Comment le gouvernement australien a arrêté d’enquêter sur les ovnis ?

Le Département Australien de la Défense explique que si la Force Aérienne a décidé de cesser d’enquêter sur les rapports d’ovnis dans les années 1990, c’est parce que seulement 3% des observations ne pouvait être expliqué.


Entre 1960 et 1973, le média smh.com rapporte qu'environ 815 observations d’ovnis ont été signalées aux autorités australiennes. Et environ 90% ont ensuite été attribués à des aéronefs, des satellites, des météores, des débris spatiaux, des étoiles et des planètes, tandis que 7% ne pouvait être étudié en raison des contraintes de temps ou du manque d'information.
 
Un fonctionnaire du Ministère de la Défense Australienne a déclaré que toute « menace extraterrestre sur la sécurité australienne [n’était] pas susceptible de se développer sans une certaine connaissance des systèmes de surveillance astronomiques et autres ». (Chacun appréciera cette phrase ambiguë à sa manière).
 
« On peut potentiellement accuser la RAAF de retenir des documents au sujet d’observations ou d’incidents particuliers et de négliger certaines questions de sécurité nationale en ne les prenant pas au sérieux », ajoute-t-il.
 
Des centaines de rapports de "soucoupes volantes et autres objets aériens" détenus par les archives nationales d'Australie comprennent des observations de grands disques et de fusées dans le ciel, de lumières, de couleurs kaléidoscopiques, d’explosions et même d’engin en forme de dôme avec des lignes de lumières…
 
Le porte-parole de l’"UFO Research NSW", Doug Moffett, explique que les gouvernements successifs ont toujours cherché à minimiser la réalité des ovnis.
 
Deux enquêtes ont été menées au sujet d’observations inhabituelles, concernant tout d’abord les lumières étranges observées au-dessus de la ville victorienne de Bendigo en 1983 et lorsqu’un Mirage et un F-111 ont été alertés suite à la détection d'un objet sur le radar de Sydney.
 
L'enquête n’aurait pas été concluante et révélé plus tard comme étant défectueux.

Rappelons qu'une requête avait été déposée en 2015 par deux scientifiques de Melbourne au nom de la loi sur la liberté d’information. La réponse avait révélé que les ovnis étaient beaucoup plus présents dans l’espace aérien australien que l’on pouvait l’imaginer.
 
Paul Dean et Keith Basterfield furent fascinés par un rapport du bureau de la sécurité des transports australien (ATSB) à propos de l’incident de Perth, en date du 19 mars 2014.
 
Leur demande d’information concernait des cas récents d'objets inexpliqués observés dans les cieux du pays.
 
Ils furent stupéfiaient par la réponse qui a mis en évidence 13 incidents au cours des sept dernières années.

Le cas a exactement eu lieu à 23 km au nord-est de Perth dans l'espace aérien contrôlé.
 
La zone en dessous de 3500 pieds est réservée et limitée aux militaires alors que la quasi-collision s’est produite à environ 3700 pieds.



Le bureau de la sécurité des transports australien (ATSB) a effectué les vérifications nécessaires avec les militaires, soupçonnant que l'objet puisse être un véhicule aérien sans pilote (UAV), mais la force de défense australienne a déclaré qu'il n’y avait aucun drone de recensé dans la zone au moment des faits.
 
Le ATSB n'était pas en mesure d'identifier l'ovni, ni aucun des opérateurs de drones dans la région.
 
Ils précisèrent tout de même que l'utilisation des drones était de plus en plus courante et constituait une menace pour la sécurité aérienne.

Cependant, les faits se sont déroulés dans un espace aérien militaire interdit et l’hypothèse du véhicule télécommandé de loisirs semblait donc très peu probable.