleu pur, sans nuages. L’objet se trouvait dans la partie située à l’ombre de la vallée, le soleil ne n’éclairant plus en totalité. (Détails fourni par le témoin). Après la disparition de ce second objet, le témoin a repris la garde de son troupeau et il a poursuivi son travail, tout en étant intrigué par cet objet qu’il n’avait pas été en mesure d’identifier.

L’étude de ce cas nous amène à penser à un hélicoptère, bien que le témoin nous ait confirmé que dans ce deuxième cas, il n’avait pas entendu de bruit. Des hélicoptères dans la région, dira le témoin, il n’y en a pas, je n’en ai jamais vu ! Il les connaît toutefois pour en avoir vu lors des rares voyages qu’il a fait à la ville avec ses enfants. Mais il précise bien qu’à cette époque, à la date de son observation, il n’en avait jamais vu et qu’il ne connaissait pas l’existence de ces appareils. Excepté cette hypothèse, bien fragile, (pas de présence d’hélices ou de palmes, pas de queue de l’appareil, contour bien définis…)  nous n’avons pas été en mesure de donner une explication à cette observation.

Une double observation, dans une région reculée du Maroc, qui reste encore classées parmi les « objets volants Non Identifiés ». L’étude de l’environnement et du contexte général de la région nous permet de constater que c’est un pays de légendes, mais que ces légendes liées à des lieux aujourd’hui touristiques, sont artificielles (Isli et Tilsit, deux jeunes gens qui s’aimaient….) et qu’elles ont été créés afin de donner un plus à la région pour en favoriser le tourisme et son développement. Le fait que cette région ait été longtemps isolée du monde nous apporte des précisions sur son contexte, mais elles n’ont aucune incidence sur les observations faites par le témoin, observations qu’on retrouve d’une façon similaire, dans les quatre coins du monde. Nous n’avons trouvé aucune influence de toutes ces études sur le comportement du témoin vis-à-vis de ce qu’il a observé.
 
Gérard LEBAT
Mars 2015