Concertation entre le CEFAA, le GEIPAN et SIGMA 2

Publié le 16/12/2014


Le CEFAA (organisme officiel de l'État chilien dont est en charge l’ancien générale Bermudez), la commission SIGMA 2 et le GEIPAN (groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés français), ont réalisé leur "première réunion de travail" à Paris, du 28 au 29 octobre 2014.

Comme l'indique plus précisemment le site du GEIPAN, " le jeudi 30 octobre 2014, au siège du CNES à Paris, le Général Ricardo Bermudez, directeur du CEFAA, a rencontré le responsable du GEIPAN et certains membres de son comité de pilotage et de son collège d’experts.

Cette première rencontre a permis aux responsables des deux organismes de mieux connaître leurs activités respectives, et d’envisager des échanges d’information sur leurs méthodes et outils de travail. "
 
Environ 20% des 2200 cas  étudiés par le GEIPAN sont classés en catégorie D (Phénomènes Non Identifiés, après enquête).
 
La commission SIGMA 2, qui fait partie de la 3AF (Association Aéronautique et Astronautique de France), possède des compétences dans les domaines de l'aéronautique et de l'astronautique.

Comme indiqué sur le site de la 3AF, « SIGMA2 est la continuation de SIGMA mais avec un nouveau mandat et de nouveaux objectifs, fixés en avril 2013. Après 5 réunions en 2013, puis 4 en 2014, il est temps de tracer l’épure du plan de travail qui en résulte et de faire le point sur les actions concrètes entreprises depuis.  Façonné collectivement, ce plan fixe les objectifs, établit la démarche à suivre sur la période 2014-2016 et positionne SIGMA2 vis-à-vis des organisations existantes, dont le GEIPAN. »
 
Selon un blog du "HERALD-TRIBUNE", le président de la Commission SIGMA 2, Luc Dini a déclaré : « Nous travaillons avec le GEIPAN sur les cas D étant donné qu’ils ne possèdent pas l'expertise nécéssaire pour aller plus loin... Notre rôle n’est pas officiel et ne suppose aucune implication dans le domaine des enquêtes de terrain. Nous nous concentrons uniquement sur les analyses physiques ainsi que sur les mesures... »
 
Selon Dini, « le CEFAA ne possède pas de structure analytique telle que SIGMA 2 ».
 
Il a confirmé son intention de « développer un réseau d'expertise scientifique et technique, en France, en Europe et hors de l'Europe, et de mener des études sur des cas physiques… »

28 octobre 2014 : de gauche à droite: Paul Kuentzmann, le colonel Jorquera (Défense aérienne, Ambassade du Chili), Pierre Bescond, le général Bermudez (Directeur de CEFAA), Luke Dini, Alain Boudier, François Louange. (Crédit: 3AF)


Questions posées par le Média OVNIS-DIRECT à Xavier Passot, directeur du GEIPAN, le 16/12/2014 :


Quelles analyses et conclusions avez-vous tirés de cette rencontre avec le CEFAA et SIGMA 2 ?

Pourriez-vous nous dire quelques mots sur le degré de collaboration actuel entre le GEIPAN et SIGMA 2 ainsi qu’entre le GEIPAN et le CEFAA ?


Réponses de Xavier Passot :


Le CEFAA cherche à susciter la création d’un réseau international d’étude de PAN, autant pour faire reconnaître ses travaux au niveau mondial, que pour confronter ses résultats avec d’autres organismes similaires.

Du côté GEIPAN, nous voyons les relations internationales comme moyen d’améliorer nos méthodes et moyens d’investigation ; mais nous sommes toutefois réservés sur ce sujet, car les relations internationales  demandent beaucoup de temps (et d’argent !), ressources rares au GEIPAN, déjà débordé par sa mission minimale d’analyse de cas d’observations.

Nous avons proposé au CEFAA d’ouvrir le comité de programme du prochain atelier CAIPAN (en 2016 ou 17) aux organismes similaires au GEIPAN ou CEFAA : ce serait un bon moyen de commencer une collaboration technique.

C’est dans ce sens que nous voyons l’avenir de la collaboration avec le CEFAA.
 
Concernant SIGMA 2 :

La nouvelle commission SIGMA2 s’est proposée pour faire des analyses approfondies des cas aéronautiques les plus étranges.

Dans cette optique, le GEIPAN a transmis à la commission SIGMA2 l’intégralité des dossiers de quelques cas, dont le fameux cas « Duboc ».

Pour l’instant, ils ont surtout  constaté la relative pauvreté des informations disponibles.