Remise en question de "Sirius"

Publié le 09/05/2013

Le professeur Garry Nolan, directeur du département des cellules souches à l'école de médecine de la très réputée université de Stanford en Californie, a participé au documentaire "Sirius" et procédé à l'étude génétique du spécimen.


Interrogé par Rue89, il avoue s'être un peu trop emballé :

« Les producteurs m'ont demandé d'essayer de prouver qu'il s'agissait d'un extraterrestre. Et je leur ai promis de rester ouvert à un maximum d'hypothèses. Au moment du tournage, je ne pouvais pas prouver qu'il s'agissait d'un humain. »

Depuis, il a réexaminé les données. « La séquence ADN mesure 3 milliards de paires de bases azotées. On peut donc faire des erreurs », admet-il.

« La probabilité qu'il s'agisse d'un extraterrestre est tombée à zéro. C'est clair qu'il s'agit d'un être humain. Mais il y a trois semaines, je n'en étais pas encore sûr. »

Dans le film, Garry Nolan invoque une étude ostéologique menée par son collègue Ralph Lachman pour nous apprendre qu'Ata « a vécu jusqu'à l'âge de 6 ou 8 ans » et que « de toute évidence, il a respiré et mangé ». Aujourd'hui, il n'en est plus aussi sûr : « Je me suis trompé. »

Les humains ont douze côtes. Ce squelette n'en a que dix. Jusqu'à présent, on n'a pas identifié la liste de mutations ou syndromes susceptibles d'expliquer le développement anormal de ce corps momifié.

Si Garry Nolan a commis tant d'erreurs, c'est parce qu'il croit très fort aux ovnis et qu'il voudrait que la communauté scientifique « sorte du consensus ».

Greer a-t-il mis la pression sur le professeur Nolan ? Ce dernier s'est-il précipité ? Ou y-a-t-il eu des lobbies extérieurs pour qu'un tel revirement ait lieu ?

N'étant pas un grand Fan de Greer et de ce type de documentaire qui se situe plus dans le sensationnel que le sérieux, il est fort probable que la version de l'article soit juste...

En résume, Sirius a contribué une fois de plus à faire reculer l'ufologie.