Civilisations extraterrestres dans des amas globulaires ?


Dans une étude publiée le 6 janvier 2016 par des chercheurs du centre d’astrophysique de Harvard, Rosanne Di Stefano, astrophysicienne (du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics), prétend que des amas globulaires, formés il y a 10 milliards d’années, représenteraient dans l’univers des milieux propices au développement d’une vie extraterrestre avancée.


Un amas globulaire est un amas stellaire très dense, contenant une centaine de milliers d'étoiles distribuées dans une sphère dont la taille varie de 20 à quelques centaines d'années-lumière.
 
La scientifique a exposé sa théorie lors de la 227e convention de l’American Astronomical Society qui s’est tenue récemment en Floride
 
Elle a expliqué qu’"un amas globulaire pourrait être le premier endroit où il faut chercher des civilisations intelligentes dans notre galaxie".
 
Néanmoins, le véritable point faible de sa théorie réside dans la vieillesse de ces étoiles. Sachant que plus une étoile est vieille, moins elle dispose d’éléments lourds nécessaires à la formation de planètes.

Donc, les probabilités de trouver des systèmes exoplanétaires dans ces régions sont sensiblement plus faibles. Une seule exoplanète a été retrouvée à l’heure actuelle dans un amas globulaire.


Di Stefano et son collègue, Alak Ray, de l'institut Tata de recherche fondamentale de Bombay, déclarent que des découvertes d’exoplanètes ont tout de même été réalisées autour d'étoiles dix fois moins riches en éléments lourds que le Soleil.
 
Ce dernier ajoute justement que le problème est que la densité de ces groupements d’étoiles fait « qu’elles sont jusqu’à vingt fois plus proches entre elles que notre soleil de sa plus proche voisine ».
 
Une telle proximité entre des étoiles pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les éventuelles planètes qui pourraient s’y trouver, comme par exemple les expulser de leur orbite.
 
Le professeur Di Stefano affirme quant à elle qu’ « envoyer un signal radio entre les étoiles ne prendrait pas plus de temps qu’une lettre des États unis jusqu’en Europe au XVIIIe siècle ».

Sources :