Des canons laser pour remplacer les fusils à pompe dans la traque des "Drones" ?



Publié le 31/08/2015


La gendarmerie a, selon le Figaro, récemment reçu la permission d'utiliser des fusils à pompe pour abattre les aéronefs qui s'approcheraient des centrales.
 
Michel Polacco, auteur de "Drones, l'aviation de demain" (éd. Privat), estime dans "l'Obs" :
 
« Pour l'heure, il n'existe pas de radar capable de détecter la présence de drones au-dessus de Paris. Et il n'est pas possible de remonter au pilote si l'appareil est saisi. »
 
Dans le même temps, on apprend, selon l'Obs, que Boeing a développé un système émettant un rayon laser capable de détruire un aéronef en plein vol.


Ce "système compact d'arme laser" permettrait d'envoyer un faisceau laser infrarouge de 2 kW, capable de détruire un objet volant en plein vol.
 
Il s’agirait d’un laser totalement silencieux capable de neutraliser sa cible sous environ deux secondes.


Pour l’instant, le canon de Boeing ne peut être utilisé que de façon statique, mais le constructeur américain dit travailler à l'embarquer sur des véhicules pour l'utiliser en mouvement.
 
Ce système n'est encore qu'à l'état de prototype. Boeing affirme toutefois qu'il sera "bientôt prêt à être déployé sur des champs de bataille", d'ici un ou deux ans. Aucun prix n'a encore été annoncé.
 
L'usage du système de Boeing sera toutefois surtout militaire, et il faudra attendre plusieurs années avant de le voir se déployer pour assurer la surveillance du ciel parisien, à la manière du dôme de fer anti-missiles israélien.
 
Pas sûr que ce système ait été efficace face à la vague des supposés « drones » au-dessus des centrales nucléaire française de novembre 2014 !


Rappelons que récemment , les sites spécialisés sputniknews et medium.com ont rapporté que selon les militaires américains, les drones russes et chinois constituaient actuellement une grave menace pour les forces armées des Etats-Unis.
 
Il y a encore quelques années, les Etats-Unis étaient pratiquement les seuls à utiliser des drones. Aujourd'hui, la Russie, la Chine et d'autres pays produisent des avions sans pilote qui constituent une menace potentielle pour les Américains, estime l'expert militaire Joseph Trevithick.


Le Pentagone étudie la possibilité de développer des systèmes susceptibles de neutraliser les drones de ses ennemis potentiels. 

Les militaires américains estiment que cet objectif est actuellement plus important que la création de systèmes capables d'intercepter des missiles, des roquettes et des obus d'artillerie, affirme M. Trevithick, citant Manfredi Luciano, directeur du programme de protection territoriale et de survivabilité (EAPC).

De son côté, l'armée de l'air russe aurait mis au point un brouilleur de drones, capable de déconnecter l'engin volant de son pilote, a rapporté le site pro-russe Sputnik à la mi-2013. Baptisé "Poroubchtchik", ce système de brouillage serait efficace pour couper le contact avec un drone, tout en ne perturbant pas les communications alentours.

Structure d'une carte électronique portant des gyroscopes. © genelaix.free.fr

Notons qu'un article de sciencesetavenir.fr expliquait que des chercheurs coréens avaient montré qu'il était possible de déstabiliser un drone en le soumettant à certaines ondes sonores. Mais le procédé est loin d'être efficace dans tous les cas.

Désorienter le système de stabilisation des drones et les faire se crasher en les bombardant... d'ondes sonores. C'est la technologie sur laquelle travaille une équipe de l'Advanced Institute of Science and Technology (KAIST) en Corée du Sud. Leurs expériences ont montré que la chose était théoriquement possible... mais absolument pas exploitable en l'état. L'idée ? Exploiter un défaut technique bien connu de ces dispositifs électroniques miniaturisés que sont les gyroscopes. Ces derniers ont pour fonction de mesurer l'inclinaison de l'appareil selon trois axes, ce qui permet à la machine volante de se repérer dans un espace à trois dimensions et de stabiliser son vol. En savoir plus...