Hypothèse de la Matrice


En quoi consiste cette Théorie ? Quel est son rapport avec le phénomène ovni ?

Lorsque l'on étudie le phénomène Ovni et que l'on tombe par hasard sur l'hypothèse de la Matrice, on ne peut s'empêcher de s'interroger. 
Il est clair qu'intellectuellement parlant, cette théorie est plutôt savante et peut être plus ou moins séduisante lorsque l'on s'y plonge. Il n'empêche qu'elle reste la plus contestée étant donné sa complexité et le fait qu'il est impossible à l'heure actuelle d'offrir le moindre argument en sa faveur.
Il est tout de même important de la présenter afin que nous ayons à notre disposition toutes les pistes et hypothèses nous permettant de faire des rapprochements et des corrélations avec le phénomène Ovni qui demeure aussi insaisissable et complexe.

Ce que vous lirez est tiré de travaux et citations de personnages tels que Nick Bostrom de la Faculté de Philosophie de l'Université d'Oxford et directeur du " Future of Humanity, John Barrow de l'Université de Cambridge, Sir Martin Rees, professeur de Cosmologie à l'université de Cambridge. Merci à Fabrice Bonvin pour son ouvrage intitulé " Ovni : le secret des secrets " que je recommande fortement aux esprits ouverts.

Imaginons que le monde dans le lequel nous vivons est une matrice. C'est-à-dire une réalité physique qui serait élaborée par des êtres situés en dehors de notre continuum espace-temps.

Cette hypothèse, comme l'explique Fabrice Bonvin, suggère d'énormes implications tant sur notre conception du réel que sur nos croyances relatives à nos origines.
Des physiciens et cosmologistes envisagent l'idée que nous faisons l'objet d'une gigantesque simulation, avec pour argument que les propriétés de l'univers sont propices à l'éclosion et à la dissémination de la vie.

Nick Bostrom de la Faculté de Philosophie de l'Université d'Oxford et directeur du " Future of Humanity Institute  déclare que : " si nous vivions dans une simulation, le cosmos que nous observons ne représente qu'une infime partie de ce qui existe physiquement. Les lois physiques régissant l'univers abritant l'ordinateur responsable de la simulation peuvent ou ne peuvent pas ressembler aux lois physiques du monde dans lequel nous évoluons. Alors que le monde que nous observons est, dans un sens " réel ", il ne se trouve pas au niveau fondamental de la réalité. "

" Une civilisation avancée aurait probablement suffisamment de capacités de calcul pour faire tourner un nombre inimaginable de matrices. Si nous sommes dans une matrice, il en existe alors un nombre important qui diffère de la nôtre. De plus, une matrice peut donner naissance à une civilisation capable de créer ses propres matrices ", ajoute Bostrom qui conclut que " la réalité peut ainsi contenir plusieurs niveaux avec des ordinateurs simulés au sein d'autres ordinateurs et ainsi de suite. "

Il ne serait donc pas impossible qu'à supposer que nous soyons simulés, les êtres simulant notre environnement soient eux-mêmes simulés et que leurs créateurs soient, à leur tour, le fruit d'une simulation. " Ainsi, la réalité se décline sur plusieurs niveaux. Et le nombre de niveaux est susceptible de s'accroître, au fil du temps explique, Bostrom.
Ce qui donne évidemment plus de poids au concept de réincarnation. Cela voudrait dire que dans une matrice, l'âme désincarnée pourrait être " ressuscitée " dans une autre simulation, où elle serait " téléchargée " ou " transférée " dans une autre réalité. "

Pour John Barrow de l'Université de Cambridge, " les êtres à l'origine de la simulation créent et déterminent les lois, tout en pouvant les modifier à volonté. Cela signifie qu'ils sont aptes à faire de l'ingénierie anthropomorphique sur mesure. À tout moment ils peuvent brancher ou débrancher la simulation et intervenir sur leur création. "

Selon John Barrow, " si nous vivons dans une réalité simulée, nous devrions nous attendre à être confrontés à des rectifications soudaines, des petits changements dans les lois de la nature supposées constantes ". Dans cette même logique, Bostrom explique que " L'impression de " déjà-vu " pourrait être l'indication d'une rectification dans la matrice, qui rejoue une séquence de quelque chose qui a été modifié ".

Barrow imagine une civilisation " seulement un peu plus avancée que la nôtre qui serait capable de simuler l'apparition des étoiles et la formation des systèmes planétaires, puis, en intégrant les lois de la biochimie, d'observer l'évolution de la vie et de la conscience, de voir les civilisations croître et communiquer entre elles ".

Pour Sir Martin Rees, professeur de Cosmologie à l'université de Cambridge, " il est tout à fait envisageable que nous vivions dans un univers simulé et construit par un être suprême ".
Ce partisan de la théorie des " multiverses " émet l'idée que notre région cosmique ne représenterait qu'une sorte de " bulle spatiale " au milieu d'une quantité infinie d'autres " bulles ". Les lois gouvernant les particules élémentaires seraient locales, c'est-à-dire différentes dans chaque " bulle spatiale ".

Selon Nick Bostrom: " D'après la philosophie de l'esprit, plusieurs types de substrats physiques seraient aptes à abriter la matière grise coincée dans notre boite crânienne. En lieu et place d'un réseau de neurones biologiques basé sur du carbone, on pourrait loger cette matière au sein de processeurs fabriqués à partir de silicone. Ainsi, il serait possible d'implémenter ou de transférer la manière grise au sein d'une machine ou d'un ordinateur dont le substrat matériel serait basé sur du silicone. Étant donné cette indépendance du substrat, il n'y a donc aucune contrainte physique ou matérielle à ce type de transfert. La seule limite est de nature technique, puisque nous ne disposons pas encore d'ordinateur suffisamment puissant pour simuler un esprit humain. "

Le cerveau humain est constitué de mille milliards de neurones. Après un calcul faisant intervenir le nombre de synapses et les influx nerveux, Bostrom estime que la masse de traitement computationnel pour stimuler un cerveau humain équivaut à 10^7 Ops. Les différents modèles à disposition indiquent qu'entre 2015 et 2024 les super-ordinateurs auront la capacité de simuler chaque neurone de manière individuelle, donc possibilité d'implémenter la capacité de traitement de l'information d'un cerveau humain dans un ordinateur.

L'hypothèse de la matrice proposée par Nick Bostrom s'appuie sur 3 prémisses qui s'articulent ainsi : La probabilité qu'une espèce beaucoup plus évoluée ait développé une technologie tellement avancée de manière à créer des simulations.
Le nombre de civilisations avancées qui sont intéressées à créer des simulations est proche de zéro.
Nous sommes simulés et vivons dans une simulation.

" Il est fort probable que nous ne soyons pas les descendants d'une Espèce originelle, mais plutôt des êtres simulés par les descendants d'une Espèce ". Nick Bostrom.

Quels seraient les intérêts à mettre en place une telle simulation ?

Une civilisation très évoluée pourrait souhaiter reproduire son passé ou explorer des scénarios historiques.
Une autre civilisation moins avancée serait capable de créer un monde imparfait (comme celui dans lequel nous vivons) avec des maladies, des cataclysmes, etc… 
D'autres pourraient souhaiter ne pas créer une matrice, même s'ils en auraient la capacité, pour des raisons morales afin que la souffrance ne sévisse pas.

Pour Bostrom : " les simulations n'ont pas besoin d'être parfaites. Elles doivent seulement être suffisamment bien faites pour créer l'illusion dans l'esprit des êtres qui l'habitent. Il ne serait donc pas nécessaire de simuler chaque objet jusqu'à son niveau subatomique ". 

Il estime aussi que " les civilisations avancées à l'origine de la simulation ont toutes les chances d'être considérées comme des Dieux par les êtres logés dans la simulation. En effet, les simulateurs sont vus comme les créateurs du monde, ils sont omnipotents et peuvent interférer sur le fonctionnement de notre environnement selon les lois qui violent celles de notre physique. Ils sont omniscients dans la mesure où ils contrôlent tout ce qui peut se passer ".

Le philosophe d'Oxford pense qu'" un puissant simulateur pourrait avoir suffisamment de capacités de calcul pour suivre l'évolution des pensées et des croyances humaines, et ceci sans interruption. Par exemple, quand l'ordinateur constate que l'homme est sur le point de faire une observation dans le monde microscopique, il effectue les rectifications qui s'imposent pour rendre la simulation plus optimale ".

Certains ont tenté d'expliquer les apparitions d'Ovnis et les manifestations paranormales par l'hypothèse de la matrice comme cela a été expliqué précédemment. Ces êtres qui seraient nos simulateurs interviendraient de temps à autre dans notre continuum espace-temps de manière à interagir avec des facteurs terrestres. Cela expliquerait leurs apparitions furtives sans laisser de traces, grâce à leur maîtrise totale de notre espace. Ainsi il serait en train de tester nos émotions face à certaines de leurs interventions sur terre. Nous serions par conséquent à leurs yeux que de simples cobayes.

Sources :
" Ovnis : le secret des secrets ", Fabrice Bonvin, édition JMG.
Blue Brain Project
Sydney Morning Herald, "Multiverse theory hold that the universe is a virtual reality matrix", 2004


Selon un chercheur de la Nasa, nous sommes déjà dans la Matrice

Quand tu joues aux Sims sur ton PC ou que tu explores Liberty City dans Grand Theft Auto IV sur Playstation, tu éprouves cette étrange impression de déjà-vu? Tu trouves que tout ça ressemble fort à la réalité qui t'enroure? Normal. Notre environnement quotidien est déjà la simulation d'un grand architecte très doué en programmation informatique.

Bienvenue dans la Matrice, Slato. Si tu veux te débrancher, choisis la pilule rouge et lis la suite de l'article. Sinon, retourne à ta vie de Sim !

Cette théorie d'une vie simulée informatiquement par un ingénieur à la puissance de calcul démentielle, et dans laquelle nous sommes tous des personnages qui croient qu'ils sont «réels», est soutenue par Rich Terrile, directeur du Center for Evolutionary Computation and Automated Design du laboratoire Jet propulsion de la Nasa, qui écrit actuellement un livre sur le sujet selon le magazine Vice, qui l'a interviewé. Le scientifique se fonde sur plusieurs éléments d'explication :

Techniquement, selon la loi de Moore, qui évalue que tous les deux ans la puissance de calcul des ordinateurs double, les super-ordinateurs de la Nasa pourraient, d'ici une décennie, compacter toute l'expérience d'une vie humaine de 80 ans (en incluant la moindre pensée conçue au cours de cette vie) en seulement un mois. Avec la puissance de calcul qu'auront toutes les Playstation du monde -plus de 100 millions- dans trente ans si elles suivent la loi de Moore, il y aura alors plus de personnes virtuelles qui «vivent» dans ces Playstation que sur Terre. Et si des Playstation peuvent le faire, c'est sans doute un jeu d'enfant pour Dieu.

Lire la suite sur Slate.fr