Analyse comportementale d’Obama lors de l’interview sur les ovnis


Publié le 05/04/2015


Le 12 mars 2015, le président Obama est apparu comme invité dans l’émission "Jimmy Kimmel Live" et comme il l'avait fait avec le président Clinton, Kimmel a demandé à Obama s’il avait des informations sur les ovnis et la Zone 51.
 
Ben Hansen, ancien chef d’une émission consacrée aux enquêtes sur la chaine Syfy, intitulée  "Réalité ou Fake : Fichiers Paranormals" a tenté d’analyser la dernière apparition du président américain chez Kimmel, en particulier la partie des questions consacrées aux ovnis.
 
Hansen affirme que son analyse lui a fourni d’"énormes" indices, y compris concernant le fait qu’Obama ne plaisantait pas lorsqu’il a dit à Kimmel qu'il ne pouvait pas révéler ce qu'il savait sur les ovnis et les extraterrestres.
 
Hansen est diplômé en sociologie et en criminologie. Il a été impliqué dans des enquêtes concernant des crimes sexuels sur les enfants et la criminalité en col blanc. Il a également travaillé avec la police fédérale. Malgré le fait qu’il n’ait pas de diplôme en communication non verbale, il possède une grande expérience dans ce domaine.
 
Il s’est illustré notamment l’année dernière lorsque l’ancien président Clinton avait été invité dans cette même émission et à qui l’on avait posé des questions semblables au sujet des ovnis.
 
Hansen remarqua chez Clinton des signes de « craintes importantes ainsi que du stress et de la retenue. »
 
L’analyste a affirmé à l’époque avoir observé des changements spontanés dans le comportement de Clinton lorsque Kimmel a commencé à poser des questions au sujet des ovnis.
 
Durant une grande partie de l'interview, Clinton avait ses pieds à plat et effectuait des gestes avec les deux mains. Lorsque la conversation sur le sujet des ovnis a débuté, Clinton avait croisé les jambes et tenté d’obtenir une meilleure adhérence sur les bras du fauteuil.
 
Selon Hansen, les bras et les jambes pliées indiquaient une position défensive et une tentative de dissimuler de l'information.
 
Sachant que Clinton aurait été prévenu deux jours avant des questions qui lui seraient posées durant l’interview.
 
Pour en revenir à l’interview d’Obama, Kimmel l’a averti que des gens allaient analyser ses expressions faciales et chacun de ses gestes au moment où il répondrait aux questions relatives aux ovnis.
 
Le bref échange entre Obama de Kimmel sur les ovnis a comporté de nombreux instants d’humour et les deux protagonistes semblaient effectivement beaucoup s’amuser.
 
Selon Hansen, la communication non verbale d’Obama raconte une autre histoire.
 
Il explique que le rythme de respiration de Barack Obama durant ses réponses sur les ovnis montraient qu’il semblait très agacé par les questions. En effet il semblait beaucoup plus à l’aise face aux autres questions.


L’analyste note que chacune des blagues d'Obama feinte la question initiale de Kimmel et que l’humeur constituait une « tentative d'influencer Jimmy à abandonner ses questions à ce sujet ».
 
Hansen note qu’Obama a de tout temps usé de l'humour pour évoquer les ovnis.
 
Comme par exemple lors de la première visite d'Obama à Roswell, Nouveau-Mexique, où il avait répondait à une question à propos du crash : « Si je vous le dit que je devrai vous tuer. »
 
Obama utiliserait l'humour pour évoquer le sujet des ovnis du fait qu’il soit « mal à l'aise pour dire la vérité » ou « en raison d'une crainte du ridicule au cas où certains le prendraient au sérieux ».

Obama s'adressant à la foule à Roswell.

D’après Hansen, la plus grande révélation proviendrait de la dernière partie de l’interview.
 
Il dit qu’« Obama ne fait plus de blagues » au moment où Kimmel persiste avec ses questions.
 
Obama change radicalement de comportement à ce moment précis : ses sourires et son regard marquent un agacement. Hansen remarque qu’Obama rompt le contact oculaire, alors qu’il n’en a pas l’habitude. Il rompt souvent le contact visuel en regardant vers le bas et vers la droite.



Grâce aux protocoles neuro-linguistique (PNL), on peut interpréter ces réactions du président comme étant en train de mener un dialogue interne.
 
Hansen note aussi le fait qu’il clignait les yeux plus longuement que d’habitude et que cela pourrait se traduire par une volonté de blocage des signaux auditifs ou visuels face aux questions indésirables. Et que cela s’accompagne d'une flexion de la mâchoire et un secouement de la tête.
 
La réponse qui semblait transparaitre du langage corporel global d’Obama était, "Je ne peux révéler quoi que ce soit."

Changement attitude d'Obama, selon l'analyse de Hansen. 
(Crédit: Jimmy Kimmel Live / YouTube)


Hansen indique qu'il n'y a aucun moyen de savoir si les réponses du début de l’interview sur les ovnis n’étaient rien de plus qu'une plaisanterie. Sauf que le changement de comportement du président montre qu’il ne plaisantait pas.
 
Il compare l'attitude d'Obama à un homme invité à pécher avec ses copains, mais que du fait que sa femme veut qu’il nettoie le garage, il est contraint de réponde ne pas pouvoir y aller, sans dénigrer son épouse.
 
Hansen estime que le changement de comportement d’Obama est clair, et comme l’homme avec son épouse, par devoir, Obama semble être sérieux lorsqu’il dit ne pas pouvoir effectuer de révélations.
 
Hansen explique : « Il s’agit d’une question sérieuse qui a été posée à Obama et tout porte à penser qu'il n’est vraiment pas autorisé à en parler.