Le Gnomon de Saint-Sulpice


Dans le bras nord du transept de l'église Saint-Sulpice, nous découvrons une méridienne couramment appelée gnomon, qui se présente sous la forme d'un obélisque et d'un fil de laiton incrusté dans le monument et dans le sol et qui se dirige vers le sud. Ce gnomon a été installé au XIIIème par les savants de l'Observatoire de Paris à la demande du curé du lieu (Jean-Baptiste Languet de Cergy, 1675-1750), désireux de fixer précisément la date de l'équinoxe de mars, et par conséquent celle de Pâques. Tous les jours de l'année, quand le soleil est au zénith, ses rayons traversent une lentille située dans le vitrail du transept sud et viennent frapper la ligne de laiton, plus ou moins proche de l'obélisque suivant la période de l'année. D'une façon générale, un gnomon (du grec : « connaître », « indiquer ») est le nom le plus simple pour désigner un cadran solaire. Sous sa forme rudimentaire un gnomon est un modeste bâton planté verticalement dans le sol. Ainsi l'heure peut se déterminer soit en fonction de la longueur de l'ombre portée sur le sol, soit en fonction de son orientation. Le gnomon est connu depuis l'antiquité. Le gnomon de Saint-Sulplice ne fonctionne pas comme un gnomon classique. Au lieu de projeter une ombre mouvante sur le sol, c'est au contraire la lumière du Soleil qui est projetée sur une ligne fixe. Le gnomon de Saint-Sulpice est constitué de trois éléments principaux : 1) L'obélisque en marbre blanc, haut de 10,72 mètres, surmonté d'une sphère dorée et d'une croix, qui est situé dans le transept nord de l'église. 2) Une ligne de laiton (aussi appelée « ligne de cuivre ») qui relie les deux transepts selon une direction nord sud très précise et qui est visible sur l'obélisque. 3) Une « lunette » située à 25 mètres du sol qui est découpée dans le vitrail du transept sud. Rappelons que le laiton est un alliage de cuivre et de zinc aux proportions variables. Il contient souvent également d'autres métaux tels que le plomb, l'étain, le nickel, le chrome et le magnésium. Si la ligne du méridien de Saint-Sulpice a été appelée « ligne de cuivre », « ligne rouge » ou « ligne rose » (« Rose line » ou « Roseline », et enfin Sainte Roseline, célébrée le 17 janvier) c'est uniquement pour des considérations symboliques qui servaient sans aucun doute un but précis.

Source :
Daniel Robin, Président de l'Association Ovnis Investigation et du site web Les Confins